Informations sur le message
- Passages clés : Exode 17.1–7 ; Nombres 20.8–13
- Série : Jésus dans l’Ancien Testament (2024), no 5
- Date : dimanche 10 novembre 2024 (matin)
- Lieu : Central Baptist Church — Lawton, Oklahoma
- Prédicateur : Jared Byrns
Texte
Dieu pourvoit dans le désert
Ce matin, alors que nous poursuivons notre série d’études sur Jésus dans l’Ancien Testament, nous arrivons à une histoire qui se trouve un chapitre seulement après celle où nous nous sommes arrêtés la semaine dernière. C’est l’histoire de Moïse qui, avec l’aide de Dieu, fait jaillir de l’eau d’un rocher pour que le peuple d’Israël puisse boire. Nous allons lire Exode 17.
J’ai remarqué que, face à de nombreux miracles de l’Ancien Testament, certains essaient de trouver des explications naturalistes. Je suppose que ce n’est pas un problème. Cela ne change rien au fait qu’il s’agit de miracles, et je vais vous expliquer pourquoi.
Dans les milieux sceptiques, on est passé de l’affirmation : « C’est impossible ; cela n’a pas pu se produire », à la recherche d’explications montrant comment cela aurait pu arriver sans l’intervention de Dieu. L’exemple auquel je pense toujours est l’exode, lorsque les Israélites quittaient l’Égypte et que la mer Rouge s’est ouverte. Des scientifiques ont découvert une crête sous une certaine partie de la mer Rouge. Ils affirment que, si le vent soufflait à la vitesse exacte et dans la bonne direction, il pourrait repousser l’eau.
D’accord, mais le vent a-t-il jamais soufflé aussi fort dans cette direction ? Pas à leur connaissance. Et même si c’est ainsi que Dieu l’a fait, comment expliquer que cela se soit produit au moment précis où les Israélites se tenaient au bord de la mer Rouge et attendaient ? Même si vous trouvez une explication naturaliste de la manière dont cela s’est produit, vous ne pouvez pas expliquer pourquoi cela s’est produit à ce moment-là.
L’eau jaillie du rocher est l’une de ces histoires. J’ai fait quelques recherches cette semaine et j’ai découvert qu’il existe des explications sur la manière dont on pourrait tirer de l’eau d’un rocher. Certaines roches sont plus poreuses que d’autres et peuvent absorber de l’eau. Je l’ai découvert lorsque certaines pierres de rivière que je garde dans mon barbecue étaient un peu mouillées et que j’ai ensuite voulu allumer le barbecue à Falls Creek. Elles se sont mises à grésiller, et certaines se sont fendues en deux à cause de l’eau qu’elles contenaient.
Les roches peuvent retenir de l’eau. Il existe également ce que l’on appelle des formations karstiques, où l’eau peut s’infiltrer à travers la roche et s’égoutter. Mais pour que l’un ou l’autre phénomène explique comment Moïse a tiré de l’eau du rocher, il faut se trouver dans un endroit où l’eau est abondante. Il faut de l’eau, de l’humidité dans l’air ou une source à proximité. Ce n’est pas nécessairement ce que l’on trouve dans un climat désertique et sec où la roche pourrait absorber beaucoup d’eau.
S’il y avait eu assez d’eau autour d’eux pour imbiber la roche, ils n’auraient pas eu besoin de la fendre. Ils auraient pu descendre au ruisseau et prendre de l’eau. Mais même si l’on affirmait qu’ils avaient trouvé le seul rocher de tout le désert qui était saturé d’eau, on ne pourrait toujours pas expliquer pourquoi l’eau en a jailli lorsque Moïse l’a frappé de son bâton.
Cette histoire est consignée dans la Parole de Dieu parce qu’il s’agit d’un miracle. Certains la regardent et disent : « Cela ne peut pas arriver. Cela ne se produit pas tous les jours. » C’est précisément ce qui en fait un miracle. Si de l’eau jaillissait chaque jour d’un rocher, personne ne l’aurait raconté. On aurait simplement dit : « C’est encore un mardi. »
Nous allons examiner cette histoire des Israélites qui erraient dans le désert. Si vous étiez avec moi la semaine dernière lorsque nous avons parlé de la manne, tout cela vous semblera un peu familier, car leurs plaintes sont les mêmes : « Vous nous avez conduits ici, au milieu du désert, et vous nous avez laissés mourir. » Puis Dieu leur donne ce dont ils avaient besoin.
Lorsque je demande : « Pourquoi se plaignaient-ils ? », je ne prétends pas que je ne me serais pas plaint moi aussi, car je me plains souvent au Seigneur. Mais ils se sont plaints, et le Seigneur a pourvu à leurs besoins. C’est ce que nous allons examiner, car il s’agit d’une provision miraculeuse, mais aussi d’une provision qui annonce Jésus.
Israël a eu soif et a provoqué le Seigneur
Les Israélites étaient dans le désert et, une fois de plus, ils se sont plaints que Dieu les avait abandonnés pour qu’ils meurent de soif. Peu importait qu’ils aient tout juste vu la manne. Ils étaient déjà venus se plaindre à Moïse que Dieu les avait conduits au milieu de nulle part pour qu’ils meurent de faim, puis Dieu leur avait donné la manne. Maintenant, ils revenaient en affirmant que Dieu les avait fait conduire là par Moïse afin qu’ils meurent de soif.
Peut-être pensaient-ils avoir découvert la formule magique leur permettant d’obtenir de Dieu ce qu’ils voulaient, à condition de présenter leur demande ainsi : « Tu nous as conduits ici pour que nous mourions si tu ne nous le donnes pas. » Je ne vous conseille pas d’essayer : « Seigneur, tu m’as conduit ici pour que je meure si je n’ai pas un nouveau camion. » Je ne crois pas que cela fonctionne ainsi.
Dans ce cas, ils avaient réellement besoin d’eau. Ils se sont plaints, et Dieu a donné à Moïse des instructions sur ce qu’il devait faire. Lorsque Moïse les mettrait à exécution, Dieu leur donnerait de l’eau.
Dieu a dit à Moïse de partir avec le bâton dont il s’était servi pour frapper le Nil. C’était le bâton que Moïse avait utilisé lorsque Dieu avait envoyé les fléaux sur l’Égypte afin qu’Israël soit libéré. Le bâton représente l’autorité. Il est facile de passer à côté de ce détail, mais le bâton représente l’autorité.
En demandant à Moïse de partir avec son bâton, Dieu lui ordonnait d’agir avec son autorité. Plus précisément, un bâton représentait l’autorité d’exécuter un jugement. Son détenteur avait l’autorité d’agir. Il avait l’autorité de juger et de décider. Cela devient important dans cette histoire, car il s’agissait de l’autorité d’exercer la justice.
Remarquez, au verset 6, un détail qu’il est facile de manquer. Dieu parle à Moïse et lui dit : « Je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb. » J’ai lu cette histoire des dizaines de fois dans ma vie, et je n’avais jamais remarqué que Dieu lui-même disait : « Je me tiendrai sur le rocher. » Je me suis demandé : « Pourquoi Dieu se tiendrait-il sur le rocher ? » En commençant mes recherches, j’ai compris que Dieu semble s’identifier au rocher, ce qui devient important par la suite.
Dieu s’identifie à ce rocher en se tenant sur lui. Il dit en quelque sorte : « C’est mon rocher. » Puis il ordonne à Moïse de prendre ce bâton, ce symbole de jugement, et de frapper le rocher. Moïse s’avance donc devant les Israélites et frappe le rocher avec son bâton.
Souvenez-vous que ce bâton représente le jugement et la justice. Moïse frappe le rocher. Symboliquement, il exerce la justice contre le rocher que Dieu a déjà déclaré sien puisqu’il va se tenir sur lui. La première pensée qui m’est venue en lisant cela, c’est que le rocher n’était coupable de rien. Dieu, bien entendu, n’était coupable de rien non plus. Pourtant, un acte représentant un jugement contre le rocher était exécuté.
Cela aurait été déroutant pour eux. Ce le serait aussi pour nous si nous ne connaissions pas la suite de l’histoire. Puis vient le miracle. Lorsque le rocher a été frappé, de l’eau en a jailli et a donné la vie au peuple d’Israël.
C’est miraculeux, car les rochers ne donnent pas simplement de l’eau de cette manière. Encore une fois, certaines roches peuvent laisser couler de l’eau. Lorsque nous allons et venons de la maison par la route 49, on peut voir la roche mise à nu sur le côté de la route. Quand il pleut, l’eau s’en écoule parfois. C’est très beau en hiver, lorsque l’on voit des cascades gelées sur le flanc de la montagne.
Mais cette eau ne vient pas uniquement de l’intérieur de la roche. S’il ne pleut pas, il est peu probable que de l’eau s’en écoule. Je regarde sur Instagram des vidéos de presses hydrauliques qui écrasent toutes sortes d’objets. On pourrait peut-être tirer un peu d’eau d’une roche de cette façon, mais on l’aurait détruite. On ne peut pas simplement frapper un rocher et voir de l’eau en jaillir.
Voilà ce qui rend ce miracle si remarquable. Non seulement l’eau a jailli, mais il ne s’agissait pas d’un simple filet d’eau. Il y en avait assez pour répondre aux besoins du peuple. L’eau est sortie du rocher pour donner la vie, et cela s’est produit au moment précis où le bâton a frappé le rocher.
Le rocher ne devait pas être frappé de nouveau
Cette histoire est déjà suffisamment miraculeuse, mais Dieu nous en dit davantage au sujet du rocher dans Nombres 20. Israël recommence à se comporter de la même manière. Les Israélites disent : « Vous nous avez conduits ici pour que nous mourions sans eau dans le désert. Pourquoi nous avez-vous fait cela ? »
Cette fois, Dieu dit à Moïse : « Prends le bâton et convoque l’assemblée, toi ainsi que ton frère Aaron. Vous parlerez au rocher en leur présence et il donnera son eau. Tu feras sortir pour eux de l’eau du rocher et tu feras boire l’assemblée et leur bétail. » Il existe ici une grande différence. Dieu dit à Moïse de prendre le bâton avec lui, mais la première fois, il lui avait ordonné de frapper le rocher. La seconde fois, il lui ordonne de parler au rocher.
Moïse prend donc le bâton qui se trouvait devant le Seigneur, comme celui-ci le lui avait ordonné. Moïse et Aaron réunissent l’assemblée devant le rocher, et Moïse leur dit : « Écoutez donc, rebelles ! » Voilà une excellente manière de se faire des amis et d’influencer les autres, n’est-ce pas ? « Écoutez donc, rebelles ! Est-ce de ce rocher que nous ferons sortir de l’eau pour vous ? »
Puis Moïse lève la main et frappe deux fois le rocher avec son bâton. Oh là là ! Malgré cela, l’eau jaillit en abondance, et l’assemblée ainsi que le bétail purent boire.
Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron : « Puisque vous n’avez pas eu assez confiance en moi pour respecter ma sainteté devant les Israélites, vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne. » Ainsi, quelque temps plus tard, lorsque le peuple se plaint de nouveau du manque d’eau et de ce qu’il considère comme l’incapacité de Dieu à pourvoir à ses besoins, Dieu envoie de nouveau Moïse. Mais cette fois, il lui ordonne de parler au rocher.
Il n’était pas nécessaire de frapper de nouveau le rocher. Dieu avait été très clair à ce sujet. Mais Moïse est parti et n’a pas obéi à Dieu. Au lieu de parler au rocher comme Dieu le lui avait ordonné, il l’a frappé.
Je ne comprends pas pourquoi Moïse a agi ainsi. Dieu avait dit : « Parle au rocher. » Moïse avait déjà vu que Dieu pouvait faire sortir de l’eau du rocher d’une manière inexplicable. Pourquoi remettre en question les instructions de Dieu ? Cela semble avoir quelque chose à voir avec l’orgueil de Moïse, car, lorsqu’il parle au peuple, il dit : « Est-ce de ce rocher que nous ferons sortir de l’eau pour vous ? »
À aucun moment Moïse ne faisait sortir lui-même de l’eau du rocher. Moïse n’est pas un magicien. Ce n’est pas un tour. Il se trouve simplement être l’homme à qui Dieu a dit : « Va te tenir là, fais ceci, puis regarde ce que je vais faire. » Mais Moïse dit : « Écoutez donc, rebelles ! », puis il frappe deux fois le rocher.
Ici encore, Dieu avait des raisons d’être en colère contre tout le monde. Il ne s’agissait pas seulement d’Israël ; Moïse était aussi en faute. Israël doutait de la capacité de Dieu à pourvoir à ses besoins et de sa bonté, puisqu’ils disaient : « Tu nous as conduits ici pour que nous mourions. » Moïse, quant à lui, n’a pas obéi à ce que Dieu lui avait ordonné. Dieu avait des raisons d’être en colère contre chacun d’eux.
Dieu aurait eu des raisons de couper l’approvisionnement en eau, mais qu’a-t-il fait ? Il leur a quand même donné de l’eau. Dieu a été plus que bienveillant envers eux. Il est également plus que bienveillant envers nous, et nous le voyons jusque dans l’Ancien Testament.
Au verset 12, Dieu leur explique que le but était qu’ils croient. Il voulait qu’ils lui fassent confiance. Lorsqu’ils n’en ont pas été capables et qu’ils ont refusé de le faire, Dieu a néanmoins eu la grâce de pourvoir à leurs besoins.
Le rocher frappé annonce Christ
Outre le fait que cet événement est en lui-même un miracle, il est doublement miraculeux parce qu’il annonce Jésus et le salut qu’il allait apporter. Si vous avez suivi cette série, vous vous attendez à ce que le message prenne cette direction et que nous tournions nos regards vers Jésus. Mais j’ai remarqué que chacune de ces histoires de l’Ancien Testament annonce Jésus tout en nous apprenant quelque chose d’un peu différent sur ce qu’il a accompli.
Chacune met l’accent sur un aspect particulier. Nous ne voulons pas que cette étude soit simplement un exercice intellectuel où nous énumérons toutes les apparitions de Jésus dans l’Ancien Testament en disant : « C’est une information intéressante. » Chaque histoire nous enseigne quelque chose.
Nous avons commencé par l’histoire d’Isaac et par le sacrifice que Dieu a pourvu. Jésus est le sacrifice. Dieu a sacrifié son propre Fils, comme il avait d’abord demandé à Abraham d’offrir Isaac. Dans l’histoire de Joseph, nous voyons Jésus souffrir au nom de son peuple. Dans l’histoire de l’agneau pascal, nous voyons Jésus et son sang comme le refuge, le seul refuge contre le jugement de Dieu.
Dans la manne, nous voyons Jésus comme la source de notre vie. Dans l’eau jaillie du rocher, l’accent est un peu différent. Ici, nous voyons Jésus comme la source de notre vie parce que la justice et le jugement de Dieu ont été déversés sur lui.
Aujourd’hui encore, Dieu donne l’eau vive qui jaillit du rocher. Lorsque nous examinons ce que Jésus et ses apôtres ont dit à son sujet, il est clair que cette histoire l’annonce. Au cours de plusieurs conversations, Jésus dit à ses interlocuteurs qu’il donne l’eau vive.
De plus, à plusieurs reprises, les apôtres appellent Jésus le rocher. Au moins trois fois dans le Nouveau Testament, quelqu’un appelle Jésus le rocher. Paul le fait deux fois. Dans 1 Corinthiens, Paul compare Jésus au rocher d’où l’eau a jailli dans l’Ancien Testament. Dans Romains, Paul cite l’Ancien Testament et appelle Jésus un rocher qui fait obstacle, une pierre d’achoppement pour ceux qui refusent de croire. Pierre cite le même passage et appelle Jésus ce rocher, cette pierre d’achoppement.
Examinons donc quelques parallèles entre Jésus et le rocher, ainsi qu’entre l’eau vive qui jaillit de l’un et de l’autre. Premièrement, Jésus n’est pas venu parce que nous le méritions, mais parce que Dieu fait grâce. Comme dans l’histoire de la manne, ces gens se plaignaient, murmuraient, doutaient de Dieu et de sa capacité à pourvoir à leurs besoins et, à bien y réfléchir, attaquaient réellement son caractère.
Ils disaient : « Tu nous as conduits ici pour nous laisser mourir », comme si tel avait toujours été le plan malveillant de Dieu. Ils semblaient penser que Dieu leur avait donné l’espérance en les libérant de l’esclavage en Égypte uniquement pour les conduire dans le désert et les laisser mourir lentement de soif. Je ne sais pas exactement à quel dieu ils pensaient s’adresser, mais ce n’est pas le genre de dieu que l’on devrait vouloir prier.
Ils calomniaient Dieu et l’accusaient de choses qui n’étaient pas vraies. Pourtant, Dieu a continué de leur donner de l’eau. Dans un verset qui m’est revenu sans cesse à l’esprit tout au long de cette série, Paul nous dit dans Romains 5 que Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.
Jésus n’est pas venu parce que nous le méritions. Il est venu précisément pour la raison contraire. Il nous a vus dans notre péché, notre méchanceté et notre déchéance et, non pas à cause de quoi que ce soit en nous, mais en raison de sa bonté et de son amour, il a choisi de venir et de payer le prix pour nous. Tout comme l’eau de l’Ancien Testament a été donnée par la grâce de Dieu à ceux qui ne la méritaient pas, Jésus a été donné par la grâce de Dieu à ceux qui ne le méritaient pas.
Le rocher a subi le jugement à la place du peuple
Lorsque Jésus est venu, Dieu s’est identifié à l’homme dans le but de subir notre châtiment. Cela ressemble au détail du verset 6, où Dieu se tient sur le rocher. Le rocher allait subir le jugement exécuté par le bâton.
Jésus est venu s’identifier à l’homme. Matthieu 1.23 déclare qu’on l’appellerait Dieu avec nous, car nous croyons qu’il est littéralement Dieu le Fils, devenu homme sans cesser d’être Dieu. Il est Dieu au milieu de nous. Jean 1.14 dit : « Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous. »
Il est devenu homme. Il s’est identifié à nous afin de subir notre châtiment, afin de supporter à notre place la justice et le jugement de Dieu, tout comme ce rocher l’a fait symboliquement pour Israël. Le châtiment infligé à Jésus l’a été avec l’autorité divine.
Dieu a dit à Moïse : « Prends le bâton », le symbole de l’autorité, « va et frappe le rocher. » Tout cela s’est fait selon le dessein de Dieu. Jésus a dit la même chose au sujet de sa crucifixion.
Ne pensez jamais que Jésus n’a pas participé activement à sa crucifixion, comme s’il s’agissait simplement de quelque chose qui lui était arrivé. Jésus a gardé le contrôle du début à la fin. Lorsque Pilate lui a dit : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? », il n’appréciait ni les réponses de Jésus ni son silence. Jésus lui a répondu : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait pas été donné d’en haut. »
C’est une affirmation très audacieuse à adresser à l’homme qui peut vous faire crucifier. C’est comme si Jésus avait dit : « Tu ne fais qu’accomplir mon plan. » Lors du premier message de la Pentecôte, Pierre a regardé ceux-là mêmes qui avaient crucifié Jésus et leur a dit : « Cet homme vous a été livré suivant le projet défini et la prescience de Dieu. Vous l’avez fait mourir sur une croix. » Il a regardé ce groupe et lui a dit : « Vous l’avez cloué sur la croix, sans comprendre que cela faisait partie de son plan. C’est ce qu’il était venu accomplir. »
Le jugement exécuté contre Jésus n’était pas une coïncidence. Ce n’était pas quelque chose que l’homme avait provoqué indépendamment du dessein de Dieu. Le plan de Dieu était que cette justice s’abatte sur notre rocher.
Tout comme le rocher, Jésus était innocent, mais il a quand même été frappé. C’est pourquoi Paul nous dit que celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché pour nous afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu. Ce rocher frappé par le bâton du jugement n’avait rien fait de mal. C’est un rocher. Que peut-il faire ? Même s’il tombe sur quelqu’un, il ne l’a pas prémédité.
Jésus était tout aussi innocent que le rocher, et pourtant il a porté le poids de notre péché. Maintenant, de notre rocher, Jésus, jaillit l’eau vive, la vie éternelle. C’est pourquoi il a dit à la femme près du puits : « Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif. En revanche, celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. » L’eau qu’il donne devient « en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ».
Ce rocher dans le désert, lorsqu’il a été frappé, leur a donné de l’eau et leur a conservé la vie physique pendant un certain temps. Le rocher qui a été frappé pour nous donne la vie spirituelle pour toute l’éternité.
Parlez au rocher déjà frappé
Le rocher ne devait être frappé qu’une seule fois, et maintenant l’eau est offerte à tous ceux qui parlent au rocher. Il nous suffit de faire appel à lui dans la repentance, de rechercher son pardon et de croire que Dieu a donné la vie éternelle par lui.
Cela s’est produit une seule fois. Il n’a pas besoin d’être sacrifié encore et encore. Rien d’autre ne doit jamais être fait, mérité ou accompli pour notre salut. Le rocher a déjà subi la justice de Dieu.
Hébreux 10 dit : « Nous avons été rendus saints par l’offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toutes. » Le rocher a été frappé une seule fois. 1 Pierre 3.18 dit : « Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés. Lui le juste, il a souffert pour des injustes afin de vous conduire à Dieu. »
Ce matin, si vous êtes séparé de Dieu et que vous le reconnaissez, vous devez également reconnaître que, selon la Parole de Dieu, il ne reste plus aucune peine à payer. Vous pensez peut-être : « Je dois faire davantage d’efforts, et alors je serai en règle avec Dieu. » Vous pensez peut-être : « Vous ne savez pas ce que j’ai fait. Je dois payer pour cela avant de pouvoir être en règle avec Dieu. »
Comprenez ceci : il ne reste plus aucune peine à payer. Le rocher a déjà été frappé une fois. Ce que Dieu a dit du rocher de l’Ancien Testament est également vrai du rocher du Nouveau Testament : il a été frappé une seule fois ; maintenant, parlez au rocher.
Pour être en règle avec Dieu, il vous suffit de croire que Jésus est mort sur la croix pour accomplir tout ce qui était nécessaire pour vous. Il a payé intégralement votre dette. Il a subi tout le jugement que vous méritiez. Il est ressuscité et il apporte la vie éternelle.
Croyez ce qu’il a affirmé à son propre sujet et demandez-lui ce pardon : vous le recevrez. Il n’est pas nécessaire de continuer à frapper le rocher. Parlez au rocher qui a déjà été frappé.