Introduction
La Confession de foi Hopoksa est la déclaration personnelle de doctrine chrétienne de Jared Byrns. Il l’a rédigée afin de résumer les convictions bibliques qui façonnent sa prédication, son enseignement, ses écrits et son ministère.
Lorsqu’il forme de jeunes hommes au ministère, Jared les encourage à mettre par écrit ce qu’ils croient et à continuer d’affiner cette déclaration à mesure qu’ils étudient les Écritures, approfondissent leur compréhension de la doctrine et acquièrent de l’expérience dans le ministère. Cette confession est la version la plus récente de ce même type de travail dans sa propre vie, après plus de deux décennies de ministère.
Cette confession n’est la confession officielle d’aucune Église, dénomination ou association. Elle est proposée comme un résumé clair de ce que Jared croit et enseigne.
1. Les Écritures
A. L’inspiration des Écritures
Chaque mot de l’Écriture est inspiré de Dieu. Le Saint-Esprit a produit les Écritures en inspirant des prophètes, des apôtres et d’autres hommes choisis et en agissant par leur intermédiaire, utilisant leurs personnalités, leurs contextes et leurs vocabulaires propres pour accomplir ses desseins. Le texte qui en résulte est la Parole de Dieu exprimée dans un langage humain.
Parce que son origine est divine, l’Écriture est « vivante et efficace »1 et demeure à jamais. Les Écritures ont été données pour rendre témoignage à Jésus-Christ, révéler la vérité qui conduit au salut, instruire, discipliner et corriger, et former les croyants à une vie juste.
Exode 24.4 ; 2 Samuel 23.2 ; Psaumes 19.7–9 ; 119.89–91 ; Ésaïe 40.8 ; 55.10–11 ; Jérémie 1.9 ; 23.28–29 ; Daniel 9.2 ; Matthieu 22.31–32 ; Luc 24.27, 44 ; Jean 5.39 ; 10.35 ; 17.17 ; Actes 1.16 ; 28.25 ; Romains 15.4 ; 1 Corinthiens 2.12–13 ; 1 Thessaloniciens 2.13 ; 2 Timothée 3.15–17 ; Hébreux 1.1–2 ; 4.12 ; Jacques 1.18 ; 1 Pierre 1.23–25 ; 2 Pierre 1.20–21.
B. L’inerrance des Écritures
L’inerrance des Écritures découle nécessairement de leur inspiration divine. Puisque Dieu est l’Auteur de l’Écriture, attribuer une erreur aux Écritures reviendrait à attribuer une erreur à Dieu lui-même.
Les manuscrits originaux, tels qu’ils ont été rédigés par des auteurs humains sous la direction du Saint-Esprit, sont entièrement vrais et dignes de confiance, exempts de toute erreur. L’inerrance s’étend donc à toute affirmation de l’Écriture : celle-ci communique une vérité absolue dans toutes ses affirmations théologiques, morales, historiques et empiriques. Interprétées dans leur contexte, les Écritures sont cohérentes, harmonieuses et exactes. Les erreurs ou contradictions apparentes sont imputables aux limites humaines dans la transcription, la traduction ou l’interprétation.
Nombres 23.19 ; Deutéronome 32.4 ; 2 Samuel 7.28 ; Psaumes 12.6 ; 18.30 ; 19.7–9 ; 119.89, 140, 160 ; Proverbes 30.5 ; Ésaïe 40.8 ; 55.10–11 ; Matthieu 5.18 ; Jean 10.35 ; 17.17 ; Romains 3.4 ; 2 Timothée 3.16 ; Tite 1.2 ; Hébreux 6.18 ; 2 Pierre 1.20–21 ; Apocalypse 21.5.
C. L’autorité des Écritures
En tant que Parole de Dieu inspirée et inerrante, l’Écriture possède une autorité absolue et définitive sur toute question de foi et de pratique. Aucune tradition, philosophie ou décision humaine ne peut égaler ni surpasser son autorité. Révélation écrite de Dieu sur lui-même et sur sa volonté, les Écritures ont été données pour être comprises et obéies.
Obéir à l’Écriture, c’est obéir à Dieu. Par conséquent, toute affirmation de vérité, tout jugement moral, toute opinion personnelle et toute expérience spirituelle doivent être évalués à la lumière de l’Écriture. L’autorité de l’Écriture ne dépend pas de l’approbation humaine et demeure aussi immuable que le Dieu dont elle procède.
Deutéronome 4.2 ; 8.3 ; 12.32 ; Josué 1.7–8 ; 1 Samuel 15.22 ; Psaumes 19.7–8 ; 119.9, 89, 105, 128, 160 ; Proverbes 30.5–6 ; Ésaïe 8.20 ; 40.8 ; Jérémie 23.28–29 ; Matthieu 4.4 ; 5.18–19 ; 7.24–25 ; 15.3 ; Marc 7.8 ; Luc 16.17 ; Jean 8.31–32 ; 12.48–49 ; 17.17 ; Actes 17.11 ; Romains 3.4 ; 1 Corinthiens 4.6 ; 2 Corinthiens 10.5 ; Colossiens 2.8 ; 2 Timothée 3.16–17 ; Hébreux 4.12 ; Jacques 1.22 ; 2 Pierre 1.19 ; 3.16 ; Apocalypse 22.18–19.
D. La fiabilité des Écritures
Par sa providence divine, Dieu a fidèlement préservé sa Parole, de sorte que les éditions actuelles de l’Écriture reflètent substantiellement à la fois les mots et le sens des textes originaux. De nombreux manuscrits anciens, traductions, lectionnaires et citations témoignent de la préservation fiable de l’Écriture au cours de l’histoire.
Bien qu’aucune copie ni traduction particulière ne soit entièrement exempte de variantes, ces différences n’altèrent ni n’obscurcissent aucune doctrine ni aucun commandement essentiel. La comparaison des copies et des variantes disponibles permet de reconstituer de manière fiable le texte original, ce qui nous assure que les Bibles d’aujourd’hui sont la Parole de Dieu authentique et préservée.
Psaumes 12.6–7 ; 119.89, 152, 160 ; Ésaïe 40.8 ; 55.10–11 ; Matthieu 5.18 ; 24.35 ; Jean 10.35 ; 17.17 ; Romains 15.4 ; 1 Pierre 1.23–25 ; 2 Pierre 3.15–16.
E. La suffisance des Écritures
Les Écritures révèlent toute la vérité nécessaire au salut et à l’instruction dans une vie de piété. Puisqu’elles donnent tout le conseil de Dieu, rien ne doit y être ajouté, modifié ou retranché. Les traditions humaines, les expériences mystiques et les prétendues nouvelles révélations doivent être rejetées lorsqu’elles contredisent ou dépassent l’enseignement de l’Écriture. Toute source de direction spirituelle ou doctrinale qui n’est pas fondée sur l’enseignement biblique n’a aucune autorité pour lier la conscience du croyant.
Deutéronome 4.2 ; 12.32 ; Psaumes 19.7–8 ; 119.89, 128, 160 ; Proverbes 30.5–6 ; Ésaïe 8.20 ; 55.10–11 ; Matthieu 4.4 ; 7.15–16 ; 15.3 ; Jean 17.17 ; Actes 17.11 ; 20.27 ; Romains 15.4 ; 1 Corinthiens 4.6 ; Galates 1.8–9 ; Colossiens 2.8 ; 2 Timothée 3.15–17 ; Hébreux 1.1–2 ; Jacques 1.22 ; 2 Pierre 1.3–4, 19–21 ; Jude 3 ; Apocalypse 22.18–19.
F. L’illumination des Écritures
Le Saint-Esprit, qui a inspiré les Écritures, les illumine également, permettant aux croyants de comprendre et d’appliquer leurs enseignements. Cette illumination n’introduit pas une nouvelle révélation, mais permet aux lecteurs de reconnaître la vérité déjà révélée. L’Esprit agit au moyen de l’étude diligente des croyants pour leur donner de l’intelligence, de sorte que leur dépendance envers lui ne justifie pas de négliger une étude fidèle de l’Écriture.
Quels que soient leurs efforts personnels, les lecteurs ne peuvent comprendre, interpréter ou appliquer correctement l’Écriture sans la présence et la direction du Saint-Esprit. Les croyants ne doivent donc pas dépendre de l’enseignement ou de l’interprétation de non-croyants, qui ne possèdent pas le Saint-Esprit demeurant en eux.
Néhémie 8.8 ; Psaume 119.18, 130 ; Proverbes 2.6 ; Ésaïe 11.2 ; Daniel 2.21–22 ; Matthieu 11.25 ; 13.11 ; Luc 24.45 ; Jean 6.45 ; 14.26 ; 16.13–14 ; Actes 16.14 ; 26.18 ; Romains 8.14 ; 1 Corinthiens 2.10–14 ; 2 Corinthiens 3.14–16 ; Éphésiens 1.17–18 ; Colossiens 1.9 ; 2 Timothée 2.7 ; Hébreux 5.11–14 ; Jacques 1.5 ; 1 Jean 2.20, 27.
G. L’interprétation des Écritures
Le but du croyant dans l’interprétation est de discerner le message que l’Esprit a communiqué, par l’intermédiaire de l’auteur, au premier auditoire, en tenant compte du contexte historique, grammatical et littéraire. Parce que l’Écriture a un seul Auteur divin et rend un témoignage unifié à Jésus-Christ, ce sens premier doit aussi être compris dans le cadre de la révélation progressive de l’ensemble du canon, en laissant les Écritures ultérieures clarifier, développer et accomplir la révélation antérieure. Ce n’est qu’après avoir fidèlement interprété le texte dans son contexte historique et canonique qu’une application appropriée et fidèle peut être faite dans le contexte présent.
Bien que certains passages soient plus difficiles, le témoignage unifié et cohérent de l’Écriture exige que nous interprétions les passages complexes ou obscurs à la lumière de ceux qui sont plus clairs. La sagesse chrétienne consignée dans les symboles de foi, les confessions et d’autres sources historiques et théologiques peut aider à l’interprétation, mais elle ne doit jamais être autorisée à supplanter ou contredire l’Écriture. Une interprétation attentive et contextuelle des Écritures est essentielle à une doctrine juste et à son application dans la vie du croyant.
Deutéronome 29.29 ; Néhémie 8.8 ; Psaume 119.130 ; Proverbes 2.3–5 ; Ésaïe 28.9–10 ; Matthieu 22.29 ; Luc 24.27, 44–45 ; Jean 5.39, 46 ; 16.13 ; Actes 17.11 ; Romains 15.4 ; 1 Corinthiens 2.12–13 ; 2 Timothée 2.15 ; 3.16–17 ; Hébreux 1.1–2 ; 5.12–14 ; 2 Pierre 1.20–21 ; 3.16.
H. Le canon des Écritures
Le canon de l’Écriture est la liste des livres reconnus — et non choisis — comme Parole de Dieu par l’Église ancienne. Le canon comprend soixante-six livres : trente-neuf dans l’Ancien Testament et vingt-sept dans le Nouveau Testament. Il est demeuré complet et fermé depuis la fin de l’époque apostolique. Le Saint-Esprit, qui a inspiré les Écritures, a également guidé l’Église pour discerner et recevoir ces livres.
Les textes canoniques s’authentifient eux-mêmes ; ils manifestent leur origine divine par leur autorité prophétique et apostolique, leur cohérence doctrinale et leur témoignage unifié à Jésus-Christ. L’inclusion de ces livres repose sur leur origine divine, et non sur l’autorité ecclésiastique de ceux qui les ont reconnus.
Les livres anciens exclus du canon sont dépourvus d’autorité prophétique ou apostolique, de cohérence doctrinale, ou des deux. Même si certaines de ces œuvres peuvent fournir des informations utiles dans la mesure où elles sont conformes à l’Écriture, elles doivent être considérées comme des œuvres humaines et ne doivent pas recevoir une autorité égale à celle de l’Écriture inspirée.
Exode 24.4 ; Deutéronome 31.24–26 ; Josué 24.26 ; 1 Samuel 10.25 ; 2 Rois 22.8, 11 ; Psaume 19.7–9 ; Ésaïe 8.20 ; Jérémie 30.2 ; Daniel 9.2 ; Zacharie 7.12 ; Matthieu 5.17–18 ; 12.40–41 ; 19.4–5 ; 22.43–45 ; Luc 4.17–21 ; 11.50–51 ; 24.44 ; Jean 5.46–47 ; 10.34–35 ; 14.26 ; 16.13 ; Actes 1.16 ; 17.2–3 ; 1 Corinthiens 14.37 ; Éphésiens 2.20 ; 1 Thessaloniciens 2.13 ; 1 Timothée 5.18 ; 2 Pierre 1.20–21 ; 3.15–16 ; Jude 3 ; Apocalypse 22.18–19.
I. La traduction des Écritures
Dieu a inspiré les auteurs de l’Écriture à employer les langues courantes de leurs auditoires — l’hébreu, l’araméen et le grec — afin que sa révélation de lui-même et de sa volonté soit accessible. La production de traductions fidèles aujourd’hui continue d’élargir l’accès à l’Écriture afin que des personnes de toute nation, de toute tribu et de toute langue puissent connaître Dieu et sa volonté. Bien qu’aucune traduction ne soit parfaite, la vérité de Dieu transcende les limites humaines et a été préservée à travers les langues et les générations. Tout croyant devrait avoir accès à l’Écriture dans une langue qui lui est familière afin d’en faciliter la compréhension, la mémorisation et la proclamation.
Deutéronome 30.11–14 ; Psaumes 19.3–4 ; 96.3 ; 119.130 ; Ésaïe 28.11–12 ; 45.22–23 ; 55.10–11 ; Matthieu 28.19–20 ; Marc 13.10 ; Luc 24.47 ; Actes 2.6–8, 11 ; 17.26–27 ; Romains 10.14–17 ; 1 Corinthiens 14.9, 19 ; Colossiens 3.16 ; Apocalypse 7.9–10.
2. Dieu
A. L’existence de Dieu
Il n’existe qu’un seul Dieu vrai et vivant : Yahvé, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre. Tous les autres dieux sont des produits de l’imagination humaine. Dieu a fait connaître son existence à l’humanité par la lumière de la création, la lumière de la conscience et la lumière de Christ. La création atteste sa puissance éternelle et sa nature divine, la conscience témoigne de sa loi morale immuable, et Christ manifeste sa nature et son dessein rédempteur. Reconnaître Dieu et le révérer comme tel marque « le commencement de la sagesse ».2
Genèse 1.1 ; 14.18–22 ; Exode 3.14–15 ; 20.2–3 ; Deutéronome 4.35 ; 6.4 ; Josué 24.14–15 ; 2 Samuel 7.22 ; 1 Rois 8.23 ; Néhémie 9.6 ; Job 12.7–10 ; 38.4–7 ; Psaumes 14.1 ; 19.1–4 ; 33.6, 9 ; 86.8–10 ; 95.3–6 ; 111.10 ; Proverbes 1.7 ; 9.10 ; Ecclésiaste 3.11 ; Ésaïe 40.25–26 ; 42.8 ; 44.6 ; 45.5–7, 18 ; Jérémie 10.10–12 ; Daniel 2.20–22 ; Michée 6.8 ; Matthieu 22.37–38 ; Jean 1.18 ; 14.9 ; Actes 14.15–17 ; 17.23–27 ; Romains 1.18–20 ; 2.14–15 ; 1 Corinthiens 8.4–6 ; Colossiens 1.15–17 ; Hébreux 1.1–3 ; 11.6 ; Apocalypse 4.11.
B. La possibilité de connaître Dieu
Le Dieu infini dépasse la pleine compréhension humaine, mais il a, dans sa grâce, choisi de révéler des vérités sur lui-même que nous ne pourrions autrement connaître. Bien que le péché et les limites de l’intelligence humaine empêchent l’homme de saisir toute l’étendue de sa grandeur et de sa gloire, Dieu donne à l’humanité une lumière suffisante pour le connaître, l’adorer et lui obéir.
La révélation générale de Dieu nous parvient par la création et la conscience. Par elle, il révèle son existence, sa puissance et sa sainteté, et montre que « l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur »3, laissant tous les hommes « inexcusables ».4 La révélation spéciale de Dieu nous parvient par Christ et les Écritures. Par elle, il révèle sa nature, sa volonté et son plan rédempteur afin de « se faire un peuple qui lui appartienne ».5
La révélation que Dieu donne de lui-même offre à l’homme la possibilité de le connaître personnellement, dans une relation vécue, par expérience et dans la rédemption. Connaître Dieu de cette manière est le privilège suprême, et le glorifier et trouver sa joie en lui en conséquence constitue « le but principal de l’homme ».6
Deutéronome 29.29 ; Job 11.7–9 ; 36.26 ; Psaumes 8.3–4 ; 19.1–2 ; 97.6 ; 145.3 ; Proverbes 1.7 ; 9.10 ; Ecclésiaste 3.11 ; Ésaïe 40.28 ; 55.8–9 ; Habakuk 2.14 ; Matthieu 11.27 ; Jean 1.14, 18 ; 14.6–9 ; 17.3 ; Actes 14.16–17 ; 17.26–27 ; Romains 1.19–20 ; 2.14–15 ; 1 Corinthiens 2.9–10 ; Colossiens 1.15–20 ; Tite 2.14–15 ; Hébreux 1.1–3 ; 11.6 ; 2 Pierre 1.3–4 ; Apocalypse 4.11.
C. L’aséité de Dieu
Dieu est un Être intelligent et personnel, parfait, incréé, éternel, existant par lui-même, autosuffisant et infini. Il est la Cause non causée de l’univers, ayant créé par sa Parole l’espace, le temps, l’énergie et la matière à partir de rien. Dieu « a la vie en lui-même »7 et il est la Source de toute vie. Toutes choses ont en lui « la vie, le mouvement et l’être »8, mais lui ne dépend de rien d’extérieur pour son existence ou sa puissance. Par conséquent, rien dans la création ne peut contrecarrer ses desseins ni empêcher l’accomplissement de ses promesses.
Genèse 1.1 ; 2.7 ; Exode 3.14 ; Deutéronome 32.39 ; 1 Samuel 2.2 ; 2 Samuel 22.31–32 ; Job 11.7–9 ; 33.4 ; Psaumes 36.9 ; 90.1–2 ; 102.25–27 ; 115.3 ; Proverbes 16.4 ; Ésaïe 40.28 ; 45.12 ; 46.9–10 ; Jérémie 32.17 ; Jean 1.1–3 ; 5.26 ; Actes 17.24–25, 28 ; Romains 11.36 ; Colossiens 1.16–17 ; Hébreux 1.2–3 ; 11.3 ; Apocalypse 4.11.
D. La grandeur de Dieu
En tant que Créateur, Soutien et Souverain de l’univers, Dieu est d’une grandeur sans égale, sa puissance est sans limite et sa gloire ne diminue jamais. Il est immuable dans ses perfections : infiniment bon, plein de grâce, fidèle, saint, juste, aimant, miséricordieux, droit, vrai et sage.
Dieu est omnipotent : rien d’extérieur à lui ne le limite, et il peut faire tout ce qui est conforme à sa nature, à son caractère et à sa volonté. Il est omniscient : il possède une connaissance parfaite de toutes choses passées, présentes et futures, y compris des choix libres de ses créatures. Dieu est omniprésent : il n’est pas limité par le monde physique et peut veiller sur toutes choses dans sa providence.
En raison de sa nature, Dieu mérite un amour sans partage, une confiance inébranlable et une obéissance joyeuse. Lui seul est digne d’adoration, et tout autre objet de culte n’est qu’une contrefaçon vide.
Exode 15.11 ; Deutéronome 32.3–4 ; 1 Chroniques 29.11–12 ; Néhémie 9.6 ; Psaumes 18.30 ; 33.4–5 ; 90.2 ; 95.3–6 ; 100.5 ; 139.1–4, 7–10 ; 145.3, 8–9, 17 ; Proverbes 15.3 ; 21.30 ; Ésaïe 6.3 ; 40.25–26, 28–31 ; 46.9–10 ; Jérémie 10.6–7, 10, 12 ; Daniel 4.34–35 ; Malachie 3.6 ; Matthieu 5.48 ; 22.37 ; Jean 4.24 ; 17.3 ; Actes 17.24–25 ; Romains 11.33–36 ; 1 Corinthiens 8.4–6 ; Éphésiens 1.11 ; Philippiens 2.10–11 ; Colossiens 1.16–17 ; 1 Timothée 1.17 ; Hébreux 1.3 ; Jacques 1.17 ; 1 Jean 4.8 ; Apocalypse 4.8, 11.
E. La Trinité de Dieu
Le seul vrai Dieu existe éternellement en trois Personnes coégales et coéternelles : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Dieu le Père est le Souverain de l’univers ; il prend soin de sa création, intervient dans l’histoire humaine selon ses desseins de grâce et se comporte comme un Père aimant envers tous ceux qui viennent à lui par Jésus-Christ.
Dieu le Fils, Jésus-Christ, est le Fils éternel et incréé, engendré du Père, venu accomplir les promesses du Père en tant que Messie d’Israël et Sauveur de l’humanité.
Dieu le Saint-Esprit est un Être intelligent et personnel, procédant du Père et envoyé par le Fils, qui est aujourd’hui présent et actif au sein du peuple de Dieu et parmi lui.
Chaque Personne est pleinement et véritablement Dieu, partageant la même essence divine tout en demeurant distincte en tant que Personne. Le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas l’Esprit, et l’Esprit n’est pas le Père. Pourtant, ces trois Personnes sont un seul Dieu, égales dans toute perfection divine et dignes du même honneur. La relation de trois Personnes partageant une seule essence divine, bien que mystérieuse, ne constitue pas une contradiction logique.
Genèse 1.26 ; 3.22 ; Deutéronome 6.4 ; Psaumes 2.7 ; 45.6–7 ; 110.1 ; Ésaïe 6.8 ; 9.6 ; 48.16 ; 63.9–10 ; Matthieu 3.16–17 ; 28.19 ; Marc 1.9–11 ; Luc 1.35 ; Jean 1.1–3, 14 ; 5.18 ; 8.58 ; 10.30 ; 14.16–17, 26 ; 15.26 ; 16.13–15 ; Actes 5.3–4 ; Romains 8.9–11 ; 1 Corinthiens 2.10–11 ; 8.6 ; 2 Corinthiens 13.14 ; Éphésiens 1.3–14 ; 4.4–6 ; Philippiens 2.5–7 ; Colossiens 1.15–17, 19 ; Hébreux 1.1–3, 8–10 ; 1 Pierre 1.2 ; 1 Jean 5.7–8 ; Jude 20–21 ; Apocalypse 1.4–6.
3. Jésus-Christ
A. La nature et l’incarnation de Christ
Jésus-Christ est « le Fils unique de Dieu »9, éternel et incréé. Sa filiation n’implique aucune infériorité, mais l’égalité, puisqu’il est « consubstantiel au Père ».10 Véritablement Dieu, il possède toute perfection divine du Père et mérite la même adoration et la même obéissance. De toute éternité, il existait avec le Père dans la gloire et participait à l’œuvre de la création.
Parce qu’il « n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver »11, Jésus a volontairement quitté la gloire du ciel, s’est dépouillé de la gloire qui lui revenait, s’est humilié et est venu sur la terre « pour nous et pour notre salut ».12 Dans l’incarnation, Jésus a assumé une nature humaine sans péché, devenant véritablement homme sans cesser d’être véritablement Dieu. Il a été miraculeusement « conçu du Saint-Esprit et est né de la vierge Marie ».13
Cette union a donné une seule Personne indivisible possédant deux natures distinctes — divine et humaine — unies « sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation ».14 En lui, « la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous »15, lui qui est « l’image du Dieu invisible ».16 Il est donc « l’expression de sa personne »17, et « c’est en lui qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité ».18
Psaumes 2.7 ; 110.1 ; Ésaïe 7.14 ; 9.6 ; Michée 5.2 ; Matthieu 1.18–23 ; 16.16 ; Luc 1.30–35 ; 2.10–11 ; Jean 1.1–3, 14 ; 5.18 ; 8.58 ; 10.30 ; 17.5 ; Actes 2.22–24 ; Romains 8.3 ; 9.5 ; 1 Corinthiens 8.6 ; 15.47 ; 2 Corinthiens 8.9 ; Galates 4.4–5 ; Philippiens 2.5–8 ; Colossiens 1.15–17 ; 2.9 ; 1 Timothée 3.16 ; Hébreux 1.1–3, 8–10 ; 2.14, 17 ; 1 Jean 4.2, 14–15 ; Apocalypse 1.17–18.
B. La mort sacrificielle de Christ
Jésus-Christ « est venu dans le monde pour sauver des pécheurs »19 par sa mort substitutive sur la croix. Il a vécu dans une parfaite obéissance au Père, est né sans nature pécheresse et n’a jamais péché. En raison de son absence parfaite de péché, Jésus était le seul sacrifice suffisant pour le péché de l’homme : l’Agneau de Dieu sans tache offert pour l’humanité.
Il « a souffert sous Ponce Pilate »20 et a été crucifié, livrant volontairement sa vie selon « le projet défini et la prescience de Dieu ».21 Jésus a versé son sang et est mort sur la croix comme l’unique substitut acceptable pour les pécheurs, portant la colère de Dieu contre le péché, satisfaisant pleinement sa justice, payant le châtiment du péché et assurant leur pardon et leur réconciliation avec le Père.
Ce sacrifice constitue la démonstration suprême de l’amour de Dieu pour les pécheurs et la seule base suffisante du salut. Jésus a pleinement accompli l’œuvre de l’expiation par sa mort sur la croix, sans qu’aucune souffrance supplémentaire soit nécessaire pour payer le péché de l’homme.
Ésaïe 53.4–6, 10–12 ; Matthieu 1.21 ; 20.28 ; 26.28 ; 27.24–26 ; Marc 10.45 ; 15.33–39 ; Luc 22.19–20 ; 23.33–46 ; Jean 1.29 ; 10.17–18 ; 12.27–33 ; 19.30, 34–37 ; Actes 2.23 ; 4.27–28 ; 10.39–43 ; Romains 3.23–26 ; 5.6–8, 18–19 ; 8.3–4 ; 1 Corinthiens 5.7 ; 15.3 ; 2 Corinthiens 5.21 ; Galates 1.3–4 ; 3.13 ; Éphésiens 1.7 ; 2.13–16 ; Philippiens 2.8 ; Colossiens 1.19–22 ; 2.13–14 ; 1 Thessaloniciens 5.9–10 ; 1 Timothée 1.15 ; 2.5–6 ; Hébreux 2.9 ; 4.15 ; 7.26–27 ; 9.11–14, 22, 26, 28 ; 10.10–14 ; 1 Pierre 1.18–19 ; 2.22–24 ; 3.18 ; 1 Jean 2.1–2 ; 4.9–10 ; Apocalypse 5.9 ; 13.8.
C. La résurrection de Christ
Le troisième jour, Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts, triomphant du péché, de la mort et des puissances des ténèbres. Le tombeau vide, le témoignage oculaire de disciples comme de sceptiques, ainsi que la proclamation ultérieure de l’Évangile au prix de grandes souffrances personnelles attestent tous la réalité de sa résurrection.
Cet événement n’était ni spirituel, ni symbolique, ni métaphorique ; il s’agissait d’un événement historique véritable au cours duquel Dieu le Fils est littéralement, physiquement et personnellement ressuscité d’entre les morts. La résurrection de Christ a accompli les Écritures, fourni une preuve décisive de sa divinité, confirmé son message, attesté l’efficacité expiatoire de son sacrifice, assuré la justification des croyants et établi un fondement solide pour leur espérance future.
Psaumes 16.10 ; 110.1 ; Ésaïe 25.8 ; 53.10–11 ; Osée 6.2 ; Matthieu 12.40 ; 16.21 ; 28.5–7 ; Marc 8.31 ; 9.31 ; 16.6–7 ; Luc 9.22 ; 24.36–39, 44–46 ; Jean 2.19–21 ; 10.17–18 ; 11.25–26 ; 20.27–29 ; Actes 2.23–24, 31–32 ; 3.15 ; 4.10–12 ; 10.40–41 ; 13.30–37 ; 17.30–31 ; Romains 1.3–4 ; 4.24–25 ; 6.9–10 ; 8.11 ; 1 Corinthiens 15.3–8, 14–17, 20–22 ; 2 Corinthiens 4.14 ; Philippiens 2.8–11 ; Colossiens 2.12–15 ; 1 Thessaloniciens 1.9–10 ; 2 Timothée 2.8 ; Hébreux 2.14–15 ; 1 Pierre 1.3 ; 3.21–22 ; Apocalypse 1.17–18.
D. L’ascension et le retour de Christ
Quarante jours après sa résurrection, Jésus est monté corporellement au ciel, où il occupe une place d’honneur, « assis à la droite de Dieu le Père ».22 Dans ce rôle, il intercède pour nous en tant que notre « souverain grand-prêtre »23 et « un seul médiateur entre Dieu et les hommes ».24
Au moment fixé par le Père, Jésus reviendra personnellement, visiblement, avec puissance et dans la gloire, sur la terre, pour « juger les vivants et les morts »25 et « diriger toutes les nations avec un sceptre de fer ».26
Psaumes 2.7–9 ; 110.1 ; Daniel 7.13–14 ; Matthieu 24.30–31 ; 25.31–32 ; 26.64 ; Marc 13.26–27 ; 16.19 ; Luc 21.27 ; 24.50–51 ; Jean 14.2–3 ; Actes 1.9–11 ; 2.33–36 ; 3.20–21 ; 10.42 ; Romains 8.34 ; 14.9–12 ; 1 Corinthiens 15.23–28 ; Éphésiens 1.20–22 ; Philippiens 2.9–11 ; Colossiens 3.1 ; 1 Thessaloniciens 4.16–17 ; 2 Thessaloniciens 1.7–10 ; 1 Timothée 2.5 ; 6.14–15 ; 2 Timothée 4.1 ; Tite 2.13–14 ; Hébreux 1.3 ; 4.14–16 ; 7.24–25 ; 9.24, 28 ; 10.12–13 ; 1 Pierre 3.21–22 ; 4.5 ; 2 Pierre 3.10–13 ; Apocalypse 1.7 ; 11.15 ; 12.5 ; 19.11–16.
4. Le Saint-Esprit
Le Saint-Esprit est la troisième Personne de la Trinité, une Personne qui parle, enseigne, console et convainc — et non une simple force ou influence. Le Saint-Esprit convainc les hommes « en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement »27, attire les hommes à Jésus-Christ pour le salut et produit la nouvelle naissance chez les croyants. Au moment de la conversion, le Saint-Esprit demeure en permanence dans les croyants, les baptise dans le Corps de Christ, les scelle pour Dieu et les assure de leur sécurité en Jésus-Christ.
Le Saint-Esprit met les croyants à part pour Dieu, les sanctifie, les console, rend possible une prière efficace, accorde les dons spirituels nécessaires au service et à la glorification de Jésus-Christ, et donne la puissance nécessaire à la proclamation mondiale de l’Évangile. Le Saint-Esprit a inspiré les Écritures, continue de les illuminer et maintient l’attention des croyants sur elles, permettant les croyants d’en acquérir une compréhension plus complète. Le Saint-Esprit éclaire la volonté du Père et permet aux croyants de l’accomplir, sans jamais agir comme un agent de confusion ou de désordre.
Le Saint-Esprit exalte Jésus-Christ pour l’édification de l’Église, au lieu d’attirer l’attention sur lui-même ou sur ceux par qui il agit.
Genèse 1.2 ; Néhémie 9.20 ; Job 33.4 ; Psaume 139.7–10 ; Ésaïe 11.2 ; 48.16 ; Joël 2.28–29 ; Matthieu 3.16–17 ; Jean 3.5–8 ; 14.16–17, 26 ; 15.26 ; 16.7–8, 13–14 ; Actes 1.8 ; 2.1–4, 17–18 ; 5.3–4 ; 13.2, 4 ; Romains 8.9–11, 14–16, 26–27 ; 1 Corinthiens 2.10–13 ; 3.16 ; 12.4–7, 11–13 ; 2 Corinthiens 1.21–22 ; Galates 5.16–23 ; Éphésiens 1.13–14 ; 3.16–17 ; 4.30 ; 5.18–19 ; 1 Thessaloniciens 5.19–21 ; 2 Thessaloniciens 2.13 ; Tite 3.5–6 ; 2 Pierre 1.21 ; Apocalypse 22.17.
5. La création
A. L’univers
Dieu a créé l’univers et tout ce qu’il contient pour son propre plaisir et sa gloire. Le monde n’a pas été formé à partir d’une matière préexistante, et il n’est pas apparu par hasard ni par nécessité naturelle. Au contraire, en six jours littéraux, Dieu a créé toutes choses, visibles et invisibles, par la puissance de sa Parole.
Toute forme de vie porte l’empreinte d’un dessein divin, et la diversité du vivant résulte du potentiel génétique que Dieu a placé dans chaque type originel d’organisme. La complexité de la création, des plus grandes galaxies aux plus petits organismes, proclame la gloire de Dieu et invite à un émerveillement plein de révérence.
Genèse 1.1–31 ; Exode 20.11 ; Néhémie 9.6 ; Job 12.7–10 ; Psaumes 19.1–4 ; 33.6–9 ; 104.24–25, 30 ; 148.1–5 ; Proverbes 3.19–20 ; Ésaïe 40.26 ; 42.5 ; 45.12, 18 ; Jérémie 10.12–13 ; Jean 1.1–3 ; Actes 14.15 ; 17.24–25 ; Romains 1.19–20 ; 1 Corinthiens 8.6 ; Colossiens 1.16–17 ; Hébreux 1.2–3 ; 11.3 ; Apocalypse 4.11.
B. L’humanité et l’image de Dieu
Le sixième jour, Dieu a créé l’humanité à son image, conférant aux êtres humains une valeur intrinsèque, une responsabilité morale et la capacité de raisonner. Les êtres humains ont été créés pour vivre en communion avec Dieu, le glorifier et trouver leur joie en lui, et ils ont reçu la domination sur le reste de la création afin d’en être les intendants. Bien que les êtres humains possèdent un corps physique comme les autres créatures, parce qu’ils sont faits à l’image de Dieu, ils possèdent aussi un esprit invisible, immatériel et immortel. L’image de Dieu en eux confère à chaque personne une dignité inviolable et une valeur inestimable.
Genèse 1.26–27 ; 2.7, 18, 21–23 ; 5.1–2 ; 9.6 ; Deutéronome 10.17–19 ; Job 32.8 ; Psaumes 8.3–6 ; 100.3 ; Ecclésiaste 7.29 ; 12.7 ; Ésaïe 43.6–7 ; Michée 6.8 ; Matthieu 10.29–31 ; 22.37–39 ; Jean 4.23–24 ; Actes 17.24–28 ; Romains 2.14–15 ; 8.29 ; 1 Corinthiens 11.7 ; 15.45–49 ; 2 Corinthiens 3.18 ; Éphésiens 2.10 ; 4.24 ; Colossiens 3.9–10 ; Jacques 3.9 ; Apocalypse 4.11.
C. Les anges
Dieu a créé une multitude innombrable d’anges pour le glorifier, accomplir sa volonté et servir son peuple. Les anges sont de puissants êtres spirituels qui accomplissent les desseins de Dieu sans les limitations d’un corps physique. Créés pour être les serviteurs de Dieu, ils ne sont pas ses égaux et ne doivent jamais être adorés ni invoqués comme s’ils l’étaient. Bien que les anges puissent apparaître sous une forme physique, ils demeurent distincts des êtres humains, et les êtres humains ne deviennent pas des anges après la mort.
Bien que tous les anges aient été créés bons et saints, une partie d’entre eux — conduite par Satan — s’est rebellée contre Dieu. Ces anges déchus ont été chassés du ciel et s’opposent maintenant à la volonté de Dieu. Satan, le diable, est un être réel et personnel qui agit comme adversaire de Dieu et accusateur de son peuple. Avec ses armées démoniaques, Satan cherche à tromper et à tenter l’humanité, aveuglant les hommes à la vérité de l’Évangile.
Néanmoins, le pouvoir de tout ange est limité par la volonté souveraine de Dieu. Les anges déchus attendent leur inévitable défaite par Jésus-Christ et leur jugement final dans le feu éternel. Les anges fidèles demeurent loyaux envers le Seigneur, prennent plaisir à obéir à sa volonté, l’adorent continuellement devant son trône et se réjouissent pour chaque pécheur qui se repent.
Genèse 3.1–5, 14–15 ; 6.1–4 ; Job 1.6–12 ; 2.1–7 ; 38.4–7 ; Psaumes 34.7 ; 91.11–12 ; 103.20–21 ; 104.4 ; Ésaïe 6.2–3 ; 14.12–15 ; Ézéchiel 28.12–17 ; Daniel 7.10 ; 10.12–13, 20–21 ; Zacharie 3.1–2 ; Matthieu 4.1–11 ; 13.39, 41, 49 ; 18.10 ; 25.41 ; Luc 2.13–14 ; 8.30–33 ; 10.18 ; 15.10 ; Jean 8.44 ; Actes 5.19–20 ; 12.7–11 ; 2 Corinthiens 4.4 ; 11.14–15 ; Éphésiens 6.11–12 ; Colossiens 1.16 ; 2.18 ; 1 Thessaloniciens 4.16 ; Hébreux 1.6–7, 14 ; 2.14–16 ; 1 Pierre 1.12 ; 5.8 ; 2 Pierre 2.4 ; Jude 6 ; Apocalypse 12.7–9 ; 20.1–3, 10.
6. Le péché et ses conséquences
A. La chute de l’homme
Dieu a créé les premiers êtres humains dans un état d’innocence morale afin qu’ils vivent dans une communion ininterrompue avec lui. Au lieu de conserver cette communion parfaite avec leur Créateur, le premier homme et la première femme ont cédé à la tentation de Satan et choisi de se rebeller contre Dieu.
Le péché d’Adam a déformé l’image de Dieu dans l’humanité, perverti la nature humaine et corrompu toute la création, introduisant dans le monde la mort, la maladie et la souffrance. Par conséquent, tous les hommes héritent d’Adam une nature déchue qui les incline au péché — Jésus-Christ, « la descendance de la femme »28, étant la seule exception.
Pécheurs par nature, les individus pèchent librement et volontairement dès qu’ils atteignent la conscience morale. Bien que dotée de liberté morale, l’humanité seule est responsable du péché ; Dieu n’est pas l’auteur du mal ni du péché. Le récit biblique de la chute est un récit historique véritable qui révèle l’origine du mal et le besoin de rédemption de l’homme. Le désordre et la dégradation omniprésents dans la création attestent la réalité du péché et le profond besoin de grâce de l’homme.
Genèse 2.16–17 ; 3.1–6, 7–13, 15–19 ; 6.5 ; 8.21 ; Psaumes 14.2–3 ; 51.5 ; 53.1–3 ; Ecclésiaste 7.29 ; Ésaïe 53.6 ; Jérémie 17.9 ; Matthieu 15.18–19 ; Jean 3.19–20 ; Romains 3.10–12, 23 ; 5.12, 15–19 ; 6.23 ; 7.18 ; 8.20–22 ; 1 Corinthiens 15.21–22 ; 15.45–49 ; Éphésiens 2.1–3 ; Jacques 1.13–15 ; 1 Jean 1.8–10 ; 3.4 ; Apocalypse 12.9.
B. La condition pécheresse de l’homme
Le péché est toute action, parole, pensée ou attitude qui viole la loi de Dieu et n’atteint pas sa norme parfaite de justice. La loi morale découle de la nature sainte de Dieu lui-même, de sorte que le péché n’est pas seulement une faute morale, mais aussi une offense personnelle contre lui. Tout péché est une trahison envers un Dieu infiniment saint, un rejet de son autorité et un affront à sa sainteté.
La présence du péché a éloigné les hommes de Dieu, les a asservis à des désirs corrompus et les a rendus passibles de la colère divine. Dans leur état naturel, avant la conversion, ils demeurent séparés de Dieu, sous sa colère et incapables de se réconcilier eux-mêmes avec lui.
Genèse 2.16–17 ; 3.6–7, 17–19 ; 6.5 ; Exode 34.6–7 ; Lévitique 19.2 ; Psaumes 14.2–3 ; 51.4–5 ; 130.3 ; Ecclésiaste 7.20 ; Ésaïe 53.6 ; 59.2 ; Jérémie 17.9 ; Habakuk 1.13 ; Matthieu 5.21–22, 27–28 ; 12.36–37 ; Marc 7.20–23 ; Jean 3.19–20 ; 8.34 ; Romains 1.18–21, 24–25 ; 3.9–12, 23 ; 5.12 ; 6.16, 23 ; 7.18–20 ; 8.7–8 ; 1 Corinthiens 2.14 ; 2 Corinthiens 4.3–4 ; Éphésiens 2.1–3 ; 4.17–19 ; Colossiens 1.21 ; 2 Thessaloniciens 2.10–12 ; Tite 3.3–5 ; Jacques 1.14–15 ; 1 Jean 1.8, 10 ; 3.4 ; Apocalypse 21.8.
7. Le salut et ses bénédictions
A. Offert par la grâce seule
Le salut est l’œuvre de grâce de Dieu par laquelle les pécheurs sont délivrés de la culpabilité et du châtiment du péché. « C’est le don de Dieu »29, accordé uniquement par la grâce divine et non sur la base du mérite humain. La grâce est la faveur imméritée de Dieu, librement accordée à des pécheurs qui ne la méritent pas. Cette grâce a été acquise par la mort substitutive de Jésus-Christ, qui a porté la colère de Dieu contre le péché en faveur de l’humanité.
Le salut n’est pas un effort de coopération entre Dieu et l’homme, mais un don divin, accompli et appliqué entièrement par la puissance de Dieu du commencement à la fin. Aucun effort humain, aussi grand soit-il, ne pourrait jamais suffire pour mériter la faveur de Dieu. La grâce seule sauve le pécheur, soutient le croyant et assure la rédemption éternelle.
Exode 34.6 ; Psaumes 86.5 ; 103.8–12 ; Ésaïe 53.5–6 ; 55.1–3 ; Jonas 2.9 ; Matthieu 1.21 ; Jean 1.12–13 ; 3.16–17 ; 6.37, 44 ; 14.6 ; Actes 4.12 ; 15.11 ; Romains 3.23–24 ; 4.4–5 ; 5.8–9 ; 6.23 ; 11.6 ; 1 Corinthiens 1.30–31 ; 2 Corinthiens 5.18–19, 21 ; Galates 2.16, 21 ; Éphésiens 1.7 ; 2.4–9 ; Philippiens 3.8–9 ; Tite 2.11–14 ; 3.4–7 ; 2 Timothée 1.9 ; Hébreux 9.12 ; 1 Pierre 1.18–19 ; 1 Jean 4.9–10 ; Apocalypse 1.5–6.
B. Reçu par la foi seule
Le salut est reçu uniquement par la foi en Jésus-Christ et ne peut être mérité, accru ni conservé par l’effort humain. La mort expiatoire de Christ a pleinement satisfait la justice divine, rendant son œuvre salvatrice suffisante pour tous ceux qui se repentent et croient. La foi n’est pas une œuvre méritoire, mais le moyen par lequel la grâce est reçue par des pécheurs qui ne la méritent pas.
Genèse 15.6 ; Ésaïe 45.22 ; Habakuk 2.4 ; Matthieu 21.32 ; Marc 1.15 ; Luc 18.13–14 ; Jean 1.12 ; 3.16–18, 36 ; 5.24 ; 6.28–29 ; 11.25–26 ; 20.31 ; Actes 4.12 ; 13.38–39 ; 15.9 ; 16.30–31 ; Romains 1.16–17 ; 3.21–24, 28 ; 4.4–5 ; 5.1 ; 10.9–10, 13, 17 ; 1 Corinthiens 1.21 ; 15.1–2 ; Galates 2.16 ; 3.11, 22, 26 ; Éphésiens 2.8–9 ; Philippiens 3.8–9 ; Colossiens 2.12 ; Tite 3.5–7 ; Hébreux 10.38–39 ; 11.1, 6 ; 1 Pierre 1.8–9 ; 1 Jean 5.11–12.
C. La nouvelle naissance
Tous les hommes naissent spirituellement « morts à cause de leurs fautes et de leurs péchés »30, de sorte que « à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu ».31 Cette régénération est l’œuvre du Saint-Esprit, qui communique la vie spirituelle, transforme le cœur et renouvelle la volonté. La régénération ne s’obtient ni par l’effort moral ni par l’observance religieuse ; elle est entièrement un acte surnaturel de la grâce divine.
La nouvelle naissance se produit lorsqu’un pécheur répond à l’Évangile avec « la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ ».32 Lorsqu’une personne naît de nouveau, l’ancien moi est « crucifié avec Christ »33 et le croyant devient « une nouvelle créature ».34 Le salut est impossible sans la nouvelle naissance par une foi personnelle en Jésus-Christ.
Deutéronome 30.6 ; Jérémie 31.33–34 ; Ézéchiel 11.19–20 ; 36.25–27 ; Jean 1.12–13 ; 3.3–7 ; 5.24 ; 6.63 ; Actes 2.38 ; 16.14 ; 20.21 ; 26.18 ; Romains 6.4–6 ; 8.9–11 ; 1 Corinthiens 2.14–15 ; 2 Corinthiens 4.6 ; 5.17 ; Galates 2.20 ; 6.15 ; Éphésiens 2.1–5 ; 4.22–24 ; Colossiens 2.13 ; Tite 3.4–6 ; Jacques 1.18 ; 1 Pierre 1.3, 23 ; 1 Jean 3.9 ; 5.1, 4.
D. La foi et la repentance
La foi consiste à placer personnellement sa confiance en Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur sur la base de sa mort et de sa résurrection, et à dépendre de lui seul pour le pardon et la réconciliation avec Dieu. La repentance est une transformation du cœur et de l’esprit à l’égard de Dieu et du péché, produite par le Saint-Esprit. Elle conduit l’individu à se détourner de la rébellion, à détester le péché et à recevoir par la foi la miséricorde offerte en Jésus-Christ.
Bien que la repentance ne conduise pas à l’absence totale de péché, elle produit une tristesse conforme à Dieu et une vie transformée. La foi et la repentance sont des grâces inséparables qui constituent ensemble la véritable conversion. Ces grâces demeurent tout au long de la vie chrétienne, tandis que les croyants se détournent continuellement du péché et se confient dans les promesses de Dieu. Ce mouvement constant de repentance et de foi caractérise le véritable discipulat et constitue une preuve du salut authentique.
2 Chroniques 7.14 ; Psaumes 32.5 ; 51.10, 17 ; 34.18 ; Ésaïe 55.6–7 ; Ézéchiel 18.30–32 ; Joël 2.12–13 ; Matthieu 3.1–2, 8 ; 4.17 ; Marc 1.14–15 ; Luc 5.31–32 ; 13.3, 5 ; 15.7, 10 ; 18.13–14 ; Jean 3.16–18, 36 ; 6.37, 40 ; Actes 2.37–38 ; 3.19 ; 11.18 ; 16.30–31 ; 20.20–21 ; 26.18, 20 ; Romains 2.4 ; 10.9–10 ; 1 Corinthiens 15.1–2 ; 2 Corinthiens 5.17, 21 ; 7.9–10 ; Galates 2.20 ; Éphésiens 2.8–9 ; Philippiens 1.6 ; Colossiens 2.6–7 ; 1 Thessaloniciens 1.9–10 ; 2 Timothée 2.25–26 ; Hébreux 6.1 ; Jacques 2.17, 26 ; 1 Jean 1.8–9 ; Apocalypse 3.19–20.
E. Les bénédictions du salut
Les bénédictions du salut comprennent le pardon des péchés, la réconciliation avec Dieu, la justification en Christ, la délivrance de la condamnation éternelle, l’adoption dans la famille de Dieu et l’assurance de la vie éternelle dans la présence de Dieu. Ces bénédictions commencent à la conversion, influencent la vie quotidienne du croyant et seront achevées dans la glorification, dans la nouvelle création. Les richesses de la grâce accordées dans le salut sont incommensurables et éternelles, garanties par la puissance de Dieu.
Psaumes 32.1–2 ; 103.10–12 ; Ésaïe 1.18 ; 53.5–6 ; Jérémie 31.33–34 ; Matthieu 11.28–30 ; Jean 1.12 ; 3.16–18, 36 ; 5.24 ; 10.27–29 ; 14.2–3 ; Actes 10.43 ; Romains 3.23–24 ; 4.7–8 ; 5.1–2, 8–11 ; 6.4, 22–23 ; 8.1–2, 15–17, 29–30, 38–39 ; 1 Corinthiens 1.30 ; 15.22–23 ; 2 Corinthiens 5.17–21 ; Galates 2.20 ; 4.4–7 ; Éphésiens 1.3–7, 13–14 ; 2.4–7, 13, 19 ; Philippiens 3.20–21 ; Colossiens 1.13–14, 21–22 ; Tite 3.4–7 ; Hébreux 9.12, 15 ; 1 Pierre 1.3–5, 18–19 ; 1 Jean 3.1–2 ; 5.11–13 ; Apocalypse 21.3–4, 27.
(1) La justification
La justification est l’acte de grâce par lequel Dieu déclare les pécheurs justes à ses yeux par la foi en Christ seul. Dans la justification, Dieu pardonne le péché, ôte la culpabilité et porte au compte du croyant la justice parfaite de Christ. Cet acte, comme toute bénédiction du salut, est un don de grâce de Dieu reçu « par la foi, indépendamment des œuvres ».35
La justification ne signifie pas que Dieu ferme les yeux sur le péché ou l’ignore ; au contraire, Jésus a payé le châtiment afin de satisfaire la justice divine, de sorte que les péchés ne sont plus imputés aux justifiés. Les croyants sont pleinement et définitivement justifiés au moment de la conversion, ce qui produit une paix permanente avec Dieu. La justification ne dispense pas le croyant de tous les effets terrestres du péché. Néanmoins, Dieu ôte sa culpabilité et déclare : « je ne me souviendrai plus de leurs péchés »36, de sorte qu’« il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ ».37
Genèse 15.6 ; Psaume 32.1–2 ; Ésaïe 53.5–6, 11 ; Habakuk 2.4 ; Luc 18.13–14 ; Jean 3.16–18 ; 5.24 ; Actes 13.38–39 ; Romains 3.20–24, 26, 28 ; 4.4–5, 7–8, 22–25 ; 5.1–2, 8–9, 16–19 ; 6.6–7, 23 ; 8.1, 30, 33–34 ; 1 Corinthiens 1.30–31 ; 2 Corinthiens 5.17, 21 ; Galates 2.16, 20–21 ; 3.6–9, 11, 13–14, 24 ; Éphésiens 1.7 ; 2.8–9, 13–16 ; Philippiens 3.8–9 ; Colossiens 2.13–14 ; Tite 3.4–7 ; Hébreux 7.25 ; 8.12 ; 10.10, 14, 17–18 ; Jacques 2.17–18, 22, 24 ; 1 Pierre 2.24 ; 1 Jean 1.9 ; Apocalypse 1.5–6.
(2) La sanctification
La sanctification est l’œuvre de grâce du Saint-Esprit par laquelle les croyants sont rendus saints, conformés à l’image de Christ et mis à part pour le service de Dieu. La sanctification commence à la conversion, lorsque les individus sont unis à Christ et déclarés saints en lui. À partir de ce moment et jusqu’à la mort, l’Esprit agit dans les croyants, produisant la maturité spirituelle par une conformité croissante à Christ.
Ce processus est la volonté de Dieu pour tout croyant et fait partie de son plan éternel visant à racheter un peuple pour lui-même. Bien que la sanctification soit entièrement l’œuvre de Dieu, les croyants ont la responsabilité de rechercher activement la sainteté par la prière, l’étude de l’Écriture et l’obéissance. La sanctification se caractérise par la volonté du croyant de lutter contre le péché au lieu de l’accepter, en faisant confiance à Dieu pour lui donner la victoire. Bien que l’absence totale de péché ne soit pas atteinte dans cette vie, l’Esprit renouvelle continuellement les croyants jusqu’à ce qu’ils soient présentés irréprochables devant Christ.
Exode 31.13 ; Lévitique 20.7–8 ; Psaume 51.10 ; Ézéchiel 36.25–27 ; Matthieu 5.48 ; Jean 15.1–5 ; 17.17–19 ; Actes 26.18 ; Romains 6.6, 11–14, 19, 22 ; 8.5–6, 13, 29 ; 12.1–2 ; 1 Corinthiens 1.2, 30 ; 6.11, 19–20 ; 2 Corinthiens 3.17–18 ; Galates 5.16–17, 22–25 ; Éphésiens 2.10 ; 4.22–24 ; 5.25–27 ; Philippiens 2.12–13 ; Colossiens 1.9–10, 28–29 ; 1 Thessaloniciens 4.3–4, 7 ; 5.23–24 ; 2 Thessaloniciens 2.13 ; Hébreux 10.10, 14 ; 12.10–11, 14 ; Jacques 1.2–4, 21–22 ; 1 Pierre 1.14–16, 22 ; 2 Pierre 1.3–8 ; 1 Jean 1.7–9 ; 3.2–3 ; Jude 24–25.
F. La grâce et la liberté humaine
Dieu ne veut pas « qu’aucun ne périsse »38 et, dans sa patience, il donne l’occasion à tous les hommes d’être sauvés et de parvenir à « la connaissance de la vérité ».39 Jésus-Christ « a connu la mort pour tout être humain »40, se donnant lui-même « en rançon pour tous »41 et rendant l’expiation accessible à toute l’humanité. Bien que la mort de Jésus soit suffisante pour le salut de tous, ses bienfaits ne deviennent efficaces que pour ceux qui croient.
L’Évangile de Jésus-Christ est « la puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui croit »42, et par lui « les bénédictions du salut sont offertes gratuitement à tous ».43 Agissant au moyen de la proclamation de l’Évangile, le Saint-Esprit convainc, appelle et attire les pécheurs à Jésus, les rendant capables de croire et d’être sauvés. Cette invitation est réellement offerte à tous ceux qui l’entendent, et chacun est personnellement responsable de sa réponse. Le salut est initié par le Père, accompli par Christ, appliqué par l’Esprit et reçu par la foi seule, sans contrainte, sans sujet de se vanter et sans partialité. Dieu n’attire pas les hommes de manière irrésistible et ne les contraint pas à croire, mais offre gratuitement le salut à tous. Bien que certains rejettent cette invitation, aucune personne vivante n’est hors de la portée de Dieu.
Ésaïe 45.22 ; 53.5–6, 11–12 ; Ézéchiel 18.23 ; 18.32 ; Jonas 4.11 ; Matthieu 11.28–30 ; 22.1–10 ; 23.37 ; Marc 16.15–16 ; Luc 19.10 ; Jean 1.9, 12 ; 3.16–17 ; 5.40 ; 6.40 ; 12.32 ; Actes 10.34–35 ; 13.38–39, 46–48 ; 17.26–31 ; Romains 1.16 ; 2.4, 11 ; 5.6, 8, 18 ; 10.9–13 ; 1 Corinthiens 15.3–4, 22 ; 2 Corinthiens 5.14–15, 18–20 ; Galates 3.26–28 ; Éphésiens 2.8–9 ; 1 Timothée 2.3–6 ; 4.10 ; Tite 2.11 ; 3.4–7 ; Hébreux 2.9 ; 2 Pierre 3.9 ; 1 Jean 2.2 ; Apocalypse 22.17.
G. L’élection et la prédestination
L’élection n’est pas une sélection arbitraire d’individus, mais la décision de grâce de sauver ceux qui croient en son Fils, conformément au dessein rédempteur et à la prescience de Dieu. La prédestination désigne la destinée que Dieu a préparée pour les élus : être justifiés, sanctifiés et glorifiés. Tandis que l’élection identifie ceux que Dieu sauve, la prédestination définit son dessein pour eux, à savoir leur transformation et leur gloire finale.
Ces doctrines révèlent la volonté de Dieu de racheter et de glorifier un peuple uni à Jésus-Christ, achevant son salut et le conformant à son image. Le plan rédempteur de Dieu est certain et infaillible ; toutefois, cette certitude n’annule ni la responsabilité humaine ni l’offre authentique du salut à tous.
Deutéronome 7.6–8 ; 10.14–15 ; Ésaïe 42.1 ; 45.4 ; 46.9–10 ; Matthieu 22.14 ; 24.22, 24, 31 ; Luc 10.20 ; Jean 6.37, 39–40 ; 10.27–29 ; 15.16 ; 17.2, 6, 9, 24 ; Actes 2.23 ; 13.48 ; 18.9–10 ; Romains 8.28–30 ; 9.10–16, 22–24 ; 10.9–13 ; 11.5–6, 29, 33–36 ; 1 Corinthiens 1.26–31 ; Éphésiens 1.3–6, 9–11 ; 2.4–10 ; Philippiens 1.6 ; 2.12–13 ; 1 Thessaloniciens 1.4–5 ; 2 Thessaloniciens 2.13–14 ; 2 Timothée 1.8–9 ; Hébreux 2.10 ; 1 Pierre 1.1–5 ; 2 Pierre 1.10–11 ; 3.9 ; 1 Jean 4.9–10, 19 ; Apocalypse 13.8 ; 17.8.
H. La sécurité éternelle
Tous ceux qui sont véritablement nés de nouveau sont « gardés par la puissance de Dieu »44 et demeurent éternellement en sécurité en Jésus-Christ. Pour assurer les croyants de cette sécurité, Christ a envoyé le Saint-Esprit demeurer en eux et les sceller. Comme le dit l’Écriture, il « rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ».45 Le salut ne peut être ni perdu ni abandonné, car il repose sur l’œuvre achevée de Christ et la fidélité de Dieu, et non sur l’effort humain.
Si le salut pouvait être perdu, il serait impossible de le retrouver, puisqu’aucun autre sacrifice ne peut expier le péché. Même lorsque les croyants trébuchent et tombent dans le péché par faiblesse ou négligence, le sang de Jésus demeure suffisant pour couvrir tout péché, passé, présent et futur. La sécurité dans la grâce de Dieu ne justifie pas la désobéissance, car un péché habituel dont on ne se repent pas indique une vie non convertie. Les véritables croyants persévèrent dans la foi, revenant à Christ dans la repentance, manifestant les preuves de l’œuvre continue de l’Esprit et s’appuyant sur la grâce de Dieu lorsqu’ils faillissent.
Deutéronome 33.27 ; Psaumes 37.23–24, 28 ; 121.7–8 ; Ésaïe 46.3–4 ; Jérémie 32.40 ; Matthieu 18.12–14 ; 24.24 ; Jean 3.16–17, 36 ; 5.24 ; 6.37–40 ; 10.27–29 ; 17.11–12, 24 ; Romains 5.8–10 ; 8.1–2, 16, 29–30, 35–39 ; 11.29 ; 1 Corinthiens 1.8–9 ; 10.13 ; 2 Corinthiens 1.21–22 ; Galates 6.7–9 ; Éphésiens 1.13–14 ; 2.8–9 ; 4.30 ; Philippiens 1.6 ; 2.12–13 ; Colossiens 1.21–23 ; 1 Thessaloniciens 5.23–24 ; 2 Thessaloniciens 3.3 ; 2 Timothée 1.12 ; 2.11–13, 19 ; Hébreux 7.25 ; 10.10, 14, 26–27 ; Jacques 1.12 ; 1 Pierre 1.3–5 ; 5.10 ; 1 Jean 1.7–9 ; 2.1–2, 19, 25 ; 5.11–13 ; Jude 24–25.
8. L’histoire de la rédemption
A. Les alliances bibliques
Dieu a progressivement révélé son dessein rédempteur au moyen des alliances rapportées dans l’Écriture. Ces alliances sont de véritables dispositions historiques par lesquelles il a révélé son caractère, gouverné son peuple, fait avancer ses promesses et préparé la venue de Jésus-Christ. Bien qu’elles diffèrent par leur but et leur administration, elles appartiennent à un seul plan de rédemption qui se déploie progressivement et dont les promesses et les modèles convergent en Christ.
L’alliance conclue par l’intermédiaire de Moïse a été donnée spécifiquement à Israël pour une époque et un but déterminés. Ses sacrifices et son sacerdoce annonçaient des réalités accomplies en Christ, tandis que ses dispositions cérémonielles et civiles gouvernaient Israël dans sa vie d’alliance et continuent d’instruire les croyants lorsqu’elles sont comprises dans leur contexte propre. Les chrétiens ne sont pas sous l’alliance mosaïque, mais sous la loi de Christ. Néanmoins, les vérités morales révélées dans l’Ancien Testament continuent d’instruire les croyants parce qu’elles reflètent le caractère immuable de Dieu et doivent être comprises à la lumière de Christ et de la Nouvelle Alliance.
Jésus a établi la Nouvelle Alliance par son sang, assurant le pardon des péchés, la présence intérieure de l’Esprit et des cœurs transformés à tous ceux qui croient. En lui, les Juifs et les non-Juifs croyants sont unis en un seul peuple racheté et participent aux bénédictions promises à Abraham. Les alliances antérieures demeurent essentielles pour comprendre les promesses et les desseins de Dieu, mais leurs trajectoires rédemptrices convergent en Jésus-Christ, par qui le Royaume atteindra l’accomplissement fixé. La fidélité continue de Dieu à ses promesses donne également des raisons d’attendre qu’à l’avenir l’Israël ethnique se tourne vers Christ, en qui il participera au même salut de la Nouvelle Alliance.
Genèse 9.8–17 ; 12.1–3 ; 15.1–21 ; 17.1–8 ; Exode 19.3–6 ; 24.3–8 ; Deutéronome 30.6 ; 2 Samuel 7.12–16 ; Jérémie 31.31–34 ; Ézéchiel 36.25–27 ; Luc 22.20 ; Jean 5.46 ; 8.56 ; Actes 2.30–36 ; Romains 4.11–17 ; 11.17–29 ; 1 Corinthiens 9.21 ; Galates 3.15–29 ; Éphésiens 2.11–22 ; Colossiens 2.16–17 ; Hébreux 7.11–28 ; 8.6–13 ; 9.11–15 ; 10.1–18 ; 12.22–24.
B. La loi et l’Évangile
La loi de Dieu et son Évangile révèlent ensemble les attributs divins de sainteté, de justice et de grâce. Ce sont deux messages complémentaires de Dieu : la loi révèle notre besoin de grâce, tandis que l’Évangile communique la justice que la loi ne peut produire. La loi mosaïque n’était pas destinée à être un chemin de salut, mais une norme qui manifeste la sainteté de Dieu et met en lumière la condition déchue de l’homme.
La sainteté de Dieu est manifestée par la loi parce que ses exigences strictes sont fondées sur sa nature ; le péché de l’homme est mis en lumière par la loi parce que ses exigences sont impossibles à respecter parfaitement, convainquant la conscience et annulant toute prétention à une justice propre. Chez tous les hommes, « l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur »46, qu’ils aient ou non une connaissance directe de l’Écriture, de sorte qu’ils sont « inexcusables »47 lorsqu’ils transgressent inévitablement la loi morale de Dieu.
La loi est incapable de sauver les pécheurs, mais elle dirige constamment leur attention vers le Sauveur, qui seul en a accompli les exigences en faveur de l’humanité. Bien que les chrétiens ne soient pas sous l’alliance mosaïque, la loi continue de témoigner du caractère de Dieu, de mettre le péché en lumière, de révéler la nécessité de la grâce et de les instruire dans la justice lorsqu’elle est comprise à la lumière de Christ et de la Nouvelle Alliance. Les chrétiens sont désormais sous « la loi de Christ »48, résumée dans les deux grands commandements : aimer Dieu de tout son être et aimer son prochain comme soi-même. L’obéissance à la loi de Christ n’est pas un chemin de salut pour les pécheurs, mais la réponse reconnaissante du croyant à la grâce qui l’a sauvé et transformé.
Exode 19.5–6 ; 20.1–17 ; Lévitique 19.2 ; Deutéronome 6.5 ; 10.12–13 ; 30.11–14 ; Psaumes 19.7–8, 11 ; 40.7–8 ; 119.9–11, 97–105 ; Proverbes 20.9 ; Ecclésiaste 12.13–14 ; Ésaïe 53.5–6, 11 ; Jérémie 31.33 ; Habakuk 2.4 ; Matthieu 5.17–18, 20 ; 7.12 ; 22.37–40 ; Marc 12.28–34 ; Luc 10.25–28 ; Jean 1.17 ; 5.39–40 ; Actes 13.38–39 ; Romains 1.20 ; 2.14–15 ; 3.19–20, 23–24, 28 ; 4.14–16 ; 5.20–21 ; 6.14–15 ; 7.4–12, 22–25 ; 8.1–4 ; 10.3–4 ; 13.8–10 ; 1 Corinthiens 9.21 ; 2 Corinthiens 3.6–14 ; Galates 2.16, 21 ; 3.10–13, 19, 23–25 ; 5.1, 13–14 ; Éphésiens 2.8–10, 15 ; Philippiens 3.9 ; Colossiens 2.13–17 ; 1 Timothée 1.8–9 ; Hébreux 8.6–10, 13 ; 10.1, 14 ; Jacques 1.22–25 ; 2.8–10, 12 ; 1 Jean 2.3–6 ; 5.2–3 ; Apocalypse 14.12.
9. L’Église
A. La nature et la mission de l’Église
L’Église est « la communion des saints »49 — l’assemblée de la Nouvelle Alliance composée de croyants en Jésus-Christ, rachetés par son sacrifice et unis par l’Esprit qui demeure en eux pour former un seul corps. La mission de l’Église est de proclamer l’Évangile, de faire des disciples et de les affermir, d’observer les ordonnances instituées par Jésus-Christ, d’enseigner l’obéissance à ses commandements et de le glorifier en toutes choses.
Dieu possède un seul peuple racheté à travers toutes les époques et toutes les nations, dont tous les membres sont sauvés par Jésus-Christ. L’Église, toutefois, est la communauté de la Nouvelle Alliance établie par Christ et formée par le Saint-Esprit. Elle existe sous une forme universelle et sous une forme locale. L’Église universelle comprend tous les véritables croyants unis à Christ dans l’époque présente. L’église locale est l’expression visible et rassemblée de ce corps : une assemblée de croyants baptisés en Jésus-Christ, mis à part du monde pour travailler et adorer ensemble dans l’obéissance à la Parole de Dieu. Christ seul est la Tête de l’Église, et chaque assemblée répond directement à son autorité, conservant son autonomie locale et son indépendance à l’égard de tout contrôle religieux ou gouvernemental extérieur.
Matthieu 16.18 ; 18.17–20 ; 28.18–20 ; Marc 3.13–15 ; Luc 22.20 ; 24.46–49 ; Jean 13.34–35 ; 17.20–23 ; Actes 1.8 ; 2.16–18, 38–42, 47 ; 4.32–33 ; 6.3–4 ; 11.26 ; 13.1–3 ; 14.23 ; 20.28 ; Romains 12.4–5 ; 1 Corinthiens 1.2 ; 3.9–11 ; 10.16–17 ; 12.12–13, 18, 27 ; 14.26 ; 2 Corinthiens 11.2 ; Galates 3.26–29 ; Éphésiens 1.22–23 ; 2.19–22 ; 3.10–11, 21 ; 4.4–6, 11–13, 15–16 ; 5.23–27, 32 ; Philippiens 1.1, 27 ; Colossiens 1.18, 24 ; 1 Thessaloniciens 1.1, 7–8 ; 1 Timothée 3.14–15 ; Tite 1.5 ; Hébreux 8.6–13 ; 10.24–25 ; 12.22–24 ; 13.7, 17 ; 1 Pierre 2.5, 9–10 ; Apocalypse 1.5–6, 20.
B. La nécessité de l’Église
Dieu ne veut pas que la vie chrétienne soit vécue dans l’isolement ; la participation à une église locale est donc essentielle pour tout croyant. Bien qu’elle ne soit pas une condition du salut, une implication active dans un corps d’église est nécessaire à la croissance spirituelle et au service obéissant des croyants. L’engagement dans une communauté de croyants offre des occasions de communion centrée sur Christ, d’enseignement de la Parole et d’exercice des dons spirituels, autant d’éléments nécessaires pour qu’ils s’épanouissent spirituellement selon le dessein de Dieu.
Psaume 133.1 ; Proverbes 27.17 ; Ecclésiaste 4.9–12 ; Matthieu 18.19–20 ; Jean 13.34–35 ; Actes 2.41–42, 46–47 ; 4.32–33 ; 20.7 ; Romains 12.4–6, 10–13 ; 1 Corinthiens 12.12–14, 18–21, 26–27 ; 14.12, 26 ; Galates 6.2 ; Éphésiens 2.19–22 ; 4.11–13, 15–16 ; Philippiens 2.1–4 ; Colossiens 3.12–16 ; 1 Thessaloniciens 5.11, 14–15 ; Hébreux 3.13 ; 10.24–25 ; Jacques 5.16 ; 1 Pierre 4.8–10 ; 1 Jean 1.3, 7.
C. L’œuvre de l’Église
Pour la santé de l’Église, il est essentiel qu’elle équipe chaque membre et lui donne les moyens de discerner et d’accomplir son appel au ministère. Les églises saines se caractérisent par (1) la proclamation fidèle de l’Évangile, (2) une appartenance composée de personnes régénérées, (3) l’attachement à la saine doctrine, (4) l’adoration communautaire, (5) un discipulat intentionnel, (6) l’équipement des croyants pour le ministère, (7) l’observation des ordonnances de l’Église comme représentations de l’Évangile, (8) des responsables qualifiés selon les critères bibliques et (9) une discipline d’Église qui maintient la sainteté.
Matthieu 16.18–19 ; 18.15–17 ; 28.18–20 ; Marc 3.14 ; Luc 24.46–49 ; Jean 4.23–24 ; 20.21–23 ; Actes 2.41–42, 47 ; 6.3–4 ; 11.26 ; 14.21–23 ; 20.27–28 ; Romains 12.4–8 ; 1 Corinthiens 1.10 ; 3.11 ; 5.1–5, 11–13 ; 10.16–17 ; 11.23–26 ; 12.12–27 ; 14.26 ; 2 Corinthiens 8.5 ; Éphésiens 2.19–22 ; 4.11–16 ; 5.25–27 ; Philippiens 1.27 ; Colossiens 1.28–29 ; 1 Thessaloniciens 1.8 ; 5.12–14 ; 1 Timothée 3.1–7, 8–15 ; 2 Timothée 2.2 ; 4.2–4 ; Tite 1.5–9 ; 2.1–8, 11–14 ; Hébreux 10.24–25 ; 12.14 ; Jacques 1.22 ; 1 Pierre 2.9–10 ; 5.1–3 ; Apocalypse 2.4–5, 10, 14–16, 19–20.
D. La direction de l’Église
Jésus-Christ est la seule Tête de l’Église, qu’il gouverne par sa Parole et son Esprit. Sous son autorité, des responsables sont établis pour servir au sein de l’église locale, pour le bien de l’assemblée et la gloire de Dieu. Les responsables de l’Église doivent exercer leur autorité avec humilité et dans un esprit de service conforme à Christ, en évitant toute domination et tout orgueil.
Matthieu 9.36–38 ; 16.18–19 ; 20.25–28 ; 23.8–11 ; Marc 9.35 ; 10.42–45 ; Luc 12.42–44 ; 22.24–27 ; Jean 10.11–16 ; 13.13–15 ; 21.15–17 ; Actes 6.2–4 ; 14.21–23 ; 20.17, 28–31 ; Romains 12.3, 6–8 ; 1 Corinthiens 3.5–7 ; 4.1–2 ; 11.3 ; 12.28 ; Éphésiens 1.22–23 ; 4.11–13, 15–16 ; 5.23–24 ; Philippiens 2.3–8 ; Colossiens 1.18 ; 2.19 ; 1 Thessaloniciens 5.12–13 ; 1 Timothée 3.1–3, 5 ; 5.17–19 ; 2 Timothée 2.2, 24–25 ; 4.1–5 ; Tite 1.5–9 ; Hébreux 13.7, 17 ; Jacques 3.1 ; 1 Pierre 5.1–4 ; Apocalypse 1.12–13, 20.
(1) Les fonctions dans l’Église
Le Seigneur a établi à la fois des anciens et des diacres pour servir au bien de son Église.
Les anciens sont établis pour guider et protéger l’Église sous la seigneurie de Jésus-Christ. Leurs responsabilités comprennent la prédication et l’enseignement de la Parole, la conduite pastorale de l’assemblée, la surveillance de son bien-être spirituel et le maintien de la saine doctrine. Les pasteurs, également appelés évêques dans l’Écriture, sont des anciens qui assument un rôle central dans la conduite pastorale et l’enseignement.
De même, les diacres soutiennent les anciens en répondant aux besoins pratiques de l’Église, en favorisant le ministère de la Parole et en encourageant l’unité au sein de l’assemblée.
Matthieu 20.25–28 ; Marc 10.43–45 ; Jean 13.13–15 ; Actes 6.1–6 ; 11.30 ; 14.23 ; 15.2, 4, 6, 22–23 ; 20.17, 28–31 ; Romains 12.6–8 ; 1 Corinthiens 3.5–7 ; 9.14 ; 12.28 ; Galates 5.13 ; Éphésiens 4.11–12 ; Philippiens 1.1 ; Colossiens 1.18 ; 2.19 ; 1 Thessaloniciens 5.12–13 ; 1 Timothée 3.1–13 ; 4.13–16 ; 5.17–19 ; 2 Timothée 2.2 ; 4.1–2 ; Tite 1.5–9 ; Hébreux 6.10 ; 13.7, 17 ; Jacques 3.1 ; 1 Pierre 4.10–11 ; 5.1–4 ; 1 Jean 3.17–18.
(2) Les qualifications des responsables de l’Église
Pour qu’un homme serve comme ancien ou diacre, il doit être appelé et doté par Dieu pour cette fonction, et l’Église doit reconnaître cette œuvre de Dieu en lui. Un ancien ou un diacre doit jouir d’une réputation de piété et manifester constamment une conduite fidèle, de la maîtrise de soi et une intégrité doctrinale. Sans un caractère pieux, aucun homme ne devrait être envisagé pour exercer une responsabilité dans l’Église, quelles que soient ses autres aptitudes ou qualifications.
L’Écriture réserve la fonction d’ancien et les responsabilités qui lui sont attachées à des hommes qualifiés, présentant la direction masculine dans l’Église non comme une innovation culturelle, mais comme un dessein divin enraciné dans la relation entre Adam et Ève et confirmé par l’enseignement apostolique.
Genèse 2.18, 21–24 ; Nombres 27.16–17 ; Proverbes 11.3 ; 20.7 ; 27.17 ; Ésaïe 3.12 ; Malachie 2.7 ; Marc 3.13–15 ; Luc 6.12–13 ; Actes 1.21–26 ; 6.3 ; 14.23 ; 20.17, 28 ; Romains 12.6–8 ; 1 Corinthiens 11.3 ; 14.33–35 ; Éphésiens 4.11–13 ; 1 Thessaloniciens 5.12–13 ; 1 Timothée 2.11–14 ; 3.1–13 ; 5.22 ; 2 Timothée 2.2 ; Tite 1.5–9 ; Hébreux 13.7, 17 ; Jacques 3.1 ; 1 Pierre 5.1–3.
(3) Les limites de l’autorité des responsables de l’Église
Puisque Jésus est notre « souverain grand-prêtre »50 et le « seul médiateur »51 entre Dieu et son peuple, l’Écriture n’attribue aucune fonction sacerdotale aux responsables de l’Église. Le Nouveau Testament affirme le sacerdoce de tous les croyants. Bien qu’une direction établie par Dieu soit essentielle à la santé de l’Église, tous les croyants partagent les mêmes droits et responsabilités pour étudier et interpréter l’Écriture, vivre en communion avec Dieu et participer à l’avancement de son Royaume.
Exode 19.5–6 ; Psaume 24.3–4 ; Ésaïe 61.6 ; Matthieu 27.50–51 ; Jean 14.6 ; Romains 5.1–2 ; 12.1 ; 1 Corinthiens 3.16–17 ; 12.4–7, 11–13 ; Galates 3.26–28 ; Éphésiens 2.18–22 ; 4.11–13 ; Colossiens 1.18 ; 1 Timothée 2.5 ; Hébreux 4.14–16 ; 7.23–28 ; 9.11–12, 24 ; 10.19–22 ; 13.15–16 ; 1 Pierre 2.4–5, 9 ; Apocalypse 1.5–6 ; 5.9–10.
E. Les ordonnances de l’Église
Le Seigneur Jésus-Christ a établi deux ordonnances pour l’Église : le baptême et la Cène du Seigneur. Ces ordonnances sont des actes sacrés d’obéissance et d’adoration pratiqués par l’église locale, qui commémorent son sacrifice jusqu’à son retour. Leur observation procure un bien spirituel à l’Église et à ses membres, mais ne contribue pas au salut.
Matthieu 3.13–15 ; 26.26–28 ; 28.18–20 ; Marc 14.22–25 ; Luc 22.19–20 ; Jean 3.22–23 ; Actes 2.38, 41–42 ; 8.36–38 ; 10.47–48 ; 16.14–15, 30–33 ; Romains 6.3–4 ; 1 Corinthiens 10.16–17 ; 11.23–29 ; Galates 3.26–27 ; Éphésiens 2.8–9 ; 4.4–6 ; Colossiens 2.12 ; Hébreux 9.11–12 ; 10.10, 14 ; 1 Pierre 3.21.
(1) Le baptême
Le baptême est l’immersion complète d’un croyant dans l’eau « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »52, symbolisant la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus. Cet acte professe la foi du croyant en Christ, l’identifie publiquement à lui, proclame sa vie nouvelle en lui et affirme son espérance assurée d’une résurrection future. Il suit la conversion comme un acte d’obéissance au Seigneur et marque l’entrée du croyant dans la communion de l’Église comme membre engagé du corps de Christ.
Matthieu 3.13–16 ; 28.19–20 ; Marc 1.9–10 ; 16.15–16 ; Jean 3.23 ; Actes 2.38, 41 ; 8.12–13, 36–38 ; 9.17–18 ; 10.47–48 ; 16.14–15, 30–33 ; 18.8 ; Romains 6.3–4 ; 1 Corinthiens 12.12–13 ; Galates 3.26–27 ; Éphésiens 4.4–6 ; Colossiens 2.12 ; 1 Pierre 3.21.
(2) La Cène du Seigneur
La Cène du Seigneur est un repas commémoratif au cours duquel l’Église rassemblée prend le pain et la coupe en souvenir du sacrifice de Christ accompli une fois pour toutes. Le pain rompu représente son corps crucifié, et la coupe représente le sang qu’il a versé sur la croix. Puisque le sacrifice de Christ est unique et suffisant, la Cène du Seigneur sert de mémorial et non d’offrande répétée. Cette ordonnance est destinée aux croyants, qui sont appelés à examiner leur relation avec le Seigneur avant d’y participer et à éviter d’y prendre part d’une manière indigne.
Matthieu 26.26–29 ; Marc 14.22–25 ; Luc 22.19–20 ; Jean 6.35, 51, 53–58 ; Actes 2.42, 46 ; 20.7 ; Romains 6.9–10 ; 1 Corinthiens 5.7–8 ; 10.16–17, 21 ; 11.23–29 ; Hébreux 7.27 ; 9.12, 25–28 ; 10.10, 12–14 ; 1 Jean 1.7 ; Apocalypse 19.7–9.
F. L’unité de l’Église
L’Évangile transforme les relations humaines, enseignant aux croyants à s’honorer les uns les autres, à accorder le pardon comme ils ont été pardonnés et à rechercher ensemble la sainteté et la vérité. Ainsi, l’Église constitue « la maison de la foi »53, où l’amour, l’humilité et le service reflètent le caractère de Christ.
Au sein de cette famille spirituelle, chaque croyant trouve appartenance, but et dignité en tant qu’enfant de Dieu. Tous ceux qui sont en Christ partagent une mission commune : rendre témoignage à l’unité, à l’amour et à la réconciliation que l’on trouve exclusivement dans la vérité de l’Évangile. Par conséquent, l’Église doit rejeter toute division, idéologie, identité terrestre ou ambition qui menace son unité ou détourne son attention de sa mission.
Genèse 12.3 ; Psaume 133.1 ; Ésaïe 49.6 ; Matthieu 5.23–24 ; Jean 13.34–35 ; 17.20–23 ; Actes 2.44–47 ; 10.34–35 ; Romains 12.4–5, 10, 16 ; 14.19 ; 15.5–6 ; 1 Corinthiens 1.10 ; 3.3–4 ; 12.12–13, 25–27 ; 2 Corinthiens 5.17–19 ; Galates 3.26–28 ; 6.10 ; Éphésiens 2.13–16, 19–22 ; 4.1–6, 15–16, 32 ; Philippiens 2.1–4 ; Colossiens 3.11–14 ; Tite 2.11–14 ; Hébreux 12.14 ; Jacques 3.17–18 ; 1 Pierre 2.9–10, 17 ; 3.8–9 ; 1 Jean 4.7, 11–12, 20–21 ; Apocalypse 5.9–10 ; 7.9–10.
10. La vie chrétienne
A. L’appel à être disciple
Tous les croyants en Christ sont appelés à vivre « une vie nouvelle »54, manifestant la sainteté, l’obéissance et l’amour envers leur Seigneur. Par le Saint-Esprit qui demeure en eux, les croyants développent un caractère conforme à Christ en pratiquant la prière, l’étude de l’Écriture, l’adoration, la communion fraternelle et le service. Les chrétiens sont appelés à vivre d’une manière qui confirme la vérité de l’Évangile, manifestant un amour pour Dieu de tout leur être et un amour pour leur prochain comme pour eux-mêmes.
Le discipulat commence au sein du foyer et se développe dans l’église locale, portant du fruit dans le monde par la proclamation de Christ dans tous les domaines de la vie, « pour que nous célébrions la gloire de sa grâce ».55
Deutéronome 6.5–7 ; Psaume 1.1–3 ; Michée 6.8 ; Matthieu 5.14–16 ; 7.24–25 ; 11.28–30 ; 16.24–25 ; 22.37–39 ; Luc 9.23 ; Jean 13.14–15, 34–35 ; 15.4–5, 8–10, 16 ; Actes 2.42 ; 4.32–35 ; Romains 6.4, 11–13 ; 8.1–4, 10–14 ; 12.1–2 ; 13.8–10 ; 1 Corinthiens 10.31 ; Galates 2.20 ; 5.16, 22–23 ; Éphésiens 1.6 ; 2.10 ; 4.1–3, 15–16 ; 5.1–2, 8–10 ; Philippiens 1.27 ; 2.12–13 ; Colossiens 1.10 ; 3.16–17, 23–24 ; 1 Thessaloniciens 4.1–3, 7 ; 2 Timothée 3.16–17 ; Hébreux 10.24–25 ; 12.1–2, 14 ; Jacques 1.22 ; 2.14–18 ; 1 Pierre 1.14–16 ; 2.12 ; 2 Pierre 1.5–8 ; 1 Jean 2.3–6 ; 3 Jean 4.
B. L’appel au service
Les croyants sont appelés à servir Jésus-Christ en employant les dons, les talents et les ressources qui leur ont été confiés pour le bien des autres, la gloire de Dieu et l’avancement de son Royaume. Le service chrétien est une expression essentielle de leur discipulat et de leur amour pour Christ, et il manifeste la puissance transformatrice de l’Évangile dans la vie quotidienne. L’exemple de Christ, qui « est venu non pour être servi, mais pour servir »56, établit la norme de tout ministère chrétien.
Le véritable service chrétien est motivé par la reconnaissance pour la grâce de Dieu, rendu possible par le Saint-Esprit et dirigé par l’autorité de l’Écriture. Le service doit constamment refléter l’humilité, l’amour et la dépendance envers Dieu, qui équipe et soutient son peuple dans toute œuvre bonne.
Exode 35.10, 21–22 ; 1 Samuel 12.24 ; Psaume 100.2 ; Proverbes 3.9–10 ; Michée 6.8 ; Matthieu 5.16 ; 6.19–21 ; 10.8 ; 20.26–28 ; 25.14–30 ; Marc 10.45 ; Luc 12.42–43 ; 17.10 ; Jean 13.12–15 ; Actes 9.36 ; 20.35 ; Romains 12.1, 4–8, 11 ; 1 Corinthiens 3.6–9 ; 4.1–2 ; 9.19–23 ; 12.4–7, 11 ; 15.58 ; 2 Corinthiens 8.1–7 ; 9.6–8, 12–13 ; Galates 5.13–14 ; 6.9–10 ; Éphésiens 2.10 ; 4.11–12, 16 ; Philippiens 2.3–5, 7 ; Colossiens 3.23–24 ; 1 Thessaloniciens 1.3 ; 2 Thessaloniciens 3.13 ; 1 Timothée 6.17–19 ; Tite 3.8, 14 ; Hébreux 6.10 ; 10.24 ; Jacques 2.17–18 ; 1 Pierre 4.10–11 ; Apocalypse 2.19.
C. Les dons pour le ministère
Le Saint-Esprit accorde souverainement des dons spirituels afin d’équiper chaque croyant et de lui donner la puissance nécessaire au ministère. Bien que les dons spirituels diffèrent dans leur fonction, ils partagent un même but : le service, l’édification, l’avancement de l’Évangile et le bien commun de l’Église. Aucun don n’est destiné à l’intérêt personnel, à la mise en avant de soi ou au désordre ; tous doivent être exercés dans l’amour, l’humilité et la soumission à la seigneurie de Christ. Tous les dons s’exercent sous l’autorité de l’Écriture et conformément au caractère de Christ. Chaque membre du corps est essentiel et précieux, et l’usage approprié et coordonné de ces dons favorise l’unité, la maturité et l’accomplissement de la mission commune de l’Église.
Romains 12.4–8 ; 1 Corinthiens 1.7 ; 3.5–9 ; 12.4–14, 18–21, 25–30 ; 13.1–3, 4–8, 13 ; 14.1, 12, 26, 33, 40 ; Éphésiens 2.10 ; 4.7, 11–13, 15–16 ; Philippiens 1.27 ; Colossiens 1.28–29 ; 2.19 ; 1 Pierre 4.9–11 ; 2 Pierre 1.5–8 ; Jude 20–21.
D. Les dons-signes
Les dons-signes de l’époque apostolique, notamment les langues, la prophétie, les visions et les guérisons miraculeuses, ont été accordés pour authentifier le ministère et le message des apôtres et pour guider l’Église avant l’achèvement du canon du Nouveau Testament. Bien que Dieu conserve l’autorité d’accorder n’importe quel don à n’importe quel moment, ces dons-signes n’étaient pas destinés à constituer la norme pour tous les croyants à travers l’histoire.
Le canon achevé de l’Écriture constitue désormais le témoignage suffisant et durable de la vérité de Dieu. Les dons-signes ou les expériences extatiques ne sont ni des conditions du salut ni des preuves décisives de la présence de l’Esprit. La preuve la plus concluante de son œuvre est plutôt le fruit de l’Esprit : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ».57
Exode 4.1–9 ; Deutéronome 13.1–3 ; Psaume 19.7–11 ; Ésaïe 8.19–20 ; Jérémie 23.21–22 ; Jean 10.37–38 ; 20.30–31 ; Actes 2.1–4, 6–8, 43 ; 5.12 ; 8.6–7, 14–17 ; 14.3 ; 19.11–12 ; Romains 15.18–19 ; 1 Corinthiens 12.4–11 ; 13.8–10 ; 14.22, 33, 37–38 ; 2 Corinthiens 12.12 ; Galates 5.22–23 ; Éphésiens 2.20 ; 4.11–13 ; Hébreux 2.3–4 ; Jacques 1.25 ; 2 Pierre 1.19–21 ; 2 Timothée 3.16–17 ; 1 Jean 4.1 ; Apocalypse 22.18–19.
E. Le combat spirituel
Le peuple de Dieu se trouve engagé dans un conflit spirituel entre le Royaume de Dieu et les puissances des ténèbres. Sa lutte n’est pas contre des adversaires humains, mais « contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes ».58 Dans ce combat, les croyants reçoivent ces exhortations : « résistez au diable »59, « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu »60 et « tenez ferme dans la foi ».61 Les croyants triomphent du monde par le sang de Christ, la Parole de Dieu et la puissance du Saint-Esprit. Bien que Satan et ses armées cherchent à causer des dommages là où ils le peuvent, Christ a déjà assuré sa victoire et préparé un lieu de feu éternel pour leur châtiment.
Genèse 3.1–6, 15 ; Job 1.6–12 ; Zacharie 3.1–2 ; Matthieu 4.1–11 ; 12.28–29 ; Luc 10.17–19 ; Jean 8.44 ; 12.31 ; 16.33 ; Actes 26.17–18 ; Romains 8.37–39 ; 13.12 ; 1 Corinthiens 10.13 ; 15.57 ; 16.13 ; 2 Corinthiens 2.11 ; 10.3–5 ; Éphésiens 2.1–2 ; 6.10–18 ; Philippiens 2.9–11 ; Colossiens 1.13–14 ; 2.15 ; 1 Thessaloniciens 5.8–9 ; 2 Thessaloniciens 3.3 ; 2 Timothée 2.26 ; Hébreux 2.14–15 ; Jacques 4.7 ; 1 Pierre 5.8–9 ; 1 Jean 3.8 ; 4.4 ; 5.4–5 ; Apocalypse 12.10–11 ; 20.10.
F. Maintenir un témoignage conforme à Christ
Les chrétiens sont appelés à agir comme des agents de réconciliation dans la société, proclamant, par l’Évangile de Jésus-Christ, la réconciliation entre Dieu et l’humanité ainsi qu’entre les individus. En tant qu’« ambassadeurs pour Christ »62, leur engagement dans la culture doit être caractérisé par la conviction et la grâce plutôt que par l’hostilité ou la peur, en « disant la vérité dans l’amour »63 afin d’être des exemples vivants de l’espérance et de la sainteté qu’ils proclament en Christ.
Jérémie 29.7 ; Michée 6.8 ; Matthieu 5.13–16 ; 7.12 ; 22.37–39 ; Jean 13.34–35 ; 17.15–18, 20–21 ; Actes 1.8 ; 17.22–28 ; Romains 12.9–21 ; 13.8–10 ; 14.17–19 ; 2 Corinthiens 5.18–20 ; Éphésiens 4.1–3, 14–15, 29, 32 ; Philippiens 2.14–16 ; Colossiens 3.12–14, 17 ; 4.5–6 ; 1 Thessaloniciens 4.11–12 ; 1 Timothée 2.1–4 ; Tite 2.7–8, 10 ; 3.1–2, 8 ; 1 Pierre 2.12, 15–17 ; 3.15–16 ; 1 Jean 4.17–18 ; Apocalypse 12.11.
G. Accomplir la Grande Mission
Jusqu’au retour de Christ, l’Église reçoit ces ordres : « Allez dans le monde entier proclamer la bonne nouvelle à toute la création »64 et « faites de toutes les nations des disciples ».65 Ce mandat est la mission collective de l’Église et la responsabilité individuelle de chaque croyant. L’idée selon laquelle la foi serait une affaire privée à dissimuler est incompatible avec le christianisme biblique.
Psaume 96.2–3 ; Ésaïe 45.22 ; 52.7 ; 60.1–3 ; Matthieu 5.14–16 ; 9.37–38 ; 10.32–33 ; 24.14 ; 28.18–20 ; Marc 13.10 ; 16.15–16 ; Luc 10.2 ; 24.46–47 ; Jean 17.18 ; 20.21 ; Actes 1.8 ; 4.19–20 ; 8.4 ; 13.47 ; 17.30–31 ; Romains 1.14–16 ; 10.13–15 ; 15.18–21 ; 1 Corinthiens 9.16–19, 22–23 ; 2 Corinthiens 4.5 ; 5.18–20 ; Philippiens 2.15–16 ; Colossiens 1.28–29 ; 4.2–4 ; 1 Thessaloniciens 1.8 ; 1 Pierre 2.9 ; 3.15 ; Apocalypse 5.9–10 ; 7.9–10.
H. Défendre la foi
Christ et ses apôtres ont confronté avec amour mais fermeté le péché, les faux enseignements, la philosophie mondaine, la superstition, la confusion et l’incrédulité par la vérité de l’Évangile, et ils ont appelé le monde à la repentance. Chaque croyant partage la responsabilité de défendre la foi ; l’Église doit donc équiper ses membres pour annoncer l’Évangile, faire des disciples et présenter une défense raisonnée de l’espérance qui est en eux « avec douceur et respect ».66 Le but de l’apologétique chrétienne n’est pas de gagner des débats, mais de persuader avec douceur, humilité et amour ; d’enlever les obstacles ; de mettre en évidence la vanité de l’incrédulité ; et de diriger chaque cœur vers la suffisance de Christ.
Proverbes 26.4–5 ; Ésaïe 1.18 ; Jérémie 1.7–8, 9 ; Matthieu 4.1–11 ; 10.16–20 ; 22.15–22, 29–33 ; Marc 1.14–15 ; Luc 12.11–12 ; Jean 8.31–32 ; 14.6 ; Actes 17.2–4, 16–23 ; 18.4, 28 ; 19.8–9 ; Romains 1.16, 18–22, 25 ; 12.21 ; 16.17–18 ; 1 Corinthiens 1.18–25 ; 2 Corinthiens 5.11 ; 10.4–5 ; Éphésiens 4.14–15 ; 5.11 ; Philippiens 1.7, 16–17 ; Colossiens 2.8 ; 4.5–6 ; 1 Thessaloniciens 5.21 ; 2 Thessaloniciens 2.10–12 ; 1 Timothée 4.1, 6–7 ; 2 Timothée 2.24–25 ; 3.14–17 ; 4.2–5 ; Tite 1.9 ; Hébreux 5.14 ; Jacques 1.5 ; 1 Pierre 3.15–16 ; 1 Jean 4.1 ; Jude 3, 22–23 ; Apocalypse 12.10–11.
11. Questions sociales et culturelles
A. Le mariage
Le mariage est une alliance sacrée et permanente entre un homme et une femme, dont il est dit qu’« ils deviendront une seule chair »67 aux yeux de Dieu. Dieu a institué le mariage lors de la création, et son dessein immuable a été constamment affirmé par Jésus-Christ et ses apôtres. Cette union existe pour le bien mutuel des deux époux : elle leur procure compagnie et soutien, favorise la procréation et l’éducation des enfants, constitue le seul cadre légitime de l’activité sexuelle et apporte de la stabilité au foyer et à la société. Le mariage symbolise également l’amour sacrificiel de Christ pour l’Église et le dévouement de l’Église envers lui.
Genèse 1.27–28 ; 2.18–24 ; Deutéronome 6.6–7 ; Psaumes 127.3–5 ; 128.1–6 ; Proverbes 5.15–19 ; 14.1 ; 18.22 ; Ecclésiaste 4.9–12 ; Malachie 2.14–15 ; Matthieu 5.27–32 ; 19.4–6, 8–9 ; Marc 10.6–9 ; Luc 16.18 ; Jean 2.1–11 ; Romains 1.24–27 ; 1 Corinthiens 6.9–11, 18–20 ; 7.1–5, 10–16 ; 11.3, 11–12 ; Éphésiens 5.22–33 ; 6.1–4 ; Colossiens 3.18–21 ; 1 Thessaloniciens 4.3–5 ; Tite 2.4–5 ; Hébreux 13.4 ; 1 Pierre 3.1–7 ; Apocalypse 19.7–9.
(1) Rôles et responsabilités dans le mariage
Dans l’alliance du mariage, le mari reçoit la responsabilité première d’aimer, de diriger et de pourvoir aux besoins de sa femme avec humilité et grâce, selon cet exemple : « Christ a aimé l’Église. Il s’est donné lui-même pour elle ».68 De même, la femme est appelée à aimer, soutenir et respecter son mari, « comme l’Église se soumet à Christ ».69 Ces rôles complémentaires reflètent la sagesse du dessein de Dieu et la beauté de la fidélité à l’alliance.
Genèse 2.15, 18, 24 ; Ecclésiaste 4.9–12 ; Malachie 2.14–15 ; Matthieu 20.25–28 ; Jean 13.1–17, 34–35 ; 1 Corinthiens 7.3–5 ; 11.3, 8–12 ; Éphésiens 5.22–25, 28–29, 33 ; Colossiens 3.18–19 ; 1 Timothée 5.8 ; Tite 2.4–5 ; 1 Pierre 3.1–7.
(2) Les déformations du dessein de Dieu
L’Écriture présente constamment l’union d’un homme et d’une femme comme le dessein immuable de Dieu et le modèle de l’épanouissement humain. Bien que la Bible rapporte des exemples de relations déformées, telles que la polygamie, elle ne les approuve jamais, mais révèle plutôt la souffrance qui résulte de l’abandon du dessein de Dieu. Lorsque les êtres humains redéfinissent le mariage pour y inclure des unions autres que celle d’un homme et d’une femme, ils s’écartent du dessein de Dieu sans pour autant modifier la vérité divine.
Genèse 1.27 ; 2.24 ; 4.19 ; 16.1–5 ; 29.30–31 ; 30.1–9 ; Deutéronome 17.17 ; Lévitique 18.22 ; 20.13 ; Malachie 2.14–15 ; Matthieu 19.4–6 ; Marc 10.6–9 ; Romains 1.24–27 ; 1 Corinthiens 6.9–11 ; 7.2 ; Éphésiens 5.31–33 ; Hébreux 13.4.
(3) Les limites de l’alliance
L’Écriture ordonne aux chrétiens de ne pas épouser des non-croyants, mais elle les appelle à honorer l’alliance du mariage une fois qu’elle a été conclue. Puisque le mariage est une alliance pour la vie, l’Écriture ne permet le divorce et le remariage qu’en cas d’immoralité sexuelle ou d’abandon par un conjoint non croyant. Bien que le divorce et l’immoralité sexuelle soient contraires à la volonté de Dieu, la grâce de Dieu offre pardon et restauration à celui qui se repent.
Genèse 2.24 ; Deutéronome 24.1–2 ; Esdras 9.1–2 ; Malachie 2.14–16 ; Matthieu 5.31–32 ; 19.6, 8–9 ; Marc 10.9–12 ; Luc 16.18 ; Romains 7.2–3 ; 1 Corinthiens 7.10–16, 39 ; 2 Corinthiens 6.14–16 ; Éphésiens 5.31–32 ; Hébreux 13.4 ; 1 Jean 1.7–9.
B. La famille
Selon le dessein de Dieu, la famille constitue l’institution fondamentale de la société et le cadre principal de la formation de disciples. Au sein du foyer, la foi est montrée par l’exemple et enseignée aux générations suivantes dans un environnement de soins, de protection, de discipline et d’amour.
Les parents ont la responsabilité première d’instruire leurs enfants dans la crainte et la connaissance du Seigneur, en façonnant leur caractère par leur enseignement et leur exemple. Si l’Église soutient les efforts de formation de disciples au sein du foyer, elle ne peut remplacer l’investissement spirituel des parents.
Les enfants sont appelés à honorer leurs parents et à leur obéir, reconnaissant l’autorité que Dieu leur a confiée pour leur propre bien et pour la gloire de Dieu.
Des familles fortes, centrées sur Christ et fondées sur l’Écriture, sont essentielles à la progression de l’Évangile de génération en génération, et leur stabilité est indispensable à l’épanouissement de l’Église comme de la société.
Genèse 1.27–28 ; 2.18, 24 ; 18.19 ; Exode 20.12 ; Deutéronome 4.9–10 ; 6.5–7 ; 11.18–21 ; Josué 24.15 ; Psaumes 78.4–7 ; 127.3–5 ; 128.1–4 ; Proverbes 1.8–9 ; 3.11–12 ; 13.24 ; 22.6 ; 29.15 ; Malachie 2.15 ; Matthieu 19.4–6 ; Marc 10.6–9 ; Luc 2.51–52 ; Éphésiens 5.22–25, 28–33 ; 6.1–4 ; Colossiens 3.18–21 ; 1 Timothée 3.4–5, 12 ; 2 Timothée 1.5 ; 3.14–15 ; Tite 2.3–5 ; Hébreux 12.7–11 ; Jacques 1.17.
C. Le sexe et le genre
Dieu a créé l’humanité à son image : « Il créa l’homme et la femme ».70 Il a établi deux sexes biologiques correspondant à deux genres distincts. Le sexe et le genre sont des réalités immuables, inhérentes à la bonté de la création de Dieu, fondées sur la sagesse divine et non soumises aux préférences personnelles ni aux révisions culturelles.
Genèse 1.26–27, 31 ; 2.18–24 ; Psaumes 8.4–6 ; 139.13–14 ; Ecclésiaste 3.11 ; Matthieu 19.4 ; Marc 10.6 ; Actes 17.26–28 ; Romains 1.18–27 ; 1 Corinthiens 11.11–12 ; 15.38–39 ; Galates 3.26–28 ; Éphésiens 5.31–32 ; Colossiens 1.16–17 ; 1 Thessaloniciens 5.23 ; Jacques 3.9.
(1) L’identité de genre
Chaque personne est appelée à accueillir et à exprimer avec reconnaissance et fidélité le sexe et le genre que Dieu lui a donnés. Les efforts visant à redéfinir ou à nier la distinction biblique entre l’homme et la femme, que ce soit par l’idéologie, la pression sociale ou la perception de soi, déforment le dessein de Dieu. Les enseignements qui encouragent la confusion des genres ou le rejet du sexe biologique sont incompatibles avec la vérité biblique. Toutefois, l’Évangile offre pardon, guérison et renouvellement à tous ceux qui se repentent et cherchent leur véritable identité en Christ.
Genèse 1.26–27 ; 2.18–24 ; Psaumes 100.3 ; 139.13–14 ; Ecclésiaste 7.29 ; Ésaïe 5.20 ; 43.6–7 ; Matthieu 16.24 ; 19.4 ; Jean 1.12–13 ; Romains 6.6–7 ; 8.5–11 ; 12.1–2 ; 1 Corinthiens 6.9–11, 19–20 ; 15.49 ; 2 Corinthiens 5.17 ; Galates 2.20 ; 3.26–28 ; Éphésiens 2.10 ; 4.20–24 ; Colossiens 1.16–17 ; 3.9–10 ; 1 Thessaloniciens 5.23 ; Hébreux 12.1–2 ; 1 Jean 1.7–9 ; 2.3–6.
(2) Les rôles des hommes et des femmes
Les hommes et les femmes ont une égale valeur devant Dieu, tout en remplissant des rôles distincts et complémentaires dans l’Église et la famille. Les différences entre les sexes ne sont pas des signes d’inégalité, mais reflètent l’ordre et le dessein divins. Dieu a créé les différences entre les hommes et les femmes non comme des obstacles à surmonter, mais comme des dons qui contribuent à l’épanouissement humain. Les hommes et les femmes sont appelés à vivre en harmonie, en respectant les contributions complémentaires des uns et des autres au foyer, à l’Église et à la société.
Genèse 1.26–28 ; 2.18–24 ; Psaume 8.4–6 ; Ecclésiaste 4.9–12 ; Matthieu 19.4–6 ; Romains 12.4–5 ; 1 Corinthiens 11.3, 11–12 ; 12.12–13 ; Galates 3.26–28 ; Éphésiens 5.21–33 ; Colossiens 3.18–19 ; 1 Thessaloniciens 5.12–13 ; 1 Pierre 3.1–7.
D. La sexualité
La volonté de Dieu pour l’humanité est la pureté en dehors du mariage et la fidélité au sein du mariage. L’intimité sexuelle est un don de Dieu destiné exclusivement à l’alliance du mariage. Dans cette union, l’union physique signifie l’amour mutuel, la fidélité et l’unité de l’alliance. Toute activité sexuelle en dehors de ces limites — notamment l’adultère, la fornication, l’homosexualité, la pornographie et le polyamour — constitue une déformation pécheresse du dessein de Dieu.
L’activité sexuelle en dehors du mariage contredit la volonté de Dieu, corrompt son don, fait du tort aux personnes et nuit à l’épanouissement humain. Persister dans le péché sexuel, le promouvoir ou en faire un élément de son identité est incompatible avec une profession crédible de fidélité, d’amour ou d’obéissance envers Jésus-Christ. Néanmoins, le pardon et une vie nouvelle sont offerts à tous ceux qui se repentent et croient en Jésus-Christ, qui seul restaure les personnes brisées par le péché sexuel et renouvelle les affections du cœur.
Genèse 2.24–25 ; Exode 20.14 ; Lévitique 18.6–23 ; 20.10–16 ; Proverbes 5.18–23 ; 6.23–35 ; 7.6–27 ; Ecclésiaste 9.9 ; Cantique des cantiques 4.9–12 ; 7.10–12 ; Matthieu 5.27–30 ; 15.18–20 ; 19.4–6 ; Jean 8.10–11 ; Romains 1.24–27 ; 6.12–14 ; 13.13–14 ; 1 Corinthiens 5.1–5 ; 6.9–11, 13, 18–20 ; 7.2–5, 9 ; Galates 5.19–21 ; Éphésiens 5.3–5 ; Philippiens 4.8 ; Colossiens 3.5 ; 1 Thessaloniciens 4.3–8 ; 1 Timothée 1.9–11 ; Hébreux 13.4 ; Jacques 1.14–15 ; 1 Pierre 2.11–12 ; 2 Pierre 2.6–10 ; 1 Jean 1.7–9 ; Apocalypse 2.20–23 ; 21.8.
E. La sainteté de la vie
La vie humaine est un don de Dieu, digne d’être protégée depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Dieu interdit de verser le sang innocent et appelle son peuple à défendre les personnes vulnérables. Par conséquent, des pratiques telles que l’avortement, l’euthanasie, le suicide assisté, l’infanticide, la recherche sur les cellules souches embryonnaires, l’eugénisme et certaines formes de fécondation in vitro qui marchandisent ou détruisent des embryons sont de graves péchés qui exigent la repentance.
Toute personne, y compris celles qui ne sont pas encore nées, a droit à une justice égale et à la protection de la loi, et il appartient aux autorités civiles de défendre le caractère sacré de la vie en punissant sans partialité l’effusion de sang innocent.
Les chrétiens sont appelés à agir avec compassion et justice dans une société qui dévalorise souvent la vie, en montrant que toute vie est un don de Dieu et que chaque souffle est une occasion de refléter sa gloire. L’Église a la responsabilité de proclamer à la fois la norme de Dieu et sa miséricorde, en offrant le pardon et la restauration par l’Évangile.
Genèse 1.26–27 ; 2.7 ; 4.8–10 ; 9.5–6 ; Exode 20.13 ; 21.22–25 ; Deutéronome 10.18–19 ; 19.10 ; 30.19–20 ; Job 10.8–12 ; 31.15 ; Psaumes 22.9–10 ; 82.3–4 ; 127.3 ; 139.13–16 ; Proverbes 6.16–17 ; 12.10 ; 24.11–12 ; Ecclésiaste 11.5 ; Ésaïe 49.1, 5 ; Jérémie 1.4–5 ; Matthieu 5.21–22 ; 19.18–19 ; Luc 1.41–44 ; Jean 10.10 ; Romains 12.9–10 ; 13.1–4 ; 1 Corinthiens 3.16–17 ; Éphésiens 2.10 ; Philippiens 2.3–4 ; Jacques 1.27 ; 2.8–9 ; 1 Jean 3.15–17 ; Apocalypse 21.8.
F. Le gouvernement civil et la société
Dieu a établi le gouvernement civil pour promouvoir la justice, encourager ce qui est juste, réprimer le mal et maintenir l’ordre. L’État rend finalement compte à Dieu de l’autorité qu’il exerce. Par conséquent, la compétence de l’État est limitée : il ne doit ni usurper l’autorité de Dieu, ni empiéter sur les responsabilités confiées à l’Église ou à la famille, ni violer la conscience individuelle.
Les chrétiens ont la responsabilité de prier pour les autorités civiles, d’honorer leur fonction et de leur être soumis dans tout ce qui est compatible avec l’obéissance à la Parole de Dieu. Lorsque la loi humaine entre en conflit avec la volonté de Dieu, les chrétiens sont tenus d’« obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ».71
Genèse 9.5–6 ; Exode 18.21–23 ; Deutéronome 16.18–20 ; 17.18–20 ; 2 Samuel 23.3 ; 1 Rois 3.9 ; Psaumes 2.10–12 ; 72.1–4 ; Proverbes 8.15–16 ; 14.34 ; 16.12 ; 20.28 ; 29.2, 4 ; Ecclésiaste 8.2–5 ; Ésaïe 1.16–17 ; Jérémie 22.3 ; Daniel 2.20–21 ; 3.16–18 ; 6.10, 21–22 ; Michée 6.8 ; Matthieu 22.17–21 ; Luc 20.25 ; Jean 19.10–11 ; Actes 4.19–20 ; 5.29 ; Romains 13.1–7 ; 1 Corinthiens 7.21–22 ; Philippiens 3.20 ; 1 Timothée 2.1–4 ; Tite 3.1–2 ; Hébreux 11.23 ; 1 Pierre 2.13–17 ; Apocalypse 13.1–7 ; 19.11–16.
G. La justice biblique
La véritable justice prend sa source dans le caractère juste de Dieu lui-même. Par conséquent, Dieu appelle son peuple à « pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement »72 avec lui. La justice biblique défend la vérité, l’impartialité et la responsabilité personnelle, motivée par l’amour de Dieu et du prochain plutôt que par le ressentiment ou l’envie. La justice biblique est inséparable de l’Évangile et ne peut être obtenue par la révolution politique ou la redistribution économique. La croix est le moyen par lequel Dieu apporte la véritable liberté, redresse l’injustice et restaure toutes choses en Christ.
Deutéronome 10.17–18 ; 16.18–20 ; 24.17–18 ; 2 Samuel 8.15 ; 1 Rois 10.9 ; 2 Chroniques 19.6–7 ; Job 34.10–12, 17–19 ; Psaumes 9.7–8 ; 11.7 ; 33.5 ; 72.1–4 ; 85.10–11 ; 89.14 ; 94.15 ; 103.6 ; Proverbes 14.31 ; 17.15 ; 20.10, 23 ; 21.3 ; 28.5 ; 29.7 ; Ésaïe 1.16–17 ; 5.20–23 ; 9.6–7 ; 30.18 ; 42.1–4 ; 56.1 ; Jérémie 9.23–24 ; 22.3 ; Ézéchiel 18.5–9 ; Michée 6.8 ; Zacharie 7.9–10 ; Matthieu 5.6 ; 12.18–21 ; 23.23 ; Luc 4.18–19 ; 10.33–37 ; Jean 3.16–17 ; Romains 2.6–11 ; 3.21–26 ; 12.9, 17–21 ; 13.8–10 ; 2 Corinthiens 5.18–21 ; Galates 3.28 ; Éphésiens 2.14–16 ; 4.24 ; Philippiens 4.8–9 ; Colossiens 3.12–14 ; 1 Timothée 1.5 ; Jacques 1.27 ; 2.1–13 ; 3.17–18 ; 1 Jean 1.7–9 ; Apocalypse 19.11.
H. Les idéologies antichrétiennes
Toute idéologie ou philosophie qui redéfinit l’identité humaine, la morale ou la vérité en fonction du pouvoir, de l’oppression ou du matérialisme s’oppose à l’Évangile. Parmi les exemples figurent la théorie critique, l’intersectionnalité, le féminisme radical, la théorie queer et d’autres cadres contemporains crypto-marxistes qui privilégient les catégories sociales au détriment de l’anthropologie biblique. Ces systèmes tendent à diviser l’humanité en groupes concurrents plutôt qu’à unir tous les êtres humains sous la grâce transformatrice de Christ.
Chaque personne, quels que soient son origine ethnique, son sexe ou son statut, porte l’image de Dieu et partage le besoin commun de l’humanité d’être rachetée par l’Évangile. La justice et la réconciliation authentiques ne s’obtiennent pas par la culpabilité collective ni par l’entretien des griefs, mais par la repentance, le pardon et une vie nouvelle en Christ.
L’Église doit donc rejeter sans équivoque tout mouvement, qu’il soit séculier ou religieux, qui sape l’Écriture, redéfinit le péché comme oppression ou remplace la grâce par l’activisme politique. Par-dessus tout, l’Évangile et ses fondements ne doivent jamais être compromis dans la recherche de l’approbation de la société.
Genèse 1.26–27 ; 3.1–5 ; 11.1–9 ; Deutéronome 6.4–5 ; 10.17–19 ; 29.29 ; Psaumes 2.1–3 ; 19.7–9 ; 33.5 ; 36.1–4 ; Proverbes 1.29–31 ; 3.5–7 ; 14.12 ; 16.25 ; 18.1–2 ; Ésaïe 5.20–21 ; 29.13–16 ; 30.1–2 ; Jérémie 9.23–24 ; 17.5–9 ; 18.12 ; Michée 6.8 ; Habakuk 2.4 ; Matthieu 15.8–9 ; 22.36–40 ; 24.4–5 ; Jean 8.31–32 ; 14.6 ; 17.14–17 ; Actes 17.26–27 ; Romains 1.18–25 ; 2.1–11 ; 3.22–23 ; 8.5–8 ; 12.2 ; 14.12 ; 1 Corinthiens 1.18–25 ; 2.6–16 ; 3.18–20 ; 2 Corinthiens 5.17–19 ; 10.3–5 ; Galates 1.6–9 ; 3.26–28 ; Éphésiens 2.14–16 ; 4.14–15 ; Philippiens 3.18–21 ; Colossiens 2.8–10, 18–23 ; 1 Timothée 6.3–5 ; 2 Timothée 3.1–5, 12–17 ; Tite 1.9, 14 ; Jacques 3.13–18 ; 4.1–4 ; 1 Jean 2.15–17 ; 4.1–6 ; Jude 3–4 ; Apocalypse 5.9–10 ; 18.2–4.
12. Questions d’apologétique
A. La vérité objective et la clarté morale
La vérité correspond à la réalité ; elle est objective, absolue et fondée dans la nature de Dieu. Dans la société contemporaine, la vérité est souvent considérée comme relative et la morale comme subjective ; pourtant, l’Écriture définit ce qui est bon, juste et vrai pour tous les peuples de toutes les époques. La vérité morale n’est pas construite par la société ou la culture, mais révélée par le Créateur. L’attachement des chrétiens à Christ implique un attachement à sa vérité, et ils ont la responsabilité de dire « la vérité dans l’amour »,73 même lorsque cela est impopulaire dans la culture. Comme Jésus a enseigné que « la vérité vous rendra libres »,74 la vérité n’est pas oppressive mais libératrice, offrant la liberté à ceux qui croient et obéissent à la Parole de Dieu.
Deutéronome 4.39 ; 32.4 ; Psaumes 19.7–9 ; 25.5 ; 31.5 ; 33.4 ; 86.11 ; 119.89, 142, 151, 160 ; Proverbes 8.7–8 ; 12.17, 19 ; 16.6 ; 23.23 ; Ésaïe 5.20 ; 40.8 ; 45.19 ; Jérémie 10.10 ; Daniel 10.21 ; Michée 6.8 ; Malachie 3.6 ; Matthieu 5.18–19 ; 7.24–27 ; 24.35 ; Jean 1.14, 17 ; 3.19–21 ; 8.31–32, 36 ; 14.6 ; 17.17 ; Actes 17.30–31 ; Romains 1.18–25 ; 2.2, 8, 14–16 ; 3.4 ; 12.2 ; 1 Corinthiens 13.6 ; 2 Corinthiens 4.2 ; 10.5 ; Galates 4.16 ; Éphésiens 4.15, 21, 25 ; Philippiens 4.8 ; Colossiens 2.8 ; 1 Thessaloniciens 2.13 ; 2 Thessaloniciens 2.10–12 ; 2 Timothée 2.15, 25 ; 3.16–17 ; 4.3–4 ; Tite 1.2 ; Hébreux 4.12 ; 6.18 ; Jacques 1.17–18 ; 3.17 ; 1 Jean 1.5–6 ; 3.18–19 ; 4.6 ; 3 Jean 3–4 ; Apocalypse 19.11.
B. La foi, la raison et le monde naturel
L’ordre créé révèle la sagesse, la puissance et la beauté de Dieu, qui a appelé toutes choses à l’existence par sa Parole. La raison est la plus sûre lorsqu’elle est fondée sur la révélation, unissant la connaissance à la sagesse et la découverte à la dévotion. L’étude de la nature, lorsqu’elle est menée correctement, nourrit à la fois l’émerveillement et l’adoration, puisque la recherche scientifique et la foi chrétienne proviennent de la même Source de vérité.
La recherche scientifique honore Dieu lorsqu’elle se caractérise par la révérence, l’humilité et le sens de la responsabilité morale. En l’absence de ces vertus, la raison peut devenir orgueilleuse et insensible aux preuves du dessein divin. Le naturalisme, qui rejette le surnaturel, ne parvient pas à rendre compte de l’origine, de l’ordre ni du sens de l’univers. En définitive, toute la vérité révélée dans la création ramène l’attention vers le Créateur, qui a fait et soutient toutes choses.
Genèse 1.1, 31 ; Exode 31.3–5 ; Deutéronome 29.29 ; Job 12.7–10 ; 26.7–14 ; Psaumes 8.3–4 ; 19.1–4 ; 33.6, 9 ; 92.5 ; 104.24 ; Proverbes 1.7 ; 2.6 ; 3.19–20 ; 9.10 ; 25.2 ; Ecclésiaste 3.11 ; Ésaïe 40.12, 26 ; 45.18 ; Jérémie 10.12 ; Daniel 2.21–22 ; Jean 1.1–3, 14 ; Actes 14.15–17 ; 17.24–28 ; Romains 1.19–20 ; 11.33–36 ; 1 Corinthiens 1.18–25 ; 2.14 ; 8.6 ; Colossiens 1.16–17 ; 2.3, 8 ; 1 Timothée 6.20–21 ; Hébreux 1.2–3 ; 11.3 ; Jacques 1.5 ; 3.13, 17 ; Apocalypse 4.11.
C. La bonté de Dieu et le problème du mal
Dieu est parfaitement bon, juste et sage ; l’existence du mal et de la souffrance ne met en cause ni son caractère ni sa puissance. Le mal a pris naissance dans la rébellion des anges et la désobéissance de l’humanité, mais Dieu le permet pour des raisons qu’il connaît et qui manifestent finalement sa gloire et sa justice. La souveraineté et la providence de Dieu embrassent même les réalités douloureuses d’un monde déchu. Dieu fait sortir le bien du mal, la lumière des ténèbres et la rédemption de la tragédie.
La croix de Christ constitue la démonstration décisive de la victoire de Dieu sur le mal par l’amour, la justice et la miséricorde. Pour les croyants, la souffrance sert de moyen d’affinement spirituel et conduit à une dépendance plus profonde envers Dieu. Bien que la restauration complète de toutes choses ne soit pas encore visible, les croyants peuvent avoir confiance que Dieu finira par éliminer tout mal et « essuiera toute larme de leurs yeux »,75 tandis que sa grâce qui les soutient les garde jusque-là.
Genèse 3.1–6, 14–19 ; 50.20 ; Deutéronome 32.4 ; Job 1.21–22 ; 2.10 ; 37.23 ; Psaumes 10.14 ; 34.17–19 ; 66.10–12 ; 73.16–17 ; 94.12–15 ; 119.68, 71 ; Ecclésiaste 7.13–14 ; Ésaïe 45.7 ; 53.4–6, 10–11 ; Habakuk 1.13 ; Matthieu 5.10–12 ; 26.39 ; Luc 13.1–5 ; 22.31–32 ; Jean 9.2–3 ; 11.4 ; 16.33 ; Actes 2.23 ; 4.27–28 ; Romains 5.3–5 ; 8.18, 28 ; 9.14–15, 22–23 ; 11.33–36 ; 1 Corinthiens 10.13 ; 15.24–26 ; 2 Corinthiens 1.3–4 ; 4.16–18 ; 12.9–10 ; Philippiens 1.29 ; 3.10 ; 1 Thessaloniciens 3.3 ; 2 Thessaloniciens 1.6–7 ; Hébreux 2.9–10 ; 4.15–16 ; 12.5–11 ; Jacques 1.2–4, 13–17 ; 1 Pierre 1.6–7 ; 4.12–13, 19 ; 5.10 ; 1 Jean 3.8 ; Apocalypse 20.10 ; 21.3–4 ; 22.3.
D. Les affirmations de Christ
Jésus de Nazareth s’est présenté non pas simplement comme un prophète, un enseignant moral ou un faiseur de miracles, mais comme le Fils éternel de Dieu et le Seigneur de tous. Ses paroles et ses actes reflètent constamment la conscience de son identité et de sa mission divines.
Selon les Évangiles, il a constamment parlé et agi avec une autorité divine, notamment en pardonnant les péchés, en redéfinissant le sabbat et en se déclarant le Juge final de l’humanité. Il s’est attribué le nom sacré « je suis »,76 s’est identifié comme étant un avec le Père et a accepté l’adoration réservée à Dieu seul. Jésus parlait de Dieu de manière unique comme de « mon Père »,77 indiquant une relation d’égalité plutôt que de subordination. Il a affirmé que le connaître, c’était connaître le Père, que le voir, c’était voir le Père, et que l’honorer, c’était honorer le Père.
Il a revendiqué l’autorité de donner la vie éternelle et de ressusciter les morts au dernier jour. Interrogé sous serment devant le grand-prêtre, il a affirmé être « le Messie, le Fils du Dieu béni ».78 Il a annoncé que ses accusateurs le verraient « assis à la droite du Dieu tout-puissant »79 et « venant sur les nuées du ciel »,80 revendiquant ainsi la royauté divine.
Les affirmations de Jésus exigent une réponse de notre part, car elles ne nous permettent pas d’occuper une position intermédiaire en le considérant seulement comme un grand enseignant ou un exemple moral. Soit Jésus disait la vérité en tant que Dieu incarné, soit il blasphémait en s’arrogeant des prérogatives divines.
Le témoignage de sa vie sans péché, de ses œuvres miraculeuses, des prophéties accomplies et de sa résurrection corporelle confirme ses affirmations. Par conséquent, les croyants confessent avec Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant »,81 et proclament avec Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ».82
Genèse 1.1–3 ; Exode 3.14 ; Deutéronome 6.4 ; Psaumes 2.6–12 ; 45.6–7 ; 110.1 ; Ésaïe 9.6–7 ; 40.3 ; 42.8 ; Daniel 7.13–14 ; Michée 5.2 ; Matthieu 1.21–23 ; 7.21, 28–29 ; 9.2–8 ; 10.32–33 ; 11.27 ; 12.8, 50 ; 14.33 ; 16.15–17 ; 18.10, 19 ; 20.23 ; 21.15–16 ; 25.34 ; 26.39, 42, 53, 63–64 ; 28.18–20 ; Marc 2.5–12 ; 14.61–62 ; Luc 4.18–21 ; 5.20–26 ; 7.48–50 ; 10.22 ; 15.18 ; 22.29, 69 ; 24.49 ; Jean 1.1–3, 14, 18 ; 5.17–29 ; 6.32, 40 ; 8.19, 24, 38, 49, 54, 58 ; 9.35–38 ; 10.18, 29–38 ; 11.25–26 ; 13.13 ; 14.6–11, 20–21, 23 ; 15.1, 8, 15, 23–24 ; 17.5 ; 18.5–6 ; 20.17, 27–29 ; Actes 2.36 ; 4.10–12 ; 7.55–56 ; Romains 9.5 ; 10.9–13 ; 1 Corinthiens 8.6 ; Philippiens 2.5–11 ; Colossiens 1.15–20 ; 2.9 ; Tite 2.13 ; Hébreux 1.2–3, 6, 8–12 ; 13.8 ; 1 Jean 1.1–2 ; 4.14–15 ; 5.20 ; Apocalypse 1.7, 17–18 ; 5.12–14 ; 19.11–16 ; 22.12–13.
13. Le Royaume
Le Royaume de Dieu est le règne souverain de notre Roi éternel sur toute la création, manifestant son autorité divine, sa justice et sa grâce. Les prophètes ont annoncé le Royaume, Christ l’a inauguré, et il atteindra son accomplissement dans la nouvelle création. Dans l’époque présente, le Royaume existe à la fois comme une réalité spirituelle et comme une puissance transformatrice. Il ne se définit pas par des frontières terrestres ni par des systèmes politiques, mais se manifeste partout où Christ règne dans le cœur des croyants.
L’Église sert d’expression visible et d’instrument du Royaume, proclamant son Évangile à toutes les nations et manifestant sa puissance. Le Royaume est déjà présent, mais il n’est pas encore achevé. Au retour de Christ, son règne royal s’exercera ouvertement sur la terre tandis qu’il régnera avec son peuple racheté. Après que tout ennemi aura été soumis, « le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort ».83 Le Royaume atteindra alors son accomplissement dans la nouvelle création. Les rachetés régneront éternellement avec Christ dans une justice, une paix et une joie parfaites, et tout genou fléchira devant le Roi des rois, dont le Royaume n’aura pas de fin.
Genèse 1.1, 26–28 ; 12.1–3 ; Exode 15.18 ; 19.5–6 ; Deutéronome 17.14–20 ; 1 Samuel 2.10 ; 8.7 ; 2 Samuel 7.12–16 ; 1 Chroniques 29.11–12 ; Psaumes 2.6–9 ; 22.28 ; 47.2, 7–8 ; 72.8–11 ; 93.1–2 ; 103.19 ; 110.1–3 ; 145.10–13 ; Ésaïe 2.2–4 ; 9.6–7 ; 11.1–10 ; 24.23 ; 40.9–10 ; 52.7 ; Daniel 2.44 ; 4.3, 17 ; 7.13–14, 27 ; Michée 4.1–8 ; Zacharie 9.9–10 ; 14.9 ; Matthieu 3.2 ; 4.17, 23 ; 5.3, 10 ; 6.9–10, 33 ; 10.7 ; 12.28 ; 13.31–33, 44–46 ; 16.18–19 ; 19.28 ; 24.14 ; 25.31–34 ; 28.18–20 ; Marc 1.14–15 ; 4.26–32 ; 9.1 ; Luc 4.43 ; 8.1 ; 11.20 ; 17.20–21 ; 19.11–27 ; 22.29–30 ; Jean 3.3, 5 ; 6.15 ; 18.36 ; Actes 1.3, 6–8 ; 8.12 ; 14.22 ; 20.25 ; 28.30–31 ; Romains 14.17 ; 1 Corinthiens 4.20 ; 6.9–10 ; 15.24–26 ; Galates 5.21 ; Éphésiens 1.20–23 ; 2.19–22 ; Colossiens 1.13 ; 4.11 ; 1 Thessaloniciens 2.12 ; 2 Thessaloniciens 1.5 ; 2 Timothée 4.1, 18 ; Hébreux 1.8 ; 2.5–9 ; 12.28 ; Jacques 2.5 ; 2 Pierre 1.11 ; Apocalypse 1.5–6 ; 5.9–10 ; 11.15 ; 19.11–16 ; 20.1–6 ; 21.1–4, 22–27 ; 22.1–5.
14. Les choses dernières
A. La mort et l’état intermédiaire
À cause du péché, tous les êtres humains sont destinés à mourir. À la mort, l’âme et le corps sont séparés, et l’âme entre dans l’un des deux états intermédiaires. Les âmes de ceux qui sont déclarés justes en Christ sont immédiatement reçues en sa présence, où elles jouissent consciemment de la communion avec le Seigneur en attendant la résurrection du corps. Les âmes de ceux qui rejettent avec persistance la miséricorde de Dieu offerte en Christ sont retenues dans un état de souffrance et de séparation consciente d’avec Dieu jusqu’au jugement final. Il n’existe ni purgatoire ni seconde possibilité de salut après la mort.
Genèse 2.17 ; 3.19 ; Nombres 16.22 ; Job 14.1–14 ; Psaumes 49.14–15 ; 73.24 ; 90.10 ; Ecclésiaste 12.7 ; Matthieu 10.28 ; 22.31–32 ; 25.46 ; Luc 16.22–26 ; 20.37–38 ; 23.42–43 ; Jean 8.24 ; 11.25–26 ; 12.26 ; Actes 7.59 ; Romains 5.12 ; 6.23 ; 14.8–9 ; 2 Corinthiens 5.1–8 ; Philippiens 1.21–23 ; 1 Thessaloniciens 5.10 ; Hébreux 9.27 ; 10.27 ; 12.23 ; Jacques 2.26 ; 2 Pierre 2.9 ; Jude 6–7 ; Apocalypse 6.9–11 ; 14.13.
B. Le retour de Christ et la résurrection des rachetés
Jésus-Christ, le Seigneur ressuscité, reviendra personnellement, visiblement, puissamment et glorieusement pour prendre son peuple auprès de lui et exercer son règne royal sur la terre. Le moment précis de son retour n’est connu que du Père ; les croyants sont donc appelés à demeurer vigilants, fidèles et prêts.
À sa venue, ceux qui appartiennent à Christ et qui sont morts ressusciteront corporellement, et les croyants encore vivants seront transformés et rassemblés auprès de lui. Ensemble, les rachetés partageront sa victoire et régneront avec lui.
Job 19.25–27 ; Daniel 7.13–14 ; Zacharie 14.4–5 ; Matthieu 16.27 ; 24.27, 30–31, 36, 42–44 ; Marc 8.38 ; 13.26–33 ; Luc 12.40 ; 17.24–30 ; 21.27–28 ; Jean 6.39–40, 44, 54 ; 14.2–3 ; Actes 1.9–11 ; Romains 8.10–11 ; 1 Corinthiens 15.20–23, 51–54 ; Philippiens 3.20–21 ; 1 Thessaloniciens 4.13–18 ; 5.2–6 ; 2 Thessaloniciens 1.7–10 ; 2.1–2 ; 2 Timothée 4.8 ; Tite 2.11–14 ; Hébreux 9.28 ; Jacques 5.7–9 ; 1 Jean 2.28 ; 3.2–3 ; Apocalypse 1.7 ; 19.11–16 ; 20.4–6 ; 22.20.
C. Le règne millénaire
Après son retour, Jésus-Christ régnera sur la terre avec son peuple racheté pendant mille ans. Durant cette période, Satan sera retenu et Christ gouvernera les nations avec justice. À la fin des mille ans, Satan sera relâché et conduira une dernière rébellion contre Dieu. Cette rébellion sera définitivement vaincue, Satan sera jeté dans le châtiment éternel et les morts impies ressusciteront pour le jugement final.
Psaumes 2.6–9 ; Ésaïe 11.1–10 ; Zacharie 14.4–9 ; Matthieu 19.28 ; Luc 22.29–30 ; 1 Corinthiens 15.24–26 ; Apocalypse 5.9–10 ; 19.11–21 ; 20.1–10.
D. Le jugement final
Après la résurrection des méchants, Dieu mènera son jugement à son accomplissement final. Tout secret sera révélé et tout tort sera réparé. Ceux dont le nom est écrit dans le livre de vie entreront dans la vie éternelle, tandis que ceux qui ont rejeté la miséricorde de Dieu en Christ seront voués au châtiment éternel. Le jugement de Dieu manifestera sa sainteté, sa droiture et sa justice parfaites, et personne ne pourra l’accuser d’agir injustement.
Psaumes 50.3–6 ; 96.13 ; 98.9 ; Ecclésiaste 12.14 ; Daniel 7.9–10 ; 12.2–3 ; Matthieu 16.27 ; 25.31–46 ; Jean 5.22–29 ; 12.48 ; Actes 10.42 ; 17.30–31 ; Romains 2.5–16 ; 14.10–12 ; 1 Corinthiens 4.5 ; 2 Corinthiens 5.10 ; 2 Timothée 4.1 ; Hébreux 9.27 ; 1 Pierre 4.5 ; Jude 14–15 ; Apocalypse 11.18 ; 20.11–15 ; 22.12.
E. L’état éternel
L’Écriture décrit comme éternelles les destinées finales des rachetés et des méchants. Ceux qui appartiennent à Christ demeureront éternellement dans la présence de Dieu, dans « un nouveau ciel et une nouvelle terre »,84 revêtus de corps glorifiés et jouissant d’une justice, d’une paix, d’une joie et d’une communion parfaites avec lui.
Satan, ses anges et tous ceux qui persistent dans l’incrédulité demeureront sous un châtiment éternel. La réponse d’une personne à l’Évangile durant cette vie est le seul facteur déterminant de son état éternel.
Ésaïe 25.6–9 ; 35.10 ; 65.17–25 ; 66.22–24 ; Daniel 12.2–3 ; Matthieu 5.12 ; 7.13–14 ; 10.28 ; 13.41–43, 49–50 ; 25.31–46 ; Marc 9.43–48 ; Jean 3.16–18, 36 ; 5.28–29 ; 6.40 ; 10.28 ; Romains 6.23 ; 8.18–23 ; 1 Corinthiens 15.42–57 ; Philippiens 3.20–21 ; 2 Thessaloniciens 1.7–9 ; 2 Pierre 3.7, 13 ; Jude 6–7, 13 ; Apocalypse 14.10–11 ; 20.10, 14–15 ; 21.1–8, 22–27 ; 22.1–5, 14–15.
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Hébreux 4.12, SG21.↩
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Psaume 111.10 ; Proverbes 9.10, SG21.↩
-
Romains 2.15, SG21.↩
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Romains 1.20, SG21.↩
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Tite 2.14, SG21.↩
-
Le Petit Catéchisme de Westminster.↩
-
Jean 5.26, SG21.↩
-
Actes 17.28, SG21.↩
-
Le Symbole de Nicée.↩
-
Le Symbole de Nicée.↩
-
Philippiens 2.6, SG21.↩
-
Le Symbole de Nicée.↩
-
Le Symbole des Apôtres.↩
-
La Définition de Chalcédoine.↩
-
Jean 1.14, SG21.↩
-
Colossiens 1.15, SG21.↩
-
Hébreux 1.3, SG21.↩
-
Colossiens 2.9, SG21.↩
-
1 Timothée 1.15, SG21.↩
-
Le Symbole des Apôtres.↩
-
Actes 2.23, SG21.↩
-
Le Symbole des Apôtres.↩
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Hébreux 4.14, SG21.↩
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1 Timothée 2.5, SG21.↩
-
2 Timothée 4.1 ; 1 Pierre 4.5, SG21. Voir aussi le Symbole des Apôtres.↩
-
Apocalypse 12.5, SG21.↩
-
Jean 16.8, SG21.↩
-
La Confession de foi de Philadelphie.↩
-
Éphésiens 2.8, SG21.↩
-
Éphésiens 2.1, SG21.↩
-
Jean 3.3, SG21.↩
-
Actes 20.21, NEG1979.↩
-
Galates 2.20, SG21.↩
-
Galates 6.15, SG21.↩
-
Romains 3.28, SG21.↩
-
Hébreux 8.12, SG21.↩
-
Romains 8.1, SG21.↩
-
2 Pierre 3.9, SG21.↩
-
1 Timothée 2.4, SG21.↩
-
Hébreux 2.9, SG21.↩
-
1 Timothée 2.6, SG21.↩
-
Romains 1.16, SG21.↩
-
La Confession baptiste du New Hampshire.↩
-
1 Pierre 1.5, SG21.↩
-
Romains 8.16, SG21.↩
-
Romains 2.15, SG21.↩
-
Romains 1.20, SG21.↩
-
1 Corinthiens 9.21, SG21.↩
-
Le Symbole des Apôtres.↩
-
Hébreux 4.14, SG21.↩
-
1 Timothée 2.5, SG21.↩
-
Matthieu 28.19, SG21.↩
-
Galates 6.10, DBY.↩
-
Romains 6.4, SG21.↩
-
Éphésiens 1.6, SG21.↩
-
Marc 10.45, SG21.↩
-
Galates 5.22–23, SG21.↩
-
Éphésiens 6.12, SG21.↩
-
Jacques 4.7, SG21.↩
-
Éphésiens 6.11, SG21.↩
-
1 Corinthiens 16.13, SG21.↩
-
2 Corinthiens 5.20, SG21.↩
-
Éphésiens 4.15, SG21.↩
-
Marc 16.15, SG21.↩
-
Matthieu 28.19, SG21.↩
-
1 Pierre 3.16, SG21.↩
-
Genèse 2.24, NEG1979.↩
-
Éphésiens 5.25, SG21.↩
-
Éphésiens 5.24, SG21.↩
-
Genèse 1.27, SG21.↩
-
Actes 5.29, SG21.↩
-
Michée 6.8, NEG1979.↩
-
Éphésiens 4.15, SG21.↩
-
Jean 8.32, SG21.↩
-
Apocalypse 21.4, SG21.↩
-
Jean 8.58, SG21.↩
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Matthieu 7.21 ; 10.32–33 ; 11.27 ; 12.50 ; 16.17 ; 18.10, 19 ; 20.23 ; 25.34 ; 26.39, 42, 53 ; Luc 10.22 ; 15.18 ; 22.29 ; 24.49 ; Jean 5.17 ; 6.32, 40 ; 8.19, 38, 49, 54 ; 10.18, 29, 37 ; 14.7, 20–21, 23 ; 15.1, 8, 15, 23–24 ; 20.17, SG21.↩
-
Marc 14.61, SG21.↩
-
Luc 22.69, SG21.↩
-
Matthieu 26.64, SG21.↩
-
Matthieu 16.16, SG21.↩
-
Jean 20.28, SG21.↩
-
1 Corinthiens 15.26, SG21.↩
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2 Pierre 3.13, SG21.↩