Informations sur le message
- Passages clés : Ésaïe 7:1–16
- Série : Jésus dans l’Ancien Testament (2024), no 10
- Date : dimanche 15 décembre 2024 (matin)
- Lieu : Central Baptist Church — Lawton, Oklahoma
- Prédicateur : Jared Byrns
Texte
Sauvetage inattendu
L’une des leçons que la Bible nous enseigne sans cesse est que le sauvetage vient souvent de là où on l’attend le moins. Cela me rappelle l’incendie d’origine électrique que nous avons eu à la maison. Évidemment, nous ne nous y attendions pas. Du moins, pas moi.
Quand nous avons emménagé, il y avait cette prise ronde en fer rouillé dans notre jardin. Je ne savais pas à quoi elle servait jusqu’à la nuit où nous avons entendu une forte explosion alors que nous préparions les enfants pour le coucher. Il y a eu une coupure de courant dans la maison, et quand nous avons regardé dehors, de la fumée sortait de cette chose.
Je ne sais toujours pas ce que c’était, mais nous avons pensé qu’il fallait appeler les pompiers. C’est ce que nous avons fait, et nous avons attendu quelques minutes leur arrivée. Nous étions dehors à discuter avec les voisins, et l’un des enfants a dit : « Papa, les Comanches sont là ! »
Je ne savais même pas ce que cela signifiait. En tant qu’étudiant en histoire, devrais-je m’inquiéter ? Qu’est-ce que c’est ? Les Britanniques arrivent-ils aussi ? Sans vouloir offenser personne, si vous êtes Comanche ; aucune offense n’est voulue.
Mais j’ai regardé dehors, et c’était le service d’incendie de la nation Comanche. Je ne savais même pas qu’ils avaient un service d’incendie, mais j’étais très reconnaissant qu’il en existe un. Puis un autre, celui de Paradise Valley, est arrivé. C’était mon premier incendie en zone rurale.
C’était peut-être mon premier incendie, mais j’ai grandi en ville, où les pompiers interviennent régulièrement. Au final, trois ou quatre casernes étaient sur place pour éteindre ce petit feu d’origine électrique. La nôtre est arrivée en dernier, ce qui n’était pas de leur faute. Ce sont tous des pompiers volontaires, donc c’est le premier arrivé qui compte.
Je ne m’attendais pas à voir autant de monde, et encore moins les Comanches et leur super camion, je crois qu’il y avait une Mustang dessus. Je ne m’attendais pas à ce que la Nation Comanche vienne nous secourir comme elle l’a fait. On a tous probablement des histoires où, si on y réfléchit, on a été secourus ou aidés par quelqu’un qu’on n’attendait pas, ou d’une manière inattendue.
Dieu est très doué pour créer des circonstances où Il sauve Son peuple de manière inattendue. C’est ce dont nous allons parler dans Isaïe 7. Nous avons consacré cette série à la recherche de Jésus dans l’Ancien Testament.
L’une des difficultés que j’ai rencontrées avec cette série a été de déterminer quels récits et passages utiliser, car une fois qu’on commence à Le chercher, On constate qu’Il est omniprésent dans l’Ancien Testament. Je pourrais sans doute y consacrer des années, mais à un moment donné, vous en aurez compris l’idée et vous pourrez poursuivre vos recherches par vous-même. L’un des concepts que nous avons commencé à explorer ces dernières semaines est celui de la prophétie.
La prophétie et la promesse du salut
Nous avons commencé par examiner comment Dieu s’est servi d’événements de l’Ancien Testament pour annoncer Jésus. Il a utilisé des personnages comme Isaac, Joseph et des symboles comme l’agneau pascal. Mais l’Ancien Testament contient aussi des prophéties qui disent : « Quand j’enverrai mon Fils, quand j’enverrai le Messie, quand j’enverrai celui qui accomplira toutes ces promesses, voici à quoi cela ressemblera et voici comment vous le reconnaîtrez. »
L’un des passages où Dieu agit ainsi se trouve dans Isaïe 7. Dans ce livre, Dieu s’adresse à la nation de Juda, le royaume du sud d’Israël après la division du royaume. Il leur parle par l’intermédiaire du prophète Isaïe.
Il est dit : « Au temps d’Achaz, fils de Jotham, fils d’Ozias, roi de Juda, Retsin, roi d’Aram, et Pékah, fils de Remalia, roi d’Israël, montèrent à Jérusalem pour lui faire la guerre, mais ils ne purent la conquérir. » Tous ces noms sont cités, car la Bible veut que l’on comprenne qu’il ne s’agit pas d’un conte. Cet événement s’est réellement produit.
Pour simplifier, Achaz est roi de Juda et il est menacé par deux rois : Retsin, roi d’Aram, et Pékah, roi d’Israël. Ils sont descendus à Jérusalem pour assiéger la ville et tenter de la conquérir. Le verset 2 dit : « Quand on annonça à la maison de David : « Les Araméens ont campé à Éphraïm », son cœur et celui de son peuple tremblèrent comme les arbres de la forêt tremblent sous le vent. »
Alors l’Éternel dit à Isaïe : « Va maintenant à la rencontre d’Achaz, toi et ton fils Shéar-Jashub. » J’ai répété ces noms plus tôt, et peu importe votre niveau de pratique ; ils ne sont pas faciles à prononcer. Dieu dit à Isaïe de prendre son fils « au bout du canal du bassin supérieur, sur la route du champ du foulon », et de dire à Achaz : « Prends garde et sois calme, n’aie pas peur et ne te laisse pas abattre par ces deux tisons fumants. »
Dieu parlait de la colère féroce de Retsin, d’Aram et du fils de Remalia. Aram, avec Éphraïm et le fils de Remalia, avait ourdi un complot contre Juda. Ils disaient : « Allons attaquer Juda et semons la terreur ; ouvrons une brèche dans ses murailles et établissons le fils de Tabeel comme roi au milieu de ses frontières. »
Mais Dieu dit : « Cela ne subsistera pas, cela n’arrivera pas. Car la tête d’Aram est Damas, et la tête de Damas est Retsin. Dans soixante-cinq ans, Éphraïm sera brisé, et ne sera plus un peuple ; la tête d’Éphraïm est Samarie, et le chef de Samarie est le fils de Remalia. Si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas. »
La suite est plus simple. Il s’agit du fait que ces deux rois avaient décidé de faire la guerre à Juda. Ils comptaient descendre, assiéger Jérusalem, tenter de percer les murailles de la ville, renverser le royaume et placer leur propre pantin sur le trône.
Quand Achaz et le peuple de Juda apprirent cela, ils furent terrifiés. La Bible dit qu’ils tremblaient comme des arbres dans une forêt sous le vent. Mais Dieu dit à Isaïe : « Va dire au roi Achaz que cela n’arrivera pas. Je ne le permettrai pas. Je sais que tu as peur, car ils sont campés juste à l’extérieur de la ville, à Éphraïm, mais dis-lui de ne pas s’inquiéter, car je ne le permettrai pas. »
En réalité, Dieu leur dit de savoir que ces deux souverains et leurs pays n’ont plus que peu de temps. Ils pensent pouvoir envahir le peuple de Dieu en Juda, mais leur temps est compté et ce sont eux qui tomberont. Dieu explique ensuite comment ils sauront que cela se produira.
Un signe pour un roi effrayé
Le verset 10 dit : « L’Éternel parla de nouveau à Achaz, et dit : « Demande un signe à l’Éternel, ton Dieu ; qu’il soit profond comme le séjour des morts ou haut comme le ciel. » Mais Achaz répondit : « Je ne demanderai rien, je ne mettrai pas l’Éternel à l’épreuve. » Alors Isaïe dit : « Écoutez, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous d’éprouver la patience des hommes, que vous éprouvez aussi la patience de mon Dieu ? » »
Isaïe poursuit : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra et enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. Il mangera du fromage blanc et du miel, lorsqu’il sera capable de détourner le mal et de choisir le bien. Car avant que l’enfant soit capable de détourner le mal et de choisir le bien, le pays dont vous craignez les deux rois sera abandonné. »
Si j’évoque ce point, c’est parce que Matthieu, comme nous le verrons plus loin dans ce message, affirme que cela s’est accompli en Jésus. Cependant, il est essentiel de se rappeler, et d’être très vigilant lors de l’étude de la Parole de Dieu, que nous ne devons pas y projeter le sens que nous souhaitons. Nous devons nous demander : « Comment les destinataires de ce passage l’auraient-ils compris ? »
Ils ne considéraient pas cela comme une prophétie du Messie. Cela ne signifie pas pour autant que ce n’en est pas une. Si Matthieu, écrivant sous l’inspiration du Saint-Esprit, affirme que cela s’est accompli en Jésus, alors c’est le cas. Mais il convient d’abord de se demander ce que les personnes auxquelles ce passage était destiné auraient pensé qu’il signifiait.
Que leur disait Dieu ? Ils n’ont pas fait le saut de sept cents ans. D’ailleurs, ce texte a été écrit sept cents ans avant la naissance de Jésus. Pour eux, c’était l’histoire de Dieu promettant de sauver son peuple.
Dieu promettait que cette menace immense et terrifiante, qui semblait insurmontable et qu’ils ne pouvaient ni éviter ni vaincre, serait prise en charge par Lui. Dieu disait : « Je vais m’en occuper. Vous pouvez Me faire confiance. » Achaz voulait tout faire sauf faire confiance à Dieu.
Achaz voulait réussir par lui-même. Il voulait nouer d’autres alliances. Il voulait élaborer des plans de défense. Achaz n’était pas en bons termes avec Dieu.
C’est pourquoi, lorsque Dieu lui dit : « Demande-moi un signe », Achaz répond : « Oh, je ne ferais jamais une chose pareille. Je n’oserais jamais tenter le Seigneur. » Dieu lui disait pourtant qu’il le pouvait. Il y a un temps et un lieu pour croire Dieu simplement parce qu’il le dit, sans exiger de signe. Mais si Dieu dit : « Tu peux demander un signe », alors tu peux lui en demander un.
Ainsi, Achaz feignait la piété et la religion, alors qu’en réalité, il poursuivait son propre plan. C’est pourquoi il n’a pas demandé de signe. Mais il s’agit ici de la promesse de Dieu de sauver Juda, et cette histoire nous enseigne que lorsque Dieu promet de nous sauver, il tient parole.
Tel était le message que Juda devait comprendre. Nous avons donc cette prophétie de la naissance virginale où Dieu dit : « Très bien, Achaz, si tu ne demandes pas de signe, je t’en donnerai un quand même. Au final, je ne veux pas que tu penses : « J’avais tout prévu. » Je veux que tu comprennes que c’est Dieu qui a agi. »
Dieu tient sa promesse
Dieu dit : « Je vais vous donner un signe. » C’est le sens originel de cette prophétie de la naissance virginale. Elle faisait initialement référence à cette situation critique de l’Ancien Testament où Achaz et le peuple de Juda étaient confrontés à un grave problème.
Nous voyons aux versets 1 et 2 que leurs ennemis étaient campés tout autour de la ville. Ils se tenaient juste à l’extérieur, attendant une occasion de pénétrer dans la ville, de la prendre d’assaut et de réduire ses habitants en esclavage. Puis, aux versets 3 à 9, nous voyons que Dieu a promis une solution.
Il a dit : « Je m’en occuperai. » Immédiatement après, nous constatons qu’Achaz n’était pas intéressé par la solution proposée par Dieu. Mais ce qui est remarquable avec Dieu, c’est qu’il est fidèle à ses promesses, même si cela ne correspond pas à nos attentes.
Dieu est fidèle et il tiendra toujours ses promesses. Le but était qu’ils comprennent qu’ils pouvaient lui faire confiance. Quand il disait quelque chose, il le ferait.
Dieu n’est pas comme nous. Même avec les meilleures intentions, il nous arrive de manquer à nos engagements. Je dis « nous », mais je pourrais tout aussi bien dire « moi ».
L’autre soir, on regardait un film de Noël avec les enfants, un film que je n’avais jamais vu. Un des personnages s’inquiétait de mourir sans avoir pu faire les réparations qu’il avait promises à sa femme. J’ai dit à Charla : « Ma liste de choses à faire commence à être longue. »
Il y a toutes ces choses que je lui ai promis de réparer. Ce n’est pas que je ne tienne pas parole. C’est juste que les projets à réaliser, et je ne parle pas seulement des travaux à la maison, mais de tout ce qui est sur la liste des choses à faire, peuvent donner l’impression d’être l’Hydre de la mythologie grecque. On coupe une tête, et deux repoussent.
Du coup, ma liste de choses à faire devient interminable. Je manque de temps et j’oublie des choses. Ça arrive à la maison comme ici.
Ce matin, quand Tammy m’a demandé : « Peux-tu t’assurer qu’Abigail vienne habillée comme ça pour la pièce de théâtre la semaine prochaine ? », je lui ai répondu : « Peux-tu demander à Charla ? » C’est une promesse que je peux tenir. Je te promets que j’oublierai. Alors si tu demandes à Charla, ce sera fait.
Nous tous, malgré nos meilleures intentions et nos efforts pour tenir parole, il nous arrive de ne pas aller jusqu’au bout. Dieu, lui, n’a pas ce problème. S’il le dit, il le fera. Quand Dieu le dit, c’est comme si c’était déjà fait.
Dieu leur fait donc cette promesse afin qu’ils comprennent que, même si cela ne figurait pas au programme d’Achaz, et même si les choses ne se déroulent pas comme ils l’imaginent, Dieu est fidèle à sa Parole. Il accomplira ce qu’il a dit. En l’occurrence, il allait les délivrer.
Première signification du signe
Cette prophétie de la naissance virginale était à l’origine destinée, et comprise à l’origine par les Juifs, à montrer la rapidité avec laquelle Dieu délivrerait Juda. C’était là son sens. Sept cents ans avant Jésus, quelle était leur interprétation ?
Ils ne se grattaient pas la tête en disant : « Naissance virginale ? Nous ne savons pas ce que c’est. » Sept cents ans avant Jésus, il s’agissait d’une prophétie annonçant que Dieu allait agir, et qu’il agirait rapidement.
J’espère que la plupart d’entre vous me connaissent suffisamment bien pour savoir que je ne vais pas entrer dans les détails, et j’espère que cela ne suscitera pas de questions embarrassantes. Certains de mes enfants sont présents. Mais il existe un débat animé au sujet du mot « vierge » dans Isaïe 7:14.
En hébreu, le mot est « almah », et il peut signifier une vierge au sens littéral, ou une jeune femme. Il peut avoir l’un ou l’autre sens. Ainsi, vous pourriez rencontrer des versions de la Bible qui traduisent Isaïe 7:14 par : « Une jeune femme enfantera », ce qui en soi n’est pas un signe si extraordinaire.
Certaines versions, notamment la Revised Standard Version, la New Revised Standard Version et certaines versions théologiquement libérales, le traduisent ainsi pour minimiser l’idée de la naissance virginale. Voici le point important : ce mot peut avoir l’un ou l’autre sens. Mais avant même la naissance de Jésus, les Juifs ont également traduit leur Bible, notre Ancien Testament, en grec, dans ce que nous appelons la Septante, que vous pouvez consulter en ligne dès maintenant, comme je l’ai fait cette semaine.
Le mot grec « almah » dans l’Ancien Testament est traduit de plusieurs manières. L’une d’elles est « neanis », qui signifie jeune femme. Une autre est « parthenos », qui signifie vierge. Dans Isaïe 7:14, il est traduit par « parthenos », une vierge, une femme n’ayant jamais eu de relations intimes avec un homme.
Cela montre que même sept cents ans avant Jésus-Christ, la naissance virginale n’était pas une invention des chrétiens postérieurs. Les Juifs, sept cents ans avant Jésus, savaient qu’ils recherchaient la naissance virginale. Leur compréhension à l’époque d’Achaz était légèrement différente, mais il est important de le comprendre car certains affirment : « Cette partie du récit de Noël est un conte. La Bible ne dit pas cela. »
Si nous ne pouvons pas nous fier à cela, cela a des implications majeures sur la divinité de Jésus-Christ et sur sa capacité à nous sauver. S’il est né comme n’importe quel autre mortel, alors l’idée qu’il soit le Sauveur sans péché, le Fils de Dieu, remet en question l’Évangile. Il est donc essentiel de comprendre l’importance de la naissance virginale.
Mais voici ce qu’ils comprenaient sept cents ans avant Jésus. Dieu avait promis d’anéantir les rois qui menaçaient Juda, le roi d’Aram et le roi d’Israël. Il allait leur enlever leur royaume.
À la fin du verset 16, il dit : « Le pays dont vous craignez les deux rois sera abandonné. » Ces rois et leurs terres allaient connaître une fin proche devant Dieu. Dieu a également promis qu’un temps viendrait où il transformerait la nation de Juda, et qu’elle connaîtrait la paix et la prospérité.
Au verset 15, lorsqu’il parle du jeune enfant Emmanuel, il dit : « Il mangera du fromage blanc et du miel lorsqu’il sera assez sage pour refuser le mal et choisir le bien. » Ce sont des aliments qu’on donnait à un bébé, mais aussi des aliments abondants en temps de paix et lorsque la terre était fertile. Ce n’étaient pas des choses qu’on avait le temps de produire en temps de guerre.
Voici ce que Dieu avait promis : que le pays d’Israël serait inondé de lait et de miel en temps de prospérité. Dieu ne promet donc pas seulement la fin de la menace. Il promet aussi une période de paix et de prospérité.
Pour Achaz, face à cette menace de guerre, avec ces gens campés aux portes de sa ville, c’est une promesse incroyable. De plus, Dieu dit que cela se produira rapidement. Cela se produira en un laps de temps incroyablement court.
Ce qu’ils comprirent, et ce qui se produisit effectivement, c’est que si une femme vierge à cette époque se mariait, concevait un enfant naturellement, et que cet enfant naissait et grandissait, alors, avant même d’être en âge de discerner le bien du mal, Dieu aurait déjà châtié ces rois païens. Dieu ne promet pas, au temps d’Achaz, qu’un événement identique à celui de Bethléem se reproduirait. Sa promesse était que Dieu agirait, et ils reconnaîtraient son œuvre à la rapidité du changement.
Nous ignorons l’identité de cette femme. Les théologiens débattent pour savoir s’il s’agissait de l’épouse d’Isaïe, de sa belle-fille, ou d’une personne de la cour d’Achaz. Nous l’ignorons aujourd’hui, mais eux, ils le savaient. En grandissant, cet enfant allait leur rappeler que Dieu était avec eux.
En le voyant grandir, ils se rappelaient qu’avant même qu’il soit en âge de distinguer le bien du mal, Dieu était déjà intervenu. Mais Dieu est rusé. Rusé est un mot bien trop faible pour le décrire.
Dieu s’exprime de telle sorte que ses paroles s’accomplissent immédiatement et peuvent aussi s’accomplir pleinement. Dieu peut prendre une chose qui était techniquement vraie sept cents ans auparavant et la rendre vraie d’une manière totalement différente sept cents ans plus tard. Pendant sept cents ans, ils avaient considéré cela et pensé : « Cela s’est déjà accompli. » Et c’était le cas, en partie.
Il était une fois une jeune femme qui, au moment de la prophétie, était vierge. Elle se maria. Elle et son mari eurent un enfant. Alors que cet enfant grandissait, avant même d’être en âge de discerner le bien du mal, Dieu avait déjà réglé le problème.
Dieu avait déplacé les nations et les empires comme des pions sur un échiquier. Pendant sept cents ans, on crut que Dieu était assez merveilleux pour accomplir cela. Mais Dieu est si merveilleux qu’il avait en tête une seconde réalisation de cette prophétie.
L’accomplissement suprême en Christ
Dieu ne se contente pas d’accomplir sa promesse. Il déploie des efforts miraculeux pour l’accomplir. Il a déployé des efforts miraculeux pour nous sauver.
Matthieu nous révèle que cette prophétie a un accomplissement encore plus incroyable, celui que la plupart d’entre vous connaissent. Je le trouve fascinant. J’ai parfois pensé que si l’on considère sa signification originelle et son accomplissement dans l’Ancien Testament, cela pourrait quelque peu amoindrir la portée du récit.
Mais après réflexion, je crois que cela renforce notre émerveillement. Cela devrait renforcer notre émerveillement de savoir que Dieu orchestrait les choses non seulement pour sauver les hommes à cette époque, mais aussi pour bâtir sur ce plan afin de nous sauver aujourd’hui. Dieu peut accomplir toutes ces choses et réaliser toutes ces promesses de multiples façons.
L’Évangile selon Matthieu, chapitre 1, à partir du verset 18, dit : « Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph. Avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. Joseph, son fiancé, qui était un homme juste et ne voulait pas la déshonorer, projeta de la répudier secrètement. »
Mais comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre Marie pour femme, car l’enfant qu’elle porte vient du Saint-Esprit. Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Matthieu dit ensuite : « Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : « Voici, la vierge concevra, elle enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel », ce qui signifie : « Dieu avec nous ». »
Imaginez être Joseph. Imaginez être Marie. Imaginez être l’une des personnes qui entendent cela pour la première fois. Pendant sept cents ans, votre peuple a pensé : « Dieu a accompli une chose incroyable », et puis soudain, l’ange du Seigneur apparaît et dit : « Mais attendez, ce n’est pas tout. »
C’est comme la meilleure publicité de l’histoire. Il y a plus. Dieu peut faire encore plus avec cette prophétie, et Dieu va l’accomplir littéralement. Il y aura une naissance virginale, au sens propre du terme.
Aujourd’hui, on entend souvent dire : « Je ne crois pas que ce soit possible. » Écoutez-moi. Tout dépend du point de départ. Si l’on part du principe qu’il n’y a rien en dehors de la nature, alors oui, c’est un peu tiré par les cheveux.
Mais si l’on part du principe que Dieu a créé l’univers par sa parole, que par ses mots, Dieu a pu parler au néant et que même le néant a dû lui obéir, au point de devenir le tout, alors ce n’est pas du tout tiré par les cheveux. Si l’on part du principe qu’il existe un Dieu qui existe en dehors et au-delà de l’univers physique, et qu’il possède ce genre de pouvoir, il n’est absolument pas tiré par les cheveux de penser que ce même Dieu aurait pu vouloir que l’ADN commence à exister en nous. Tout notre ADN, Il l’a créé dès le départ, si l’on part de ce principe.
Il n’y a donc rien ici qui puisse surprendre. J’écoutais cette semaine une émission où l’on débattait du caractère anti-scientifique de la croyance en la naissance virginale. Selon ma compréhension de la méthode scientifique, la science ne prouve rien. Elle peut réfuter des hypothèses, ou affirmer : « D’après les éléments dont nous disposons, il semblerait que ce soit le cas. »
On peut être quasiment certain de certaines choses, mais on recherche toujours de nouveaux paramètres et de nouvelles preuves. La méthode scientifique et la science elle-même sont destinées à nous aider à comprendre les phénomènes naturels. Or, par définition, ceci n’est pas un phénomène naturel.
C’est un événement unique dans l’histoire. Comparer des choses aussi différentes est absurde. Cela n’a rien à voir avec la science. Nous n’avons pas besoin d’en trouver une explication scientifique, car personne ne prétend qu’il s’agit d’un phénomène scientifique. Nous disons simplement que Dieu est intervenu au-delà des lois scientifiques qu’il a lui-même établies.
Dieu avec nous
Nous avons donc une situation où Dieu a annoncé la naissance de cet enfant. Il naîtra d’une vierge. C’est important car, sans père humain, il n’hérite pas de la nature pécheresse transmise par Adam.
Il est la descendance de la femme mentionnée dans la Genèse 3, celle qui écrasera la tête du serpent. Il accomplit toutes ces prophéties. Il a une mère biologique, car quelqu’un a dû porter l’enfant, mais son Père est Dieu le Père. Il est Dieu le Fils incarné.
Ainsi, lorsque le texte de l’Ancien Testament mentionne Emmanuel, cet enfant leur rappelait que Dieu était avec eux. Mais l’enfant dont parle le Nouveau Testament est en réalité Dieu avec nous. Jésus était une venue inattendue pour les chefs religieux.
Ils ne s’attendaient pas à cette histoire. Ils ne s’attendaient pas à ce qu’il soit. Ils ne s’attendaient pas à ce qu’il fasse ce qu’il a fait. Il est né d’une vierge, conçu par le Saint-Esprit. Voilà ce qu’ils n’avaient pas prévu, et il est Dieu avec nous.
Cette prophétie de la naissance virginale, appliquée à Jésus, révèle des faits importants à son sujet. Le verset 23 nous montre qu’il n’est pas un homme ordinaire. Qui naît ainsi ? Personne. Lui seul.
Le prophète a dit que ce serait un signe de sa présence divine parmi nous. Jean développe ce point. Mon passage préféré à lire à Noël est sans doute le chapitre 1 de l’Évangile selon Jean, qui, même s’il n’entre pas dans les détails de l’histoire, explique qui devait venir à Noël.
« La Parole a été faite chair. » « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » « Et la Parole est devenue chair, et elle a habité parmi nous. » Jésus n’était pas un homme ordinaire. Il n’était pas simplement un bon enseignant. Il était Dieu incarné, et sa naissance virginale nous le confirme.
Relisons maintenant le verset 22. Matthieu dit : « Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète. » Cette naissance virginale nous révèle que, dès le commencement, Jésus est venu accomplir le dessein de Dieu.
Revenons au verset 21 : « Elle enfantera un Fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quel était le plan qu’il est venu accomplir pour le Père ? Il est venu nous délivrer de notre péché.
Ce fut la délivrance la plus inattendue de toutes, car l’humanité, dans la mesure où elle a compris et reconnu son péché, a toujours eu une inclination naturelle à vouloir agir. Nous essayons de négocier avec Dieu. Nous essayons de mériter son pardon. Nous essayons d’être à la hauteur.
Mais nous n’en serions jamais capables. Les chefs religieux de l’époque de Jésus ne s’attendaient certainement pas à ce que Dieu envoie ce petit enfant pour porter la responsabilité de nos péchés et les expier, car nous en étions incapables. Aujourd’hui encore, certains cherchent ailleurs qu’en Jésus la solution à leurs péchés, mais Dieu a établi un chemin de délivrance.
Un Dieu en qui nous pouvons avoir confiance pour nous délivrer
Je voudrais vous laisser avec cette réflexion : de la prophétie de l’Ancien Testament à son accomplissement dans le Nouveau Testament, un Dieu qui irait jusqu’à de tels extrémités pour nous délivrer est un Dieu en qui nous pouvons avoir confiance.
C’est une leçon qu’Achaz a dû apprendre en cherchant comment positionner son armée, forger des alliances et entreprendre toutes ces actions pour sauver son peuple. Dieu lui disait : « Attends. Je m’en occupe. » C’était aussi une leçon pour les chefs religieux du temps de Jésus qui affirmaient : « Nous devons suivre ces lois, nous devons suivre ces traditions et nous devons faire tout cela. »
C’est aussi une leçon pour notre époque, lorsque nous disons : « Je dois être religieux. Je dois cocher toutes les cases. » La seule chose à laquelle nous sommes appelés, c’est à avoir confiance en Lui et en la délivrance qu’Il nous offre.
Parfois, nous entendons cela et pensons : « C’est bien beau, mais vous ne savez pas ce que j’ai fait. » Et c’est vrai. Je ne sais probablement pas ce que vous avez fait. Je ne sais probablement pas ce qui se passe dans votre vie en ce moment, à moins que vous ne me l’ayez dit.
Mais voici le point essentiel. Cet enfant, né de la volonté de Dieu, a grandi pour mourir sur la croix. Il sait non seulement ce que vous avez fait, mais aussi ce que vous ferez. Il en a déjà assumé la responsabilité et a été puni à votre place.
Laissez-moi vous dire : Dieu a tout fait pour vous sauver. Un tel Dieu est un Dieu en qui vous pouvez avoir confiance : il tiendra parole et vous délivrera.