L’invitation de Jésus

Informations sur le message

  • Passages clés : Jean 1.35–51
  • Série : Envoyés pour l’Évangile (2026), no 7
  • Date : dimanche 12 juillet 2026 (matin)
  • Lieu : Central Baptist Church — Lawton, Oklahoma
  • Prédicateur : Jared Byrns

Texte

Une invitation à accepter

Il y a près de huit ans, j’étais tranquillement à mon bureau quand Charla m’a appelée : « Le courrier vient d’arriver, et tu as reçu une enveloppe vraiment bizarre. »

J’ai dit : « Qu’est-ce qu’il y a de bizarre ? »

Elle a dit : « Il y a le nom de Kevin Stitt au dos. »

C’était vraiment bizarre. Je suis rentré déjeuner et j’ai ouvert le courrier. Dans l’enveloppe, il y avait un morceau de carton avec des dorures en relief. C’était une invitation à l’investiture du gouverneur.

Avant que vous ne pensiez que je me vante, je n’ai absolument aucune idée de pourquoi je l’ai reçue, comment je l’ai eue, ni de rien de tout ça. Je n’ai aucun lien avec le gouverneur ni avec personne de son équipe de campagne. C’est un mystère pour moi. En fait, j’ai pour habitude de voter pour le candidat qui arrive troisième aux primaires. Un jour, au paradis, le Seigneur m’expliquera peut-être pourquoi j’ai reçu cette invitation… si cela m’intéresse encore.

Mais j’ai immédiatement pris une photo. Recevoir une invitation d’un gouverneur pour assister à l’investiture était déjà extraordinaire. J’ai envoyé la photo à toute ma famille en disant : « Il faut absolument qu’on y aille. Je sais qu’il fera un froid de canard en janvier au Capitole, mais il faut absolument qu’on y aille. »

J’ai donc retiré Benjamin de l’école ce jour-là. Nous avons encore des photos de nous emmitouflés dans nos tenues de chasse et de camouflage. Il portait son bonnet orange, et nous étions dehors à regarder la cérémonie. De toutes les années où j’avais été au courant de ce genre de choses, c’était la première fois que je me disais : « Je vais sortir par un froid glacial, rester là et regarder quelqu’un prêter serment. »

Mais j’y suis allée parce que j’avais reçu cette invitation. Je me suis dit : « Ça ne m’arrivera peut-être plus jamais. » C’était l’une des choses les plus géniales qui me soient jamais arrivées.

Une parente était au travail ce jour-là, pendant la retransmission de l’investiture à la télévision. Elle a dit : « Mon neveu y est. » Un de ses collègues a répondu : « Et alors ? Tout le monde peut y aller. » Puis elle leur a montré la photo et a dit : « Il a reçu une invitation. »

C’est l’invitation qui a fait toute la différence. Elle a fait de cet événement un moment que je devais absolument voir. Honnêtement, peu m’aurait importé de savoir qui prêtait serment comme gouverneur. J’avais reçu cette invitation et j’y allais. Je voulais en faire partie.

Nous allons examiner un passage qui traite d’une invitation encore plus importante, émanant d’une autorité supérieure à celle du gouverneur de l’Oklahoma. Nous allons nous référer à Jean 1, à partir du verset 35.

Voici un passage que j’ai prêché à plusieurs reprises durant mon ministère. Il revient souvent, notamment lorsqu’on parle d’évangélisation. Je l’ai toujours abordé en mettant l’accent sur certains disciples de Jésus, leurs actions et les enseignements que nous pouvons en tirer. Je ne pense pas que ce soit une erreur. Je crois même que c’est en partie la raison de sa présence ici.

Mais en l’étudiant à nouveau pour préparer ce message, j’ai réalisé que, malgré mon insistance sur les invitations des disciples, c’est Jésus qui, le premier, invite les gens à lui. Les invitations les plus importantes dans Jean 1 ne viennent pas des disciples, mais de Jésus lui-même.

Jean 1.35–51 dit :

Le lendemain, Jean était de nouveau là avec deux de ses disciples. Il regarda Jésus qui passait et dit : « Voici l’Agneau de Dieu ! » Les deux disciples l’entendirent et suivirent Jésus. Jésus se retourna et, les voyant le suivre, leur demanda : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi » (ce qui signifie Maître), « où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez et vous verrez. » Ils vinrent donc et virent où il demeurait ; et ils restèrent avec lui ce jour-là, car il était environ midi. L’un des deux qui avaient entendu Jean parler et l’avaient suivi était André, le frère de Simon Pierre. Il trouva d’abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » (ce qui signifie Christ). Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu seras appelé Céphas » (ce qui signifie Pierre). Le lendemain, il résolut d’aller en Galilée et il rencontra Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi. » Or, Philippe était de Bethsaïda, la ville d’André et de Pierre. Philippe rencontra Nathanaël et lui dit : « Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans la Loi, et aussi les Prophètes : Jésus de Nazareth, fils de Joseph. » Nathanaël lui dit : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui dit : « Viens et vois. » Jésus vit Nathanaël venir à lui et dit de lui : « Voici un véritable Israélite, en qui il n’y a point de ruse. » Nathanaël lui dit : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’appelle, je t’ai vu sous le figuier. » Nathanaël lui répondit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit que je t’avais vu sous le figuier, crois-tu ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je te le dis, tu verras les cieux ouverts et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. »

C’est un long passage, riche en invitations et présentations. Différentes personnes sont présentées à Jésus, puis elles vont à leur tour en trouver d’autres et les lui présenter. Mais ce que j’ai longtemps négligé – alors que c’est pourtant évident – ​​c’est que l’invitation commence par Jésus.

Jésus invite les gens à lui. Avant même que les disciples ne prennent la parole, Jésus les invite lui-même. Examinons quatre passages où il invite quelqu’un à le rejoindre, car ce à quoi il les invitait alors, il nous y invite encore aujourd’hui.

Venez et voyez

La première invitation apparaît au verset 39. Jésus s’adresse à deux disciples. L’un d’eux est André, et certains pensent que l’autre est Jean. Tout au long de l’Évangile de Jean, on trouve de petits détails que seul un témoin oculaire pourrait connaître ou se rappeler. Jean mentionne le fait apparemment anodin que cela s’est produit à la dixième heure. S’il utilise l’heure romaine, cela correspondrait à environ dix heures du matin. Pour cette raison, de nombreux biblistes pensent que les deux disciples qui ont rencontré Jésus ce matin-là étaient André et Jean, bien que nous ne puissions pas savoir avec certitude si le second disciple était Jean.

Ces deux disciples viennent à Jésus au verset 38. Il les voit le suivre et leur demande : « Que cherchez-vous ? » Ils répondent : « Rabbi, où demeures-tu ? » Il leur répond : « Venez, et vous verrez. »

Ce à quoi il les invite n’est pas immédiatement évident si l’on ne tient pas compte du contexte historique. On pourrait croire qu’ils veulent simplement savoir où il loge. C’est effectivement ce qu’ils demandent, mais la question recèle une signification plus profonde. Lorsque Jésus dit : « Venez et voyez », il les invite à venir constater par eux-mêmes qui il est.

Leur question dépasse le simple cadre d’une demande générale concernant son logement. Il s’agit d’une réponse aux paroles de Jean-Baptiste au verset 36. Jean avait présenté Jésus comme l’Agneau de Dieu. Ces hommes étaient des disciples de Jean-Baptiste et venaient de découvrir Jésus comme l’Agneau de Dieu. Leur première question fut : « Où loges-tu ? »

Ils ne se contentaient pas de s’enquérir de son logement. Ils demandaient à être auprès de lui. Ils demandaient la permission : « Pouvons-nous venir avec toi ? Pouvons-nous aller là où tu vas et passer du temps avec toi ? » Ils voulaient en savoir plus sur qui il était. Il ne s’agissait pas simplement de demander : « Dans quel hôtel loges-tu ? » Il s’agissait de demander : « Pouvons-nous revenir avec toi ? Nous avons besoin d’approfondir la question. » On venait de leur annoncer qu’il était l’Agneau de Dieu, et ils voulaient le vérifier par eux-mêmes, ce qui était tout à fait légitime.

À cette question, il répondit : « Venez, et vous verrez. » Il ne disait pas : « Revenez et vous verrez où je loge. » Il disait : « Revenez avec moi là où je loge. Nous passerons du temps ensemble, nous parlerons, et vous commencerez à comprendre qui je suis. »

Ceci n’est pas différent de la manière dont Jésus nous invite aujourd’hui. Il nous appelle à venir à lui. Il nous appelle à nous repentir, à croire et à lui faire confiance comme notre Sauveur. À quiconque est ouvert à cet appel, sa réponse est : « Venez et voyez. Venez et voyez par vous-même. »

La Bible enseigne que nous devons avoir la foi. Chacun de ces hommes a manifesté la foi dans sa vie, mais la foi n’est pas un saut dans le vide. La foi exige de nous que nous fassions un pas vers l’inconnu, mais la foi biblique est toujours enracinée dans ce que nous connaissons.

C’est pourquoi Jésus les a invités à venir et à voir. C’est pourquoi il annonçait régulièrement aux gens ce à quoi ils pouvaient s’attendre. C’est pourquoi il apportait régulièrement des preuves de son identité. Jésus ne s’est jamais présenté comme un homme quelconque prétendant être le Fils de Dieu et disant que les gens devaient croire en lui ou non. C’est en partie le sens des miracles. C’est en partie le sens de la résurrection : prouver qui il est.

Aujourd’hui, nous ne le voyons pas physiquement devant nous. Nous ne savons pas avec certitude comment chaque circonstance de la vie se déroulera, mais nous sommes appelés à lui faire confiance malgré tout. Cette confiance n’est pas un saut dans le vide. C’est reconnaître toutes les manières dont il a tenu ses promesses à travers l’histoire. C’est reconnaître que les choses qu’Il ​​a promises se sont réellement produites – des choses qui ne pouvaient se produire que s’Il est Dieu.

On se retourne sur le passé et on se dit : « Il l’a fait. Il l’a fait. Il l’a fait. Il a toujours été là pour moi, alors je peux lui faire confiance maintenant. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je ne peux pas imaginer comment il va s’y prendre ni comment cela va se produire, mais je sais qui il est et ce qu’il a fait jusqu’à présent, alors je vais lui faire confiance. »

Ai-je la preuve irréfutable que ma femme ne va pas empoisonner mon déjeuner aujourd’hui ? Non, pas si l’on parle de preuve à 100 %. Mais toutes ces années passées ensemble, à la supporter et à la supporter, constituent une preuve assez convaincante. Je la connais depuis toujours et je n’ai jamais rien vu qui puisse laisser penser qu’elle est folle ou une meurtrière. Je repense à tout cela, je mange mon déjeuner et je n’en parle plus.

Nous le faisons constamment. Nous examinons les faits et nous faisons preuve de foi. Jésus a appelé ces disciples et leur a dit : « Venez et voyez. » Il invite quiconque est ouvert à venir enquêter.

Cela ne signifie pas pour autant que vous devez suivre la méthode Lee Strobel, mener une enquête journalistique et écrire La Preuve de l’existence du Christ Par conséquent. Mais Jésus nous invite à venir le connaître et, par conséquent, à lui faire confiance. C’est pourquoi il les a invités à venir voir. Il nous invite à venir voir par nous-mêmes — à nous approcher de lui, à examiner ses affirmations et à le connaître pour ce qu’il est.

Venez et soyez transformés

L’invitation suivante apparaît au verset 42. André trouva son frère Simon et l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu seras appelé Céphas », ce qui se traduit par Pierre. Certaines traductions disent « fils de Jonas ». Ce sont simplement différentes façons d’exprimer le même nom hébreu.

Au premier abord, cela ne ressemble pas à une invitation. On dirait que Jésus lui donne simplement un surnom. Mais lorsque Simon vient à Jésus, Jésus lui donne un nouveau nom. Dans le monde antique, nommer ou renommer quelqu’un ou quelque chose était une façon d’affirmer son autorité sur lui. Plus encore, c’était une façon de donner à quelqu’un une nouvelle identité.

Quand Jésus dit : « Tu t’appelleras Pierre », il invite Simon à le suivre et à être transformé. Il ne s’agit pas simplement d’un nouveau nom, mais d’une transformation complète. Jésus invite Simon à le suivre et à devenir non pas celui qu’il a toujours été, ni celui qu’il a toujours pensé devenir, mais celui que Dieu a créé pour lui.

Jésus nous invite à la même chose. Lorsque nous venons à lui et que nous lui faisons confiance comme notre Seigneur et Sauveur, une transformation s’opère. Lorsque nous faisons confiance au Christ, certaines choses changent instantanément, tandis que la sanctification – le processus par lequel nous devenons plus semblables à Jésus – se poursuit tout au long de notre vie. Le point commun est qu’être avec Jésus, c’est être transformé.

Nous observons cette transformation chez Pierre. Nous en voyons un aperçu dès le début, lorsqu’il abandonne tout. Il quitte ses filets de pêche et suit Jésus. Avant le culte, je discutais avec Brad de la frustration que nous éprouvons lorsque nous n’avons pas le temps de pêcher, et Pierre, lui, a simplement renoncé à la pêche pour suivre Jésus. Cela ne signifie pas qu’il n’a plus jamais pêché, mais sa vie a été transformée.

Nous voyons Pierre grandir tout au long de la vie et du ministère de Jésus. Nous observons particulièrement sa transformation après la résurrection. Pierre, qui était parfois odieux et impulsif, et parfois un peu lâche dans les moments cruciaux (il devra me pardonner quand je le verrai au ciel), peut aussi présenter ces traits de caractère. D’ailleurs, je peux aussi en avoir. Nous tous.

Mais nous le voyons devenir l’homme du livre des Actes, absolument intrépide et doté d’une profondeur et d’une maturité spirituelles incroyables. C’est ce que sa marche avec Jésus et l’expérience de sa résurrection ont accompli pour lui. Il y a eu une transformation.

Jésus nous invite à venir à lui et à être transformés. Lorsque nous venons à lui, nos péchés sont pardonnés et nous commençons à être transformés selon son appel. Nous commençons à lui ressembler davantage. C’est pourquoi Paul dit dans 2 Corinthiens 5 que si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Suis-moi

Un verset plus loin, au verset 43, on lit : « Le lendemain, il résolut d’aller en Galilée, et il trouva Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi. » »

Encore une fois, il ne s’agit pas simplement d’une invitation à le suivre. Lorsque Jésus dit : « Suivez-moi », c’est une invitation à devenir son disciple. S’il disait simplement : « Viens avec moi dans ce voyage », ce serait facile. On pourrait demander à quelqu’un sans hésiter : « Veux-tu aller au magasin ? Viens avec moi. » C’est très différent de dire : « Viens passer ta vie avec moi. » C’est ce à quoi Jésus appelle Philippe.

Comme nous l’avons vu tout au long de notre étude de Luc, que nous avons consacrée à cette étude estivale, il y a une grande différence entre suivre Jésus et simplement le suivre. Jésus n’invite pas Philippe à le suivre simplement. Il l’invite à une relation de disciple à disciple.

Cela signifiait que Philippe devait tout quitter, apprendre de Jésus, obéir à ses commandements, suivre son exemple et modeler toute sa vie sur la sienne. C’est ce qu’un étudiant faisait avec un rabbin. Il changeait complètement de vie et l’orientait vers le suivi du rabbin.

C’est ce que Jésus a appelé Philippe à faire, et c’est ce qu’il nous appelle à faire aujourd’hui : le suivre et être ses disciples. Il nous appelle et nous dit : « Ne me faites pas simplement partie de votre vie. Ne faites pas de Jésus quelque chose que vous ajoutez ou que vous intégrez à votre quotidien le dimanche matin. Ne faites pas de lui un élément parmi d’autres de vos priorités. Faites de lui celui par qui tout le reste est prioritaire. »

Faites de Lui le centre de tout ce que vous faites, du dimanche au samedi. Faites de Lui le centre de tout. Jésus nous invite à venir et à être ses disciples.

Venez contempler sa gloire

À la fin du passage, aux versets 50 et 51, Jésus invite Nathanaël à venir contempler sa gloire.

Nathanael est sceptique. Il s’agit probablement de la même personne appelée Barthélemy dans les trois autres Évangiles. Il doute que le Messie puisse venir d’une petite ville insignifiante comme Nazareth. Philippe lui dit simplement : « Viens et vois. Viens et vois par toi-même. »

Nathanaël est présenté à Jésus, et Jésus dit : « Voici un véritable Israélite, en qui il n’y a point de ruse ! » Nathanaël répond : « Tu ne me connais même pas. Comment me connais-tu ? » Jésus lui dit : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »

Jésus n’était pas là. Il a vu Nathanaël parce qu’il est Dieu. Il voit et sait tout. Nathanaël est stupéfait et dit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le Roi d’Israël. »

Jésus répond en substance : « C’est tout ce qu’il a fallu pour te convaincre : le fait que je t’aie vu tout à l’heure, là où tu étais, alors que je n’étais pas là ? Tu verras des choses bien plus grandes encore. »

C’est une invitation à venir contempler sa gloire, mais cela va plus loin. Au verset 51, Jésus décrit la plénitude de la gloire que Nathanaël va connaître. Ses paroles peuvent paraître étranges : « Tu verras les cieux ouverts et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. »

Jésus attire l’attention de Nathanaël sur Genèse 28, où Jacob a la vision d’une échelle avec des anges qui montent et descendent. Jésus affirme qu’il est le lieu de rencontre entre le ciel et la terre. Il est le point où Dieu se penche vers nous. Il est le carrefour de toute chose. Il se présente comme l’accomplissement des promesses de l’Ancien Testament.

Il dit à Nathanaël : « Tu vas voir des choses incroyables. Tu vas voir et expérimenter ma gloire d’une manière inimaginable. Viens avec moi. »

Jésus fait la même chose pour nous. Il nous invite toujours à venir témoigner de sa gloire. Il nous appelle à être témoins de sa gloire qui se manifeste lorsqu’il œuvre en nous. En voyant les changements qu’il opère en nous, nous faisons l’expérience de sa gloire. Nous la voyons aussi dans la manière dont il agit à travers nous.

Si vous avez déjà vécu cela, vous savez ce que je veux dire. Dieu peut vous utiliser d’une manière que vous n’auriez jamais imaginée, et vous commencez à voir ses plans se réaliser. Peut-être parlez-vous de l’Évangile à quelqu’un et vivez-vous un moment où les mots vous viennent spontanément. Vous pensez : « Je n’étais pas assez intelligent pour trouver les mots justes. C’était l’œuvre du Saint-Esprit. »

Nous expérimentons la gloire de Dieu lorsqu’il agit à travers nous. Nous la voyons aussi lorsqu’il œuvre parmi nous et se manifeste au milieu de son peuple. Nous sommes témoins de ces choses, et notre foi grandit à mesure que nous voyons ses promesses s’accomplir et que nous contemplons la gloire du Seigneur autour de nous.

Il ne s’agit pas d’une promesse générale que nous verrons tous physiquement des anges monter et descendre sur le Fils de l’homme. Mais la Bible enseigne que nous verrons sa gloire en marchant avec lui.

Voici ce à quoi Jésus nous invite dans le cadre de l’Évangile. Nous sommes appelés à comprendre qui il est, à la lumière de tout ce qu’il nous a révélé, et à lui faire confiance. Nous sommes appelés à venir à lui et à être transformés, à recevoir le pardon de nos péchés, à apprendre à marcher avec lui et à modeler nos vies sur la sienne, et à expérimenter la gloire qui accompagne naturellement la présence de Jésus.

Tout cela fait partie intégrante de la vie chrétienne, et Jésus y invite ces personnes avant même d’inviter qui que ce soit d’autre.

Inviter les autres à Jésus

Il est important de comprendre que nous sommes aussi appelés à inviter les autres, mais avant d’inviter qui que ce soit, tout commence par l’invitation que Jésus nous adresse. C’est Jésus qui lance cette grande invitation. Ensuite, ses disciples invitent les autres à le rejoindre.

Parce que nous avons fait l’expérience de sa présence, parce que nous avons été transformés, parce que nous apprenons à marcher avec lui et parce que nous percevons sa gloire dans les petits gestes de notre vie quotidienne, nous allons à notre tour inviter les autres.

Dans ce passage, les disciples adressent plusieurs invitations différentes.

Celui qui enlève le péché

Au verset 36, Jean invite les gens à Celui qui enlève leurs péchés. Il dit : « Voici l’Agneau de Dieu ! » Cela renvoie au verset 29, où il le dit plus en détail : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ! »

Tout au long de l’Écriture, l’agneau est présenté comme une offrande et un sacrifice pour le péché. L’agneau était le moyen par lequel la colère de Dieu était apaisée et les hommes étaient temporairement rétablis dans une communion juste avec lui. L’agneau devait être sacrifié. L’agneau devait être offert en sacrifice.

Jean appelle Jésus l’Agneau. Il le désigne du doigt et dit à ses disciples : « Voici l’Agneau de Dieu. » Jean leur avait déjà dit : « Je ne suis pas celui que Dieu a envoyé et que vous devez suivre. Je ne fais que préparer son chemin. » Puis il désigne Jésus du doigt et dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »

Jean les oriente vers Jésus, le sacrifice qui efface leurs péchés. C’est ce que nous avons aussi l’opportunité de faire : inviter les gens à Celui qui efface leurs péchés.

Si nous sommes fermement convaincus que Jésus et son sacrifice sur la croix sont le seul chemin vers la réconciliation avec un Dieu saint, et si nous gardons cette réalité à l’esprit, nous ne cesserons de témoigner. Nous ne cesserons d’inviter.

Nous les invitons à Celui qui enlève leur péché.

Celui qu’ils cherchaient

Nous invitons aussi les gens à rencontrer Celui qu’ils cherchent. Au verset 41, André trouve son frère et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie. » Il l’invite : « Viens voir le Messie. Nous l’avons trouvé. »

Le Messie était celui que les peuples attendaient depuis des siècles. Ils l’attendaient avec une vive espérance. Ils avaient toutes sortes d’idées sur ce que le Messie ferait, ce qu’il accomplirait, qui il serait et combien le monde serait merveilleux s’il venait.

Quand Jésus est venu, il ne correspondait pas à toutes les attentes du peuple quant à ce que devait être le Messie. Il correspondait à la description que Dieu en avait faite et accomplissait ce qu’il avait annoncé concernant le Messie, mais il ne correspondait pas aux attentes du peuple. C’est en partie pourquoi il y a eu tant d’hostilité à son égard.

Mais même lorsque nous nous concentrons sur ce que nous voulons, Dieu sait ce dont nous avons besoin. Dieu n’a pas envoyé ce que le peuple désirait. Dieu a envoyé ce dont il avait besoin et la personne dont il avait besoin.

Jésus était celui qu’ils cherchaient. Jésus était celui qu’ils attendaient, qu’ils en soient conscients ou non. Lorsque nous invitons les gens à Jésus, nous les invitons à ce qu’ils recherchent, qu’ils en soient conscients ou non. Nous les invitons à la réponse aux problèmes les plus profonds de la vie.

Cela ne signifie pas qu’il est la réponse qu’ils réalisent chercher. Mais Jésus est la réponse à nos problèmes les plus profonds et les plus sombres. Jésus est la réponse à notre péché. Jésus est la réponse à notre éloignement de Dieu. Jésus est la réponse à la culpabilité et à la honte. Jésus est la réponse à la dépendance. Jésus est la réponse à la guerre. Nommez le mal social, et Jésus ne peut que le guérir.

Jésus est la réponse à tous les problèmes et à toutes les aspirations du cœur humain, que nous en soyons conscients ou non. Nous invitons chacun à rencontrer Celui qu’il cherche.

Celui que Dieu a promis

Enfin, nous invitons les gens à celui que Dieu a promis. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans la Loi, et aussi les Prophètes : Jésus de Nazareth, fils de Joseph. »

Cela revient à dire : « Nous avons trouvé le Messie », mais Philippe est plus précis. Il dit : « Nous avons trouvé celui dont parlent la Loi et les Prophètes. » Il fait référence aux Écritures de l’Ancien Testament. « Nous avons trouvé celui dont tout a toujours porté le nom. »

Chaque promesse que Dieu nous a faite s’accomplit en Jésus. Chaque don qu’il nous a offert s’accomplit en Jésus. Nous avons trouvé celui dont tout était question. Il est Jésus de Nazareth.

Jésus est l’accomplissement des promesses et des plans de Dieu. Dès que l’on commence à le chercher dans l’Ancien Testament, on ne peut s’empêcher d’y trouver des images de lui. Il est l’Agneau pascal. Il est l’arche qui nous sauve. Il est le serpent de bronze élevé dans le désert. Tous ces éléments de l’Ancien Testament le désignent.

Dès l’origine de l’humanité, Dieu a promis d’envoyer un Sauveur. Lorsque l’humanité a péché, il a promis que la descendance de la femme écraserait la tête du serpent. De cette promesse jusqu’à aujourd’hui, et à travers tout ce que Dieu offre, Jésus en est l’accomplissement.

Nous invitons chacun à venir expérimenter l’accomplissement de toutes les promesses de Dieu. La promesse ultime accomplie en Jésus est que Dieu nous ouvre le chemin du retour vers lui, le chemin du retour vers le Père.

C’est pourquoi Jésus est venu sans péché. Il a été cloué à la croix à notre place. Il a versé le sang qui aurait dû être le nôtre et il est mort à notre place. Il est mort pour expier nos péchés. Il a été enseveli et, trois jours plus tard, il est ressuscité pour prouver qu’il n’était pas un homme mort parmi d’autres, mais le seul sacrifice acceptable pour nos péchés.

Contrairement aux agneaux, aux boucs et aux colombes offerts dans l’Ancien Testament, son sacrifice n’a pas seulement apporté un soulagement temporaire. Son sacrifice a été accompli pour nous une fois pour toutes. Parce que son œuvre est accomplie, toutes les promesses de Dieu – le pardon, la vie éternelle et une relation avec lui – nous sont accessibles. Elles s’accomplissent en Jésus.

Il a payé pour nos péchés afin que nous soyons libres. C’est à cela que nous avons le privilège d’inviter les gens.

L’invitation est pour vous

Si vous n’avez jamais fait confiance au Christ comme votre Sauveur, vous n’avez jamais connu le pardon ni une relation juste avec Dieu, et vous n’avez pas l’espérance de la vie éternelle. Jésus est mort pour expier vos péchés, car vous n’auriez jamais pu vous réconcilier avec Dieu par vous-même.

Si vous vous repentez de vos péchés et croyez qu’il les a pleinement expiés, en croyant qu’il est ressuscité des morts, vous pouvez lui demander pardon et le recevoir.

Vous pensez peut-être : « Est-ce vraiment si simple ? Il y a sûrement autre chose à faire. Il y a sûrement une autre étape à franchir. » Jésus ne cherche pas à nous tromper. Il les a invités, et il nous invite aujourd’hui parce qu’il veut que nous venions le connaître et que nous fassions l’expérience de son pardon.

Il a tout accompli. Il ne nous reste plus qu’à lui faire confiance.