Informations sur le message
- Passages clés : Luc 17.20-37
- Série : Luc (2025-2027), n° 62
- Date : dimanche 27 septembre 2026 (matin)
- Lieu : Central Baptist Church — Lawton, Oklahoma
- Prédicateur : Jared Byrns
Texte
Quand ce qui paraît lointain devient proche
Je ne suis pas très doué pour estimer le temps qui s’est écoulé, pas plus que pour comprendre comment fonctionne ce micro. Je crois que c’était la semaine dernière que nous envisagions de remplacer une ampoule ici. J’ai dit : « Elle ne devrait pas déjà être grillée. Nous l’avons remplacée l’année dernière. » Rick a retrouvé la facture, et elle datait apparemment de 2021. Ce genre de chose m’arrive tout le temps.
C’est pour cela que j’accepte toujours des engagements qui me paraissent très éloignés, parce que je me dis : « Oh, ce n’est pas pour demain. » Au printemps, j’ai accepté deux voyages qui nécessitaient de conduire hors de l’État, l’un immédiatement après l’autre. J’ai donné mon accord plusieurs mois à l’avance, en me disant que ce serait dans très longtemps. Mais le moment finit toujours par arriver.
J’ai une mauvaise habitude, surtout quand quelque chose est prévu au début du mois. Je peux avoir une réunion inscrite au calendrier pour le 1er octobre, et nous pouvons déjà être le 30 septembre. Quelqu’un me demandera : « Vous avez préparé cette réunion ? » « Non, elle est en octobre. C’est encore loin ! »
Certains d’entre nous doivent partir le mois prochain en voyage missionnaire en Alaska. Il y a deux semaines, ma femme m’a demandé : « Vous avez acheté vos billets d’avion ? » J’ai répondu : « Non, nous y travaillons encore. » Elle m’a dit : « Tu sais que vous partez dans X jours, n’est-ce pas ? » Non, c’est en octobre ! Et pourtant, effectivement, le départ n’était plus qu’à quelques jours.
Ce que je veux vous dire, c’est qu’il peut être dangereux de penser que les choses qui semblent lointaines le resteront toujours, comme si le temps n’allait jamais nous rattraper. Beaucoup de gens considèrent le jugement de Dieu de la même façon. Alors que nous poursuivons notre étude de Luc 17, Jésus évoque le fait qu’il y a toujours eu, et qu’il y aura toujours, des gens qui parlent du jugement de Dieu en disant : « Oh non, c’est pour dans des centaines d’années. C’est pour dans des milliers d’années. » Même au moment où le jugement arrivait, ils disaient encore : « Non, c’est encore très, très loin. »
L’avertissement de Jésus concernant le jugement
Nous allons examiner ce que Jésus dit à ce sujet dans Luc 17, afin d’apprendre à adapter notre vie en conséquence. Nous commençons au verset 20 et lisons jusqu’au verset 37. Luc rapporte cette conversation de Jésus :
Les pharisiens lui demandèrent quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à attirer les regards. On ne dira pas : Le voici ici ! ou : Il est là ! En effet, voici que le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir l’un des jours du Fils de l’homme, mais vous ne le verrez pas. On vous dira : Il est là ! ou : Il est ici ! N’y allez pas, ne courez pas après eux. En effet, comme l’éclair, lorsqu’il brille à une extrémité du ciel, illumine jusqu’à l’autre, ainsi sera le Fils de l’homme en son jour. Mais il faut d’abord qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. » « Ce qui est arrivé à l’époque de Noé arrivera aussi aux jours du Fils de l’homme : les gens mangeaient, buvaient, se mariaient et donnaient leurs enfants en mariage, jusqu’au jour où Noé est entré dans l’arche. Alors le déluge est venu et les a tous fait périr. Il en a été de même à l’époque de Lot : les gens mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient et construisaient. Mais le jour où Lot est sorti de Sodome, une pluie de feu et de soufre est tombée du ciel et les a tous fait périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme sera révélé. » « Ce jour-là, que celui qui sera sur le toit et dont les biens seront dans la maison ne descende pas pour les emporter ; de même, que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière. Souvenez-vous de la femme de Lot. Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie la conservera. Je vous le dis, cette nuit-là, deux personnes seront dans un même lit : l’une sera prise et l’autre laissée. Deux femmes moudront ensemble : l’une sera prise et l’autre laissée. Deux hommes seront dans un champ : l’un sera pris et l’autre laissé. » Ils lui demandèrent : « Où, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi les vautours se rassembleront. »
C’est un passage de l’Écriture qui donne à réfléchir. Si vous êtes parmi nous pour la première fois, vous vous demandez peut-être : « Mais où suis-je donc tombé ? Ils parlent de la fin des temps ! » Croyez-moi, ce n’était pas prévu dans mon programme. C’était prévu dans celui du Seigneur ; nous étudions simplement l’Évangile de Luc, et nous en sommes arrivés à ce passage.
Je vais vous dire, cela ne m’arrangeait vraiment pas. Pendant l’été, alors que je prêchais sur notre envoi pour la cause de l’Évangile, j’ai donné un message sur la grande foule dans l’Apocalypse. J’en suis ressorti en prenant conscience de tout ce que je ne comprends pas encore au sujet de la fin des temps, et je ne vais pas faire semblant de le comprendre devant vous, surtout en ce qui concerne la chronologie.
J’essaie donc, quand j’ai le temps d’étudier la question en profondeur, de comprendre ce que la Bible enseigne réellement à ce sujet. Est-ce que je crois ce que je crois parce que c’est ce que dit la Bible, ou simplement parce que c’est ce qu’on m’a enseigné pendant mon enfance ? Je m’efforce d’étudier tout cela, et voilà que nous arrivons à Luc 17, où Jésus parle de son retour. Je me suis dit : « Eh bien, merci Seigneur, parce que je n’ai toujours pas compris la chronologie de tout cela ! »
Mais l’objectif de ce passage n’est pas de préciser la chronologie. Il ne s’agit pas de savoir dans quel ordre se dérouleront tous les événements de la fin des temps. Ce texte peut nous donner certains indices sur leur déroulement, lorsqu’on le rapproche d’autres passages de Matthieu, de l’Apocalypse, de Daniel, des lettres aux Thessaloniciens et d’autres encore. Mais Jésus ne cherche pas à exposer aux disciples un programme détaillé en disant : « Voici la structure de la fin des temps. Voici comment tout va se passer. »
Jésus leur donne un avertissement. Il avertit Israël, puisqu’il parle devant les pharisiens et les chefs religieux. Il s’adresse aux disciples, mais il les avertit de ce qui arrivera à Israël. Et même si l’Église n’est pas Israël, nous pouvons tirer de ce passage des enseignements à appliquer à notre vie aujourd’hui, en vivant avec la certitude qu’un jour nous nous tiendrons tous devant le Seigneur.
Le royaume au milieu d’eux
Voilà donc comment nous voulons aborder ce texte aujourd’hui : non pas en spéculant sur l’ordre des événements, ni en nous inquiétant de savoir si nous serons présents à tel ou tel moment, mais en reconnaissant que chacun de nous a rendez-vous avec Dieu. Chacun de nous se tiendra devant lui. Toute personne ayant jamais vécu comparaîtra devant lui lorsqu’il siégera pour juger et examiner ce que nous avons fait, et particulièrement ce que nous avons fait de l’Évangile.
Encore une fois, Jésus parle aux disciples, mais de manière à être entendu par les chefs religieux d’Israël. Les disciples constituent son auditoire, mais c’est bien Israël qui est particulièrement visé par ce message. Les pharisiens commencent à lui poser des questions sur le royaume, et je pense qu’ils avaient bien compris le sens des enseignements que Jésus donnait depuis plusieurs chapitres.
Sans beaucoup de détours, Jésus souligne à plusieurs reprises que, puisqu’il est venu comme le Messie d’Israël et que son propre peuple le rejette, le royaume sera bientôt ouvert à des personnes comme les Samaritains et les non-Juifs. Les pharisiens estimaient que ce royaume leur était réservé, à eux seuls, aux gens qui avaient les bonnes origines familiales, faisaient, disaient et pensaient tout ce qu’il fallait, et appartenaient à leur groupe. Ils pensaient que le royaume était pour eux. Jésus leur montre au contraire que le royaume de Dieu est ouvert à tous ceux qui viennent à lui par la foi, à tous ceux qui se repentent et se tournent vers lui.
C’est pour cela que nous trouvons ces exemples de Samaritains et de non-Juifs. Le récit juste avant celui-ci parle du Samaritain atteint de la lèpre dont nous avons parlé la semaine dernière. Tous avaient crié vers Jésus pour être guéris, et tous avaient reçu la guérison, mais le Samaritain était le seul à être revenu vers Jésus. Jésus insiste donc sur cette idée sans beaucoup de subtilité.
Je suis certain que les pharisiens avaient compris qu’il parlait d’ouvrir les portes du royaume à d’autres qu’Israël. Ils cherchent donc à le prendre au piège en l’interrogeant sur le royaume : « Parle-nous davantage du royaume de Dieu. Quand viendra-t-il ? Comment cela va-t-il se passer ? » Et Jésus leur dit qu’ils n’auront pas besoin de chercher des signes ou des miracles. C’est ce dont il parle aux versets 20 et 21.
Il dit : « Le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Certaines traductions disent : « Le royaume de Dieu est en vous. » Mais le royaume de Dieu n’est pas à l’intérieur des pharisiens. Je ne dis pas que cette traduction est fausse, mais nous ne devons pas l’interpréter ainsi. Ces hommes étaient complètement perdus.
Dire que le royaume de Dieu est « en vous » ou « parmi vous » revient à employer des expressions très proches en grec. Jésus attire l’attention sur lui-même en disant, en quelque sorte : « Vous voulez savoir quand le royaume viendra et comment cela se passera. Le royaume est ici même. Le royaume se tient devant vous. » Puis il se tourne vers les disciples et leur parle davantage de ce qui arrivera à Israël dans l’avenir. Nous pouvons en tirer des principes qui nous aideront à vivre fidèlement dès maintenant.
Ne vous laissez pas tromper au sujet du retour de Jésus
La première chose que Jésus veut leur faire comprendre, et qu’il veut nous faire comprendre par extension, c’est ceci : ne vous laissez pas tromper au sujet du retour de Jésus. Nous retrouvons ce thème aux versets 22 à 25. Il les avertit qu’un temps viendra où ils désireront voir son jour. Ils aspireront à son retour : « Vous désirerez voir l’un des jours du Fils de l’homme, mais vous ne le verrez pas. »
C’est important pour eux, car ils ne comprennent pas encore qu’il va bientôt leur être enlevé. Ils ne comprennent pas encore la crucifixion, la résurrection et l’ascension. Ils ne comprennent pas tout cela. Très bientôt, ils connaîtront une période où ils désireront sincèrement qu’il revienne.
Mais Jésus regarde encore plus loin, vers un temps où nous observerons le monde autour de nous, constaterons son état et aspirerons à la présence de Jésus. Certains d’entre vous ont probablement déjà ressenti cela. Plusieurs d’entre nous l’ont ressenti. Nous regardons le monde et nous disons : « Viens, Seigneur Jésus. »
En disant cela, nous savons pourtant que Dieu accorde encore du temps dans sa grâce, parce qu’il ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous parviennent à la repentance. Jésus ne retarde pas son retour parce qu’il aurait négligé son travail ou parce qu’il laisserait les gens faire impunément ce qu’ils veulent. Il laisse encore une occasion de se repentir. Il veut que les gens se tournent vers lui.
Un temps viendra où les disciples de Jésus désireront ardemment voir son retour. Plus on est jeune, plus il est difficile de se l’imaginer. Je me souviens, il y a bien des années, d’avoir entendu des croyants plus âgés et le pasteur dire ce genre de choses, et je pensais : « Je n’ai pas envie que ces événements de la fin des temps arrivent. » Mais plus je vieillis, plus je vois l’état du monde, et plus l’idée qu’il se présente simplement et fasse ce qu’il doit faire me convient.
Mais il laisse encore du temps, davantage de temps pour que les gens se repentent. Jésus dit qu’un moment viendra où ils désireront son retour sans le voir. Au verset 23, il leur dit de ne pas suivre les récits sensationnels qui désignent de faux messies. Il en parle ailleurs, je crois dans Matthieu 24, lorsqu’il dit qu’un jour certains désigneront de faux enseignants et de faux christs en disant : « Oh, le voici ! Il revient ! »
Cela se produit encore aujourd’hui. Vous pouvez chercher sur Internet ; je crois qu’il existe même un article sur Wikipédia qui énumère des personnes ayant prétendu être Jésus. La liste de ceux qui ont affirmé être Jésus revenu une seconde fois est étonnamment longue, et des gens se sont laissé convaincre. Quelqu’un est arrivé avec un message, quelqu’un a prétendu accomplir des signes, en disant : « Me voici », ou : « Regardez là-bas, nous l’avons trouvé ! Regardez, il est là ! »
Jésus a dit de ne pas suivre de telles annonces. Si quelqu’un vous dit : « Hé, Jésus est revenu. Il faut que je vous le montre », comprenez bien que, lorsque Jésus reviendra, personne n’aura besoin de vous le montrer. Voilà ce qu’il veut faire comprendre. Quand Jésus sera revenu, tout le monde le saura. Ne courez donc pas après des récits sensationnels désignant de faux messies, et ne cherchez pas celui qui dit : « C’est moi. Je suis venu tout arranger. »
Son retour sera impossible à manquer
Au verset 24, Jésus nous dit que son retour ne sera pas caché. Ce ne sera pas un événement qui pourra passer inaperçu. Il utilise cette image : « Comme l’éclair, lorsqu’il brille à une extrémité du ciel, illumine jusqu’à l’autre, ainsi sera le Fils de l’homme en son jour. »
Ici, en Oklahoma, nous avons connu beaucoup d’orages. Peut-être pas dernièrement, mais je crois qu’on nous en annonce cette semaine, et j’attends avec impatience les averses qui devraient les accompagner. Nous avons connu des orages puissants, et vous avez vu comment l’éclair peut traverser tout le ciel et tout éclairer comme en plein jour. Quand ce genre d’éclair déploie sa puissance dans le ciel, impossible de ne pas le remarquer. Si vous êtes dehors, vous le voyez. Jésus dit que ce sera comme cela lors de son retour.
« Ainsi sera le Fils de l’homme en son jour. » Son retour sera impossible à manquer. Il sera manifeste aux yeux de tous, comme l’éclair qui traverse le ciel. Quelle leçon en tirer aujourd’hui ? Nous n’avons pas à rechercher quelque secret caché. Lorsque Jésus reviendra, cela sera évident.
Quiconque vous dit : « C’est moi », ou : « Je vous apporte un message de sa part », ou quelque chose de semblable, vous ment. Quand Jésus reviendra, cela sera évident. Mais au verset 25, il explique qu’avant que cela n’arrive, il doit encore aller à Jérusalem. Ce retour semblable à un éclair n’est pas la prochaine étape immédiate. Il doit encore aller à Jérusalem pour être rejeté et crucifié par son propre peuple. Il dit que cela doit arriver d’abord.
Il commence donc par ce thème : ne pas se laisser tromper. Ne vous laissez pas tromper au sujet du retour de Jésus, parce que nous n’avons pas besoin de déclarations sensationnelles. Nous n’avons pas besoin de connaissances secrètes. Nous n’avons pas besoin de faux enseignants pour nous annoncer que Christ est revenu. Certains groupes enseignent que Jésus serait revenu invisiblement en 1914, ce qui contredit directement l’enseignement selon lequel tout le monde le saura et le verra. Tous ceux qui seront là le verront. Ne vous laissez pas tromper au sujet de son retour. Quand il viendra, il ne sera pas nécessaire de découvrir qu’il est revenu.
Ne vous laissez pas distraire de la certitude du jugement
Jésus ne veut pas non plus que nous nous laissions distraire. Ne vous laissez pas distraire de la certitude du jugement de Dieu. Au verset 26, il parle de l’époque de Noé. Il énumère des choses qui se passaient alors que Noé proclamait la parole de Dieu et avertissait les gens du jugement à venir, en leur disant : « Hé, entrez dans l’arche. C’est tout ce que vous avez à faire. Entrez dans l’arche. »
Le Nouveau Testament appelle Noé un prédicateur de la justice. Dieu parle de ne plus lutter avec l’homme que pendant 120 ans. Pour nous, cela paraît long. Mais pour Dieu, ce ne sont que 120 ans, et il donne encore aux hommes l’occasion de se repentir. Pendant tout le temps où Noé construisait le bateau et prêchait la justice de Dieu, les gens continuaient à vivre comme si tout allait toujours bien se passer.
Ils continuaient à manger, à boire et à se marier. Jésus ne dit pas qu’il y a quoi que ce soit de mal dans ces activités, mais c’était là-dessus qu’ils concentraient leur attention. La vie ordinaire s’est poursuivie pendant toute l’époque de Noé jusqu’au jour — un jour bien précis — où le jugement est arrivé. Puis Jésus donne un autre exemple. En fait, quand on commence à chercher ce thème, on le retrouve partout dans l’Écriture : les gens poursuivent leur vie ordinaire malgré les avertissements de Dieu, jusqu’au jour où le jugement s’abat.
À l’époque de Lot, les gens se laissaient distraire en mangeant et en buvant. Ils achetaient, vendaient, plantaient et construisaient, jusqu’à ce jour précis où le jugement est tombé sur Sodome. Ils pensaient que ce jugement n’arriverait jamais, et pourtant il est arrivé. Ils ont été pris au dépourvu. Ils s’étaient laissé distraire.
Au verset 30, Jésus dit que la même distraction spirituelle caractérisera les jours du Fils de l’homme, la période précédant son retour. Je vais jouer cartes sur table. Je crois que l’Église sera absente pendant au moins une partie de la tribulation précédant la seconde venue de Christ, peut-être même pendant toute cette période. J’essaie encore d’en comprendre la chronologie. Peut-être que nous nous trompons tous là-dessus, mais je crois que nous serons absents pendant au moins une partie de ce temps.
« Le pasteur a dit que nous ne serons absents que pendant une partie. » Ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit _au moins_, d’accord ? Il existe tout un éventail de possibilités que j’essaie encore de clarifier. Donc, lorsqu’il est question de son retour, je crois que nous serons déjà avec lui et que nous reviendrons avec lui à ce moment-là. Je sais que d’autres voient les choses autrement, et ce n’est pas un sujet sur lequel nous devons nous disputer. Je ne veux simplement pas que mes propos vous embrouillent davantage que nécessaire.
Il y aura une distraction spirituelle pendant les jours du Fils de l’homme. Si je vous ai expliqué tout cela, c’est parce que j’ai vraiment eu du mal à comprendre comment les gens pourraient être à ce point distraits pendant la période précédant la seconde venue de Christ. Quand on compare ce passage à des paroles semblables de Jésus dans Matthieu 24, il situe ces événements après la tribulation. Quand on lit ce que dit l’Apocalypse sur la tribulation et tout le chaos qui déferlera alors sur la terre, on se demande : comment les gens pourront-ils continuer leur vie ordinaire au milieu de tout cela ?
Le danger de trouver une nouvelle normalité
Je pense que nous ne devons pas sous-estimer la capacité humaine à ignorer ce que Dieu fait et à chercher une certaine normalité. Nous savons très bien nous adapter aux circonstances et trouver une forme de normalité. Cela ne nous plaît pas toujours, nous pouvons nous en plaindre, mais nous savons très bien le faire. Pensez à 2020. Pensez à toutes les choses que nous avons dû faire sans en avoir envie, et que certains d’entre nous n’ont pas faites systématiquement. Mais voyez ce qui est devenu « normal ». Il faudrait faire le signe des guillemets avec les doigts en disant _normal_.
Nous avons une grande capacité d’adaptation, nous savons retrouver un semblant de normalité, trouver un certain confort dans nos circonstances et poursuivre notre vie. Je pense que c’est aussi ce qui se produira pendant la tribulation. L’humanité regardera le chaos qui engloutit le monde et se dira : « Nous avons encore de quoi manger. Nous avons encore un endroit où aller le soir. » Les gens chercheront une vie normale partout où ils pourront en trouver une, alors même que tout cela constituera le jugement de Dieu.
Ils auront été avertis du grand jugement qui viendra au retour de Jésus. Pourtant, les préoccupations de cette vie les absorberont entièrement jusqu’à l’arrivée de ce jour. Nous pouvons les regarder et dire : « Quelle honte ! Traverser la tribulation sans même prêter attention à ce que Dieu fait ! » Mais il y a aussi là un avertissement pour nous.
Même si, comme moi, vous ne croyez pas que les croyants en Christ seront encore sur terre à ce moment-là, cela ne veut pas dire que nous sommes incapables d’agir ainsi dès maintenant. Cela ne veut pas dire que nous sommes à l’abri de cette tendance. Le problème, c’est que notre nature nous pousse à rechercher la normalité. Nous savons que, quelque part dans un avenir lointain, Dieu fera quelque chose. Nous savons que, quelque part dans un avenir lointain, nous nous tiendrons devant Dieu, mais cela nous paraît tellement éloigné. Alors nous recherchons la normalité aujourd’hui.
Regardez ce que Jésus énumère. Nous savons que les gens de l’époque de Noé ont été détruits à cause du péché. Nous savons que les habitants de Sodome ont été détruits à cause du péché, et non simplement pour avoir manqué d’hospitalité. Nous savons que le péché a entraîné leur destruction. Mais les choses dont Jésus parle ici ne sont pas, en elles-mêmes, particulièrement mauvaises ou rebelles. Ce sont des activités banales, ordinaires, que nous pratiquons tous au cours de notre vie.
Aucune de ces choses n’est mauvaise : manger, boire, se marier, construire, planter. Le problème, c’est que même la vie ordinaire peut capter notre attention. Elle peut nous absorber à un point tel que nous ne remarquons plus ce que Dieu fait tout autour de nous. Parfois, si nous ignorons ce que Dieu fait, ce n’est pas parce que nous sommes trop occupés à pécher. Nous pouvons être simplement trop occupés à vivre notre vie pour penser à ce que Dieu fait.
Il est possible d’être tellement distraits par des choses légitimes de cette terre, par des préoccupations légitimes, que nous perdions de vue les réalités éternelles. Encore une fois, même si cet avertissement s’adresse particulièrement à Israël, nous pouvons en retenir ce principe. Nous devons dès maintenant veiller à ne pas nous laisser distraire de la certitude du jugement de Dieu, de la certitude que nous aurons à lui rendre compte.
Ne vous laissez pas ramener vers ce monde
Nous arrivons maintenant au verset 31 et à cette dernière partie. Elle nous enseigne ceci : ne vous laissez pas ramener vers ce monde alors que le jugement de Dieu approche. Jésus donne deux avertissements sur ce qu’il ne faut pas faire au jour du jugement. Il dit que ces choses ne doivent pas se produire. Et il s’exprime précisément de cette manière ; il ne dit pas aux disciples : « Veillez à ne pas faire cela. »
Encore une fois, je crois que si vous marchez avec Jésus, si vous lui appartenez, vous serez déjà auprès de lui. Mais il dit que certaines choses ne doivent pas arriver : ne retournez pas chercher vos biens. Ne revenez pas en arrière. C’est pourquoi il dit que si vous êtes sur le toit, vous ne devez pas redescendre dans la maison pour récupérer vos affaires. Fuyez, tout simplement. Si vous êtes dans le champ, ne retournez pas à la ville pour récupérer vos affaires. Fuyez, tout simplement.
Il donne un exemple à ne pas suivre : ne soyez pas comme la femme de Lot. Jusqu’à ce matin, je pensais que c’était peut-être le deuxième verset le plus court de toute l’Écriture : « Souvenez-vous de la femme de Lot. » Mais apparemment, « L’amour ne périt jamais » forme aussi un verset à lui seul. Je n’y avais pas pensé, alors les deux sont à égalité pour la deuxième place. Il y a peut-être d’autres versets de trois mots.
« Souvenez-vous de la femme de Lot. » Essayons ceci. Souvenez-vous de la femme de Lot. Que s’est-il passé ? Ils fuyaient la ville parce que le jugement de Dieu arrivait, et qu’a-t-elle fait ? Elle s’est retournée. Pourquoi s’est-elle retournée ? Elle ne voulait pas partir. Son cœur était resté là-bas, dans la ville.
Que s’est-il passé ? Elle a été changée en colonne de sel. Je crois que cela s’est littéralement produit. Je n’en comprends pas la science, mais le récit n’est pas écrit comme une fable morale. Il est écrit comme le récit d’un événement qui s’est réellement produit. Jésus dit donc : « Souvenez-vous de la femme de Lot. » Souvenez-vous d’elle afin de ne pas agir comme elle, ou, plus précisément, afin qu’Israël ne fasse pas la même chose.
Elle représente un exemple à ne pas suivre. Alors même qu’elle fuyait la ville pour trouver refuge, son cœur restait attaché à ce qu’elle cherchait à fuir. Lorsque le jugement est arrivé, son cœur appartenait encore au monde, et Jésus nous met en garde contre cette attitude. Le principe se trouve au verset 33 : « Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie la conservera. »
Je pense que Jésus parle de la vie telle qu’elle s’est poursuivie jusqu’alors. Tous ceux qui sont tellement préoccupés de conserver ce qui existait auparavant, qui veulent s’y accrocher de toutes leurs forces pour préserver leur vie pendant le jugement, perdront tout cela. Ils perdront tout. Mais celui qui perd sa vie la conservera.
Le jugement sera soudain et certain
Aux versets 34 à 36, nous voyons que cette séparation sera soudaine et décisive. Je ne pense pas qu’il soit question de l’enlèvement de l’Église ici, puisque tout ce passage concerne le jugement. Jésus dit que deux personnes seront dans un lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux dans un champ : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.
Ce qu’il veut dire, c’est que le jugement arrivera avec une rapidité saisissante et frappera sans distinction apparente. Deux personnes peuvent se trouver côte à côte, mais au jour du jugement, Dieu fera la différence entre elles. Le verset 37 se termine par l’image du corps et des vautours. Je pense qu’ici Jésus renvoie au livre de Job et au livre des Proverbes.
Quelle que soit la signification que nous donnons aux différents éléments de cette déclaration — « Là où sera le corps, là aussi les vautours se rassembleront » —, le jugement ne manquera pas de trouver ce qui mérite d’être jugé. Dieu ne sera pas dans la confusion. Il ne sera ni distrait ni détourné de son dessein par ce qu’il trouvera dans ce monde. Jésus nous avertit de ne pas nous laisser ramener vers les choses de ce monde lorsque le jugement de Dieu approche.
Comme je l’ai dit plusieurs fois, vous et moi ne sommes peut-être pas les premiers destinataires de ces paroles de Jésus. Nous savons qu’il parle aux disciples. Nous savons qu’il parle des pharisiens qui se trouvent là, devant eux. Je maintiens que c’est à eux que cet avertissement s’adresse, alors que Dieu agit envers la nation d’Israël et ramènera finalement à lui un reste croyant.
Mais tout ce qui est rapporté dans l’Écriture, même si ce n’est pas directement écrit pour nous, s’y trouve pour une raison. Même si vous adoptez le cadre selon lequel nous ne serons pas ici pendant la tribulation, ou du moins pendant sa fin, nous pouvons quand même tirer des enseignements de ces principes aujourd’hui. Nous courons un même danger spirituel. Nous courons le même danger qu’eux, parce que notre nature humaine est la même.
Face au jugement de Dieu, les pharisiens s’accrochaient trop fortement au monde tel qu’ils le voulaient et le comprenaient. Nous avons la même tendance, la même capacité de nous accrocher au monde tel que nous le comprenons et tel que nous le voulons. Mais c’est à Jésus que nous devrions vraiment nous accrocher. Jésus est notre seul refuge face à ce monde. Jésus est notre seul refuge lorsque Dieu viendra juger ce monde.
Jésus est notre refuge face au jugement
Nous considérons le jugement comme quelque chose de dur, de totalement négatif. Mais nous ne le voyons pas ainsi lorsque c’est nous qui demandons justice. Quand nous voyons quelqu’un coupable d’un crime odieux, nous voulons que justice soit faite, n’est-ce pas ? Quand quelqu’un nous a fait du tort, nous voulons que justice soit faite. Le jugement de Dieu n’est pas une mauvaise chose. C’est parce que Dieu se soucie de notre état et de notre bien-être spirituels qu’il juge le péché et qu’il jugera le monde.
Mais Jésus nous avertit ici : « Ne vous laissez pas tromper. Ne vous laissez pas distraire. Ne vous laissez pas ramener en arrière. » Car même au milieu de ce message de jugement, il existe une issue. Il existe un refuge. Lorsque Jésus a dit que le royaume de Dieu était au milieu d’eux, il était lui-même là comme ce refuge, comme cette issue. Il est pour nous ce refuge et cette issue.
Lorsque nous mettons notre confiance en Christ comme notre Sauveur, le paiement qu’il a effectué pour le péché est porté à notre compte. Cela signifie que, lorsqu’il est allé à la croix, il n’avait commis aucun péché, puisqu’il est Dieu fait homme. Il n’avait aucun péché à lui, mais il a pris sur lui la responsabilité de mes péchés et celle des vôtres. Quand il a été cloué à cette croix, quand il a versé son sang et quand il est mort, il subissait le jugement de Dieu pour nos péchés à notre place.
Si vous mettez votre confiance en Christ, le prix de votre péché a déjà été payé. Cela ne veut pas dire que nous n’aurons pas de comptes à rendre, et, pour être tout à fait franc, je n’attends pas ce moment avec impatience. J’imagine qu’il y aura beaucoup de questions du genre : « Mais enfin, à quoi pensais-tu ? » Cela ne signifie pas que nous n’aurons pas à lui rendre compte, mais le prix de notre péché a déjà été payé. Jésus a déjà payé le prix.
Personne ne veut subir le jugement de Dieu. Jésus l’a déjà subi pour vous. Si le fait de parler du jugement provoque en vous de la peur ou de l’angoisse, sachez dès aujourd’hui que, tout en nous annonçant la réalité du jugement contre le péché, Dieu nous en a déjà donné le remède. Jésus a pris votre place.
Ce matin, la meilleure chose que vous puissiez faire — la seule chose que vous puissiez faire —, c’est de croire que Jésus a payé intégralement le prix de votre péché. Croyez qu’il est ressuscité trois jours plus tard pour le prouver. Demandez-lui ce pardon et attachez-vous à lui comme à votre seul espoir.